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Martin de la Soudière, le paysage comme expérience sensible

Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Martin de la Soudière en 1994, dans le film L'étrave et le baliveau (capture d'écran)


À travers l’œuvre et la vie de Martin de la Soudière, décédé le mois dernier, Isabelle Favre compose bien plus qu’un hommage : une traversée sensible du paysage comme expérience vécue, arpentée, écrite. De la Lozère aux lignes ferroviaires secondaires, des cahiers de terrain aux rigueurs de l’hiver, se dessine le portrait d’un ethnologue « intranquille », attentif aux lieux, aux saisons et aux êtres. Une invitation à entrer en paysage — par les mots, par les pas, par le plein vent.


Passe, oiseau, passe et enseigne-moi à passer

Le Gardeur de troupeaux 

Alberto Caeiro, alias Fernando Pessoa (1888-1935)



Un matin, Martin de la Soudière qui se trouvait alors à la campagne, me racontait au téléphone : « tout à l’heure, je regardais le joli verger, l'hectare de prairie qui est là, qui me tend les bras avec les arbres en fleur. Je me disais que, si j'étais un écolo, je verrais de la nature ; si j’étais un botaniste, je me concentrerais sur telle ou telle plante : "elle n’est pas à sa place, c'est bizarre, ici, c'est une zone calcaire". Le romantique percevrait les petits oiseaux, les fleurs… et compagnie. Et le paysan verrait un beau terrain : " ah là, c'est un peu broussailleux, il y a du travail ", et ainsi de suite. Je regarde ce paysage avec ma sensibilité, quelqu'un le percevrait différemment. Ce serait d'ailleurs amusant, on devrait l’organiser ensemble : devant un paysage, faire venir un agriculteur, un randonneur, un écolo et aussi quelqu'un de féru de littérature, sensible à la nature entre guillemets et à la campagne, et les interviewer : " ce paysage, qu'est-ce que vous pouvez en dire ? Qu'est-ce qu'il vous fait" »

 

Les années ont passé, ce projet ne s’est pas réalisé. Martin exprimait là deux de ses talents enchevêtrés : sa capacité de concevoir d’autres perceptions que la sienne, s’appuyant sur une connaissance précise, concrète avec le sens de l’observation qu’elle suppose et, tout autant, le désir d’écouter les motivations de chacun, les partager, en discuter : « notre rapport au paysage est tellement complexe que, mettre les différentes dimensions les unes à côté des autres, cela rend au paysage sa richesse ». Il reconnaissait ainsi la pluralité des « cultures paysagères » (1) à l’encontre de fâcheuses tendances, en 1991 et pour longtemps, à s’ignorer les unes les autres, isolées dans leur « interrogation, une inquiétude sur la notion même de paysage, à l'exacte jonction de la vie et de la forme » (2), de la forme en mouvement.


Pluralité de paysages, pluralité d’expressions et d’expériences.  En quête de cultures paysagères, Martin de la Soudière citait une définition du paysage par Augustin Berque (3), que j’élargis ainsi : expression et expérience sensibles du sens que nous donnons au milieu où nous vivons, aux lieux que nous traversons.


Entrer en paysage


Dans Arpenter le paysage, que nous avions chroniqué en mai 2021 (ICI), Martin de la Soudière enchevêtrait trois écheveaux de ces fils dont il se faisait le patient tisserand :


à savoir, la littérature, la géographie et mes expériences des paysages. J’ai essayé de les mélanger harmonieusement, de ne pas donner plus d’importance à l’une qu’à l’autre. Ces trois sources de perception des paysages, je ne les mets jamais dans le même sens. Tantôt, je commence par moi, tantôt, je passe par la littérature et tantôt, je passe par la géographie, cela pour casser une éventuelle monotonie, et pour montrer comment ces trois regards convergent.

  

Dans la diversité de ces expériences et expressions des sens du paysage, Martin de la Soudière suit les pas d’auteurs qui lui sont familiers pour tenter de comprendre comment ils sont

 

entrés en paysage, concrètement, physiquement, avec quels effets sur le corps, sur les sens, sur la vue. Quel sera l’effet qu’ils en garderont ensuite dans leur mémoire : sur leur imaginaire, sur leur œuvre ou sur la pratique qui en découlera ?


Parmi ces arpenteurs de paysage, Jean-Loup Trassard nous entraîne dans le bocage (4), Julien Gracq nous conduit sur grand chemin et petites routes. Nous suivons les pas de Philippe Jaccottet dans les collines de la Drôme, André Dhôtel nous invite à nous perdre dans la forêt (le paysage nous nourrit tout en nous égarant, dans la recherche de quelques champignons, maîtrise pacifique et discrète de la terre dans laquelle on est ancré). Nous flânons dans les confins avec Pierre Sansot, avant d’être surpris par le paysage sans lieu ni maître de Fernando Pessoa.

 

Arpenter le paysage, avec des poètes, des géographes, des montagnards : une enquête du dedans. Arpenter des livres, des souvenirs, mesurer les paysages de ligne en ligne, en les parcourant très lentement, pas à pas, à l’affût d’une surprise du « dehors », en tournant indéfiniment sur un territoire, un terroir, le livre à venir.

 

Arpenter, j’aime beaucoup ce vieux terme : chaîne d’arpentage, mesurer, tourner indéfiniment dans le même périmètre, territoire, terroir. Aller très lentement pas à pas, faire les cents pas. Certains auteurs sont plus arpenteurs que d’autres, certains sont plus marcheurs (5)


Entrer en paysage avec Martin de la Soudière, c’est marcher, tâtonner, retourner en arrière, essayer un sentier, un autre ; c’est aussi user de moyens de locomotion. L’âne apparaît sous les traits de Modestine, lors du voyage dans les Cévennes de Robert Louis Stevenson. L’automobile est là aussi : Julien Gracq parcourait les petites routes de France à bord de sa 2CV, « telle une compagne et non pas un simple moyen de locomotion, [Gracq étant] un des rares écrivains à revendiquer, explicitement et avec une telle vigueur l’usage de l’auto ». Plus soucieux d’usages écologiques, Martin de la Soudière avoue quant à lui son « amour immodéré́, incontrôlé́, presque une tendresse pour ces voies ferrées de seconde, voire de troisième catégorie, pour ces lignes de chemin de fer de campagne ou de montagne ». Nouvel enchevêtrement, avec ces Lignes secondaires, lignes de chemin de fer en voie de disparition qui lui permettaient de rejoindre ses terrains d’enquête (la Lozère et autres lieux du Massif central, le Haut Jura, …), et d’approcher leurs Paysages à petite vitesse.


Motifs et abécédaire


Pour se retrouver dans toutes ces traversées, il est utile d’avoir un « index des motifs, gestes et acteurs ». Il se compose de métiers : peintre, berger, climatologue, ethnologue, géographe, géologue, paysagiste, photographe ou autre topographe. Martin de la Soudière énonce aussi des verbes liés au mouvement : arpenter, escalader, flâner, marcher, se perdre.

 

Amour des mots et des noms propres ; les listes se transforment en abécédaire dans Par monts et par vaux, un titre qui dit le mouvement mais désigne aussi pour le géographe averti les formes du relief jurassien. Dans cet abécédaire, à G comme Géologie :

 

Avec la géologie, nous sommes toujours dans les « motifs ». La roche en effet les spécifie, leur conférant leur couleur, leur dimension, leur hauteur, leur aspect. Je ne suis donc pas hors sujet ! La géologie participe donc à part entière des motifs, les rend possibles. De la colline à la montagne, elle est la mère de tous les motifs.

 

Et de nous inviter à un petit tour de France qui se termine par


les paysages du granite, rond, du côté du féminin malgré le grain râpeux de sa surface : Bretagne, Limousin, Forez, Livradois, mont Lozère, Margeride, ces deux derniers massifs présentant en surface des chaos granitiques, dits aussi blocs erratiques, ronds. Ce sont ces « chaos » qui étaient proposés comme accroche touristique sur une affiche promotionnelle de ce département dans le métro parisien (sur un bon tiers de l’affiche, avec le slogan "À bientôt en Lozère. Naturellement", en mars 2022).

 

Cahiers de notes sur lieux et paysages


La Lozère. On la découvre 50 ans plus tôt, avec un tout jeune ethnologue dans son premier terrain, entre 1973 et 1978. Loin des touristes, avec les habitants que Martin de la Soudière nous rend présents par ses fines observations, notées sur un cahier, Le Cahier vert. Jour après jour, ces notations vont bien au-delà de l’enquête qui avait fait atterrir notre jeune chercheur (entre géographie, sociologie et ethnologie) un beau mois de mai : observations dans lesquelles il s’implique, s’attachant à exprimer sa propre sensibilité, hypersensibilité du chercheur qui se perçoit comme un intrus, en quête de sa juste place, du juste point de vue, lors de multiples séjours que l’on peut suivre pendant 5 ans.

 

Le livre imprimé sauvegarde sous nos yeux le temps d’écriture, ce que la main relatait de menus faits et gestes dans plusieurs villages d’une petite région (le Gévaudan), de rencontres le plus souvent improvisées (on peut les suivre sur les différentes cartes présentées au début du livre) : « une vie rurale, ce n'est pas que les racines et les traditions, c'est aussi le fruit du métissage, de la mobilité, du mélange…  C’est le climat, la cueillette, le rapport à la nature… ». Pour se représenter Martin sur le terrain, outre la lecture du Cahier vert, on peut l’écouter dans un road movie radiophonique, en 2012 sur France Culture (ICI).


Ce souci du détail de la vie des gens et des « devanciers »


Le Cahier vert est dédié à Marie-José et Pierre-Henry Chombart de Lauwe, rendant ainsi hommage à des devanciers (sur le plan professionnel et personnel - anciens résistants l’un et l’autre). Marie-José Chombart de Lauwe, née en 1923, désormais centenaire fut, entre autres, présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation). Elle encadrait le contrat de recherche dans lequel s’inscrivait le premier terrain de Martin de la Soudière en Lozère. Avec son mari Pierre-Henry, elle était engagée dans le renouveau de la sociologie, pour une ethnologie sociale. Ces figures de la recherche inspiraient certainement le « jeune ethnologue » qui plus tard les invoque, contre l’amnésie omniprésente, et leur succède. Un héritage de Pierre-Henri Chombart de Lauwe (6) :

 

 Je crois qu’il y a chez les ouvriers, ou chez les paysans – chez beaucoup de gens qui sont généralement objets de mépris – des possibilités de création et de réflexion que l’on ne soupçonne guère, que l’on ne sait pas découvrir et qui pourraient permettre de trouver des voies nouvelles pour un changement de société.

 

Moins connues, Martin de la Soudière a également conduit des recherches sur le passé, avec d’autres « devanciers » loin des chemins de la gloire, sur les hautes terres du Massif central. Dans Le col de l’oubli, il retrace la vie d’un immigré espagnol devenu instituteur itinérant, « colporteur de savoir » dans un monde sans livres ou presque. Jours de guerre au village. 1939-1950 : années noires, années vertes en Auvergne entremêle, dans leurs lieux, témoignages des maquis d’Auvergne et souvenirs de la bête du Gévaudan, deux siècles auparavant (ICI).


Avec un film Traces, suivi d’un livre, Martin de la Soudière s’inscrit Sur les traces de Mario Ruspoli. Ce documentariste trop peu connu avait réalisé deux films en Lozère : Les Inconnus de la terre et Regard sur la folie (premier documentaire tourné à l’intérieur d’un hôpital psychiatrique, où se vivait une expérience hors normes). Sur les traces de Mario Ruspoli, ce sera celles des Inconnus de la Terre. En 1961, ce film allait à la rencontre des paysans (les Inconnus), filmés et enregistrés sobrement, en s’attardant sur le paysage, presque invisiblement travaillé, balayé par de longs travellings accompagnés d’un texte poétique. Dans ce film réalisé par Jean-Christophe Monferran en 2011 (ICI), Martin de la Soudière revient sur les lieux, sur les Traces encore sensibles chez ceux qui étaient présents. Quelle mémoire gardent-ils de ce film ? Quels souvenirs personnels, quels pans de leur parcours de vie fait-il émerger ? On retrouve des figures devenues familières à l’ethnologue qui fréquente depuis longtemps lieux et habitants. Il connaît ceux que les habitants ont en mémoire : l’instituteur itinérant du Col de l’oubli, le docteur Tosquelles, directeur de l'hôpital psychiatrique de Saint Alban filmé par Mario Ruspoli…


L’expérience du plein vent


Dans Arpenter le paysage, Martin de la Soudière se révèle lui aussi comme un devancier, en racontant son expérience d’enseignant à l’École nationale supérieure de paysage de Versailles. Sa présence s’imposait pour accompagner les voyages des étudiants, à la découverte du travail de terrain, ce qui doit aussi signifier "à la rencontre des habitants ». Une entrevue est organisée dans un village d’altitude sur le versant sud du mont Lozère. Récit. Campée dans son paysage granitique, cette habitante propose alors « son propre savoir-être-ici, racontant son usage de ces espaces pastoraux et de ces forêts. Elle montre combien "habiter" est partie prenante du territoire et du paysage. Cette indispensable expérience "de plein vent" est inconnue de « ceux qui n’affronteront jamais pluie ou neige, lassitude ou fatigue ». Cette indispensable expérience de plein vent, Martin de la Soudière veut la transmettre, la faire partager. Elle n’est pas que l’apanage de ceux qui ont enrichi leur métier en allant dehors, ailleurs : géographes, ethnologues, peintres, écrivains…

 

Le dehors, le plein vent, c’est aussi se livrer Au bonheur des saisons, voyage au pays de la météo, éditions Grasset, 1999 : « douze degrés, pluie fine ou temps de pain frais, embellies ou temps de Toussaint, chaque type de temps a ses charmes, ses humeurs et ses saveurs. »


Martin de la Soudière goûtait particulièrement la saveur des rigueurs de l’hiver. Il nous invite à les apprivoiser à vingt ans de distance, dans deux livres : L’hiver : à la recherche d’une morte saison ; Quartiers d’hiver ; ethnologie d’une saison.  L’hiver, la neige éveillaient son désir, son désir de curiosité aussi qu’il manifeste comme protagoniste d’un court métrage intitulé L’étrave et le baliveau : titre mystérieux qui s’éclaire avec l’étonnante incursion dans l’univers des déneigeurs en 1994, sur le plateau ardéchois parcouru avec les engins de déneigement : enquête sociologique qui demeure captivante 30 ans plus tard, où l’on retrouve Martin de la Soudière, au milieu de fascinants paysages.


En 1994, en Aveyron et Lozère, régions habituées à la neige, l'épaisseur exceptionnelle de la neige a surpris tout le monde et provoqué l'effondrement d'une quarantaine de bâtiments agricoles tuant les animaux qui s'y trouvaient « à l'abri ». Dans ce reportage de 1994, Martin de la Soudière nous guide le long des routes, dans la « burle », à travers les congères et nous livre quelques repères dans cet hiver très contemporain.

Entre terre et ciel


Ailleurs, chez nous, les intempéries, l’arrivée de la pluie, du brouillard, du vent, de la neige, viennent nous compliquer la vie. Ce que le chercheur nomme « Socio-climatologie et psycho-géographie – Février 1978 » (dans le Cahier vert), ce que nous apprécions comme temps calme, ou ce que nous percevons désormais comme changements climatiques, parfois violents, tout cela expose au plus juste notre présence entre terre et ciel (7), avec l’air que nous respirons « en pleine inconscience » de notre vie sur terre. Pour Martin de la Soudière, cette météosensibilité rejoignait étroitement « les questions que nous posent les paysages, et que nous nous posons, sur notre présence sur terre. Une question, des sensations : je me sens bien sur terre, je sens que je suis sur terre, je me sens dans un paysage. » 

 

Dans un bel hommage après sa mort, sur France Inter, Virginie Troussier, chroniqueuse et écrivaine de la montagne, nous disait :

 

Le sensible, c’est ce qui retentit en nous. Comment ne pas utiliser ce merveilleux outil pour penser ? Toujours est-il que, lorsqu’un écrivain meurt, il devient ses mots. C’est pour cela, peut-être, que le poète Philippe Jaccottet, disait : « Que ce serait beau de terminer une œuvre par le mot "torrent" ». Pour ma part, je n’avais pas lu le dernier livre de Martin de La Soudière, Par monts et par vaux, paru il y a trois ans. Alors j’ai couru en librairie. Je l’ai ouvert à la toute dernière page. J’ai traqué le dernier mot. Eh bien, ce dernier mot, à la fin du chapitre intitulé « Adieu aux paysages », c’est « vivre ».


Plus longuement, Martin de la Soudière écrivait :


Malgré les apparences, de motif en motif, l’homme est en réalité toujours présent dans ce livre, mais en filigrane. Plus que les paysages stricto sensu, les motifs choisis et présentés sont autant de lieux où vivre.

 

Isabelle Favre


NOTES

(1). Martin de La Soudière, « Paysage et altérité. En quête de "cultures paysagères" : réflexion méthodologique ». Études rurales, n° 121-124, 1991. De l'agricole au paysage. pp. 141-150

(2). Gilles Sautter « Le paysage comme connivence » in Hérodote, « Stratégies-Géographies-Idéologies », n°16, oct.- déc. 1978, pp. 40-67.

(3). “l'expression sensible de la relation d’un sujet, individuel ou collectif, à l'espace de la nature” : Augustin Berque, Le sauvage et l'artifice. Les Japonais devant la nature, Éditions Gallimard, 1986, p.154. 

(4). Voir sur les humanités, « "Jean-Loup Trassard et « l'usure du paysage », entretien inédit », publié le 23 janvier 2026 (ICI).

(5). Propos de Martin de la Soudière, lors de la présentation de son livre (librairie Descours - Cacodylate à Lyon, 1er juillet 2018)

(6). Pierre-Henri Chombart de Lauwe, Un anthropologue dans le siècle. Entretiens avec Thierry Paquot, Paris, Descartes et Cie, 1996

(7). Voir, dans Par monts et par vaux, le chapitre « Le marais entre terre et ciel » et, en écho, Tim Ingold, Paysages et paysactes, entre terre et ciel, livre à paraître aux éditions Éoliennes en mars-avril 2026.

Ouvrages cités

  • Arpenter le paysage : poètes, géographes, montagnards, [Anamosa,2019], Payot (poche), 2022.

  • Lignes secondaires, Créaphis, 2008.

  • Paysages à petite vitesse, Créaphis, 2024.

  • Par monts et par vaux, Anamosa, 2023 - coll. poche Anamosa, mai 2026

  • Le Cahier vert : journal d’un jeune ethnologue 1973-1978, CNRS, 2024 (Prix Louis Castex de l’Académie française en 2025 - Prix annuel, créé en 1969. Destiné « à l’auteur d’une œuvre littéraire qui permettra de mettre en lumière, outre la grande aventure de l’aviation, soit des souvenirs de voyages ou d’explorations d’une importance certaine et d’où serait absolument exclue toute affabulation romanesque, soit des découvertes dues à l’archéologie et à l’ethnologie ».)

  • Poétique du village. Rencontres en Margeride, Stock, 2010

  • Le col de l’oubli (illustrations d’Alain Freytet), Miroir Montvicq, 2017 – rééd. coll. Poche par Anamosa en mai 2026.

  • Jours de guerre au village. 1939-1950 : années noires, années vertes en Auvergne, éd. du Roure, 2011

  • Sur les traces de Mario Ruspoli, En Lozère. Retour sur Les Inconnus de la terre, Crisnée, Yellow Now « Côté cinéma », 2013.

  • Au bonheur des saisons, voyage au pays de la météo, éditions Grasset, 1999.

  • L’hiver : à la recherche d’une morte saison, Maison des Sciences de l’homme, 1995. 

  • Quartiers d’hiver, ethnologie d’une saison, Créaphis, 2016.

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