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Poutinifiant : en Ukraine, la Russie dans ses basses œuvres. Chronique d'occupation



Une fonctionnaire de la commission électorale inspecte le passeport d'une personne venue voter lors de l'élection présidentielle russe, à Makiivka, dans la région de Donetsk contrôlée par la Russie, dans l'est de l'Ukraine, le vendredi 15 mars 2024. Photo Associated Press


Ce (dernier) jour d’élection-mascarade dans l’ex-pays des Soviets, l’opposition russe appelle à une opération "Midi contre Poutine".  Midi à Moscou, soit 10 h en France. Ces rassemblements devant des bureaux de vote ont bien évidemment été interdits par le Kremlin, plus fébrile qu’il n’en donne l’air, et qui voit dans ces manifestations annoncées des "actes illégaux en préparation contenant des signes d’activités extrémistes".

Dessin de presse de Deligne paru dans la presse quotidienne régionale, notamment dans Nice Matin, le 16 mars 2024.


Ce dimanche 17 mars 2024 marque aussi le premier anniversaire de l'émission par la Cour pénale internationale de La Haye d'un mandat d'arrêt à l'encontre de Vladimir Poutine et de Maria Lvova-Belova, médiatrice russe pour les droits de l'enfant, soupçonnés d'avoir déporté illégalement des enfants ukrainiens. Pour rappel, les humanités ont été le premier média, en France et pas seulement, à révéler ce crime de guerre et à documenter le rôle de Maria Lvova-Belova ( depuis le 15 avril 2022, une quinzaine de publications recensées par pourlukraine.com, ICI ).


Un an plus tard, alors que Vladimir Poutine sera "réélu" président de la Fédération de Russie (à moins de 130 % des suffrages exprimés, on pourra considérer cela comme un désaveu !) et que la Russie s’apprête à célébrer, demain, le dixième anniversaire de l’annexion de la Crimée, nous publions une enquête d’Associated Press sur les basses œuvres de la Russie dans les territoires qu’elle occupe en Ukraine. Edifiant, terrifiant ; en un mot, poutinifiant


Pour grandir, ou simplement continuer, les humanités, média alter-actif et engageant, ont besoin de vous.

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KYIV, Ukraine (Associated Press) - Lui et ses parents étaient parmi les derniers dans leur village à prendre un passeport russe, mais la pression devenait insupportable. Après avoir été battu pour la troisième fois par les soldats russes qui occupent la région de Kherson, en Ukraine, Vyacheslav Ryabkov a cédé. Les soldats lui ont cassé deux côtes, mais sur la photo de son passeport, prise en septembre 2023, son visage est intact.


Cela n'a pas suffi. En décembre, ils ont attrapé Vyacheslav alors qu'il rentrait du travail. L'un d'eux a alors abattu la crosse de son fusil sur son visage, lui brisant l'arête du nez. "Pourquoi ne te bats-tu pas pour nous ? Tu as déjà un passeport russe", lui ont-ils demandé. Le passage à tabac s'est poursuivi et l'homme de 42 ans est tombé inconscient. L'un des soldats a déclaré : "Finissons-en". Un ami a couru chercher la mère de Vyacheslav ...



Vyacheslav Ryabkov, 42 ans, personne déplacée de Kozachi Laheri dans la région de Kherson, photographié à Kolomyya, en Ukraine,

le 13 février 2024. Photo Vasilisa Stepanenko / Asociated Press


Serment d'allégeance à la puissance hostile


La Russie a réussi à imposer ses passeports à la quasi-totalité de la population de l'Ukraine occupée en rendant impossible la vie sans cela, contraignant des centaines de milliers de personnes à obtenir la citoyenneté avant les élections que Vladimir Poutine s'est assuré de gagner. Mais en acceptant un passeport, les hommes vivant en territoire occupé peuvent être enrôlés pour combattre l'armée ukrainienne qui tente de les libérer.


Un passeport russe est nécessaire pour prouver la propriété d'un bien et conserver l'accès aux soins de santé et aux revenus de la retraite. Un refus peut entraîner la perte de la garde des enfants, la prison, voire pire. Une nouvelle loi russe stipule que toute personne vivant dans les territoires occupés et n'ayant pas de passeport russe au 1er juillet est passible d'une peine d'emprisonnement en tant que "citoyen étranger". Mais la Russie offre également des incitations : une allocation pour quitter les territoires occupés et s'installer en Russie, une aide humanitaire, des pensions pour les retraités et de l'argent pour les parents de nouveaux-nés - avec des certificats de naissance russes.


Selon le médiateur ukrainien pour les droits de l'homme, Dmytro Lubinets, "près de 100 % [...] de l'ensemble de la population qui vit encore dans les territoires temporairement occupés de l'Ukraine" possède désormais un passeport russe. En vertu du droit international, il est pourtant interdit de forcer des personnes à "prêter serment d'allégeance à la puissance hostile". Mais lorsque les Ukrainiens demandent un passeport russe, ils doivent fournir des données biométriques et des informations sur leur téléphone portable et prêter serment de loyauté.


"Les habitants des territoires occupés sont les premiers soldats à se battre contre l'Ukraine", déclare Kateryna Rashevska, une avocate qui a aidé l'Ukraine à porter plainte contre Poutine devant la Cour pénale internationale pour crimes de guerre. "Pour eux, il est logique de ne pas gaspiller les Russes, mais d'utiliser les Ukrainiens".


L'arme du passeport


La combinaison de la force et de l'incitation en ce qui concerne les passeports russes remonte à l'annexion de la Crimée en 2014. La citoyenneté russe a été automatiquement accordée aux résidents permanents de Crimée et toute personne refusant de s'y soumettre a perdu ses droits à l'emploi, aux soins de santé et à la propriété. Neuf mois après le début de l'occupation russe de la péninsule, 1,5 million de passeports russes y avaient été délivrés, selon les statistiques publiées par le gouvernement russe en 2015. Mais les Ukrainiens affirment qu'il était encore possible de fonctionner sans passeport pendant des années.


À partir de mai 2022, la Russie a adopté une série de lois visant à faciliter l'obtention de passeports pour les Ukrainiens, principalement en supprimant les conditions habituelles de résidence et de revenu. En avril 2023, la punition est arrivée : toute personne vivant dans les territoires occupés et n'acceptant pas la citoyenneté russe sera considérée comme apatride et devra s'enregistrer auprès du ministère russe de l'intérieur. Les autorités russes ont menacé de refuser l'accès aux soins médicaux à ceux qui n'ont pas de passeport russe, et ont déclaré qu'un passeport était nécessaire pour prouver la propriété d'un bien. Des centaines de propriétés jugées "abandonnées" ont été saisies par le gouvernement russe. Le gouvernement russe a saisi au moins 1.785 maisons et entreprises dans les seules régions de Donetsk et de Zaporijjia.


"Vous pouvez le voir dans les tampons des passeports : si quelqu'un a obtenu son passeport en août 2022 ou avant, il est très certainement pro-russe. Si un passeport a été délivré après cette date, il a très certainement été forcé", explique Oleksandr Rozum, un avocat qui a quitté la ville occupée de Berdyansk et qui s'occupe désormais de la zone grise bureaucratique pour les Ukrainiens sous occupation qui lui demandent de l'aide, notamment en ce qui concerne les registres de propriété, les actes de naissance et de décès et les divorces. La situation varie selon les caprices des fonctionnaires russes en charge d'une zone particulière, d'après des entretiens avec des Ukrainiens et un aperçu des comptes Telegram créés par les fonctionnaires de l'occupation.


Dans une interview récente, Evgeniy Balitsky, le gouverneur de Zaporijjia installé par Moscou, déclare que toute personne s'opposant à l'occupation est susceptible d'être expulsée. "Nous avons compris qu'il était impossible de convaincre ces personnes et qu'il faudrait les traiter encore plus durement à l'avenir", a-t-il ajouté. Evgeniy Balitsky a ensuite fait allusion à "certaines décisions extrêmement sévères dont je ne parlerai pas".


Même les enfants sont contraints de prendre un passeport russe


Un décret signé par Vladimir Poutine le 4 janvier dernier permet d'accélérer l'obtention de la citoyenneté pour les orphelins ukrainiens et les personnes "sans soins parentaux", ce qui inclut les enfants dont les parents ont été détenus dans les territoires occupés. Selon le gouvernement ukrainien, près de 20.000 enfants ukrainiens ont disparu en Russie ou dans les territoires occupés par la Russie, où ils peuvent recevoir des passeports et être adoptés en tant que citoyens russes (1). "Il s'agit de l'éradication de leur identité", dénonce Kateryna Rashevska, l'avocate impliquée dans le dossier des crimes de guerre.


Natalia Zhyvohliad, une mère de neuf enfants originaire de la banlieue de Berdyansk, avait une bonne idée de ce qui attendait ses enfants si elle restait. Elle explique qu'environ la moitié des 3.500 habitants de sa ville sont partis peu après vers les terres tenues par les Ukrainiens, certains volontairement et d'autres déportés à travers les lignes de front, sur une distance de 40 kilomètres. D'autres ont accueilli favorablement l'occupation : sa filleule s'est empressée de prendre la nationalité russe, tout comme certains de ses voisins.


Mais elle dit que beaucoup de gens sont comme elle - ceux que les Russes appellent par dérision les "attentistes" : ceux qui attendent la libération de l'Ukraine. Elle a gardé ses plus jeunes enfants, âgés de 7 à 18 ans, à la maison et a fait de son mieux pour leur enseigner l'ukrainien. Mais quelqu'un a vendu la mèche et elle a été obligée de les envoyer à l'école russe. À toute heure, dit-elle, des soldats frappaient à sa porte et lui demandaient pourquoi elle n'avait pas encore de passeport. Une amie a cédé parce qu'elle avait besoin de médicaments pour une maladie chronique. Natalia Zhyvohliad a tenu bon pendant tout l'été, ne croyant pas vraiment aux menaces d'expulsion et d'envoi de sa progéniture dans un orphelinat en Russie...


Puis, à l'automne dernier, le directeur de l'école a forcé ses fils de 17 et 18 ans à s'inscrire à l'appel sous les drapeaux et leur a ordonné de demander un passeport dans l'intervalle. L'alternative, selon le directeur, était de s'expliquer auprès des services de sécurité intérieure russes. Selon un rapport de l'ONU, au moins 30 000 hommes de Crimée auront été enrôlés dans l'armée russe depuis l'annexion de la péninsule à la fin de l'année 2023. Le 25 février, les dirigeants ukrainiens de Crimée en exil ont ainsi déclaré que sur les 694 "soldats russes" morts lors des derniers combats, 525 étaient probablement des citoyens ukrainiens qui avaient obtenu des passeports russes depuis l'annexion de la Crimée. Pour Natalia Zhyvohliad, les risques encourus par ses garçons étaient évidents.


Les larmes aux yeux et les jambes tremblantes, elle s'est rendue au bureau des passeports. "J'ai gardé un drapeau ukrainien pendant l'occupation", dit-elle. "Comment pourrais-je demander cette vilaine chose ?" Elle espérait ne l'utiliser qu'une seule fois, au dernier poste de contrôle russe avant le passage en territoire ukrainien.

Lorsque Zhyvohliad a atteint ce que l'on appelle le point de filtrage de Novoazovsk, les Russes l'ont séparée, ainsi que ses deux garçons les plus âgés, du reste des enfants. Ils ont dû signer un accord pour passer un test au détecteur de mensonges. Puis Zhyvohliad a été mise à l'écart, seule. Pendant 40 minutes, ils ont fouillé dans son téléphone, pris ses empreintes digitales et des photos et l'ont interrogée, mais ils l'ont finalement laissée passer. Les enfants l'attendaient de l'autre côté. Sa maison lui manque, mais elle ne regrette pas d'être partie. "J'ai attendu le dernier moment pour être libérée", confie-t-elle. "Mais le fait que mes enfants puissent être appelés sous les drapeaux a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase".



Natalia Zhyvohliad, une personne déplacée de Nova Petrivka dans la région de Zaporijjia en Ukraine, pose avec quelques-uns de ses enfants au centre d'hébergement pour personnes déplacées à Kyiv, vendredi 19 janvier 2024. Photo Evgeniy Maloletka / Associated Press.


Le chantage aux soins de santé


Souvent, la décision de vie ou de mort est plus immédiate. Les responsables de l'occupation russe ont déclaré qu'un jour viendra bientôt où seuls les détenteurs d'un passeport russe et de la très importante assurance maladie nationale pourront avoir accès aux soins. Pour certains, ce jour est déjà arrivé.


L'organisation internationale Physicians for Human Rights a recensé au moins 15 cas de personnes s'étant vu refuser des soins médicaux vitaux dans les territoires occupés entre février 2023 et août 2023 parce qu'elles n'avaient pas de passeport russe. Certains hôpitaux ont même mis en place un bureau des passeports afin d'accélérer le processus pour les patients désespérés. Un hôpital de l'oblast de Zaporijjia a reçu l'ordre de fermer ses portes parce que le personnel médical refusait d'accepter la citoyenneté russe.


Alexander Dudka, le chef du village de Lazurne, dans la région de Kherson, nommé par les Russes, a d'abord menacé de refuser l'aide humanitaire aux habitants n'ayant pas la citoyenneté russe. En août, il a ajouté les médicaments à la liste des choses auxquelles les "attentistes" n'auraient plus accès. Les habitants, a-t-il déclaré dans la vidéo diffusée sur le compte Telegram du village, "doivent respecter le pays qui assure leur sécurité et qui les aide maintenant à vivre".


Depuis le 1er janvier, toute personne ayant besoin de soins médicaux dans la région occupée doit prouver qu'elle bénéficie de l'assurance maladie nationale obligatoire, laquelle n'est accessible qu'aux citoyens russes. L'année dernière, "si vous n'aviez pas peur ou si vous n'étiez pas contraint, il y avait des endroits où vous pouviez encore obtenir des soins médicaux", déclare Uliana Poltavets, chercheuse au PHR. "Aujourd'hui, c'est impossible".


Dina Urich, qui organise les fuites des territoires occupés avec le groupe d'aide Helping to Leave, indique qu'environ 400 demandes sont reçues chaque mois, mais qu'ils n'ont l'argent et le personnel nécessaires que pour 40 évacuations. La priorité va à ceux qui ont besoin de soins médicaux urgents. Aux derniers points de contrôle, les soldats russes ont commencé à refouler les personnes dépourvues de passeports russes. "Des personnes meurent constamment en attendant d'être évacuées en raison du manque de soins de santé", déclare-t-elle : "Les gens resteront sur place, mourront, subiront des pressions psychologiques et physiques, c'est-à-dire que certains mourront simplement de torture et de persécution, tandis que d'autres vivront dans une peur constante."


Un début de nettoyage ethnique


En plus de transformer les Ukrainiens en Russes dans l'ensemble des territoires occupés, le gouvernement russe fait venir ses propres citoyens. Il offre des taux hypothécaires très bas à tous les Russes qui souhaitent s'y installer pour remplacer les médecins, les infirmières, les enseignants, les policiers et les employés municipaux ukrainiens qui ont disparu.


La moitié des habitants du village de Natalia Zhyvohliad sont partis, soit au début de la guerre, soit après avoir été déportés de l'autre côté de la ligne de front par les autorités d'occupation. La maison vide du directeur de l'école a été occupée par un remplaçant nommé par les Russes. La Russie a également proposé des "certificats de résidence" et une allocation de 100.000 roubles (environ 1.000 euros) aux Ukrainiens désireux d'accepter la citoyenneté et de vivre en Russie. Pour de nombreuses personnes fatiguées d'entendre les bruits quotidiens de la bataille et effrayées par ce que l'avenir pourrait leur réserver, cela semblait être une bonne option.


Cette situation s'inscrit dans la lignée des actions menées par la Russie après l'annexion de la Crimée : en peuplant les régions occupées avec des résidents russes, la Russie renforce de plus en plus son emprise sur les territoires dont elle s'est emparée par la force, dans le cadre de ce que de nombreux Ukrainiens décrivent comme un nettoyage ethnique. Le processus ne fait que s'accélérer. Après s'être emparée de la ville d'Adviivka le mois dernier, la Russie s'est empressée de délivrer des passeports en l'espace de quelques jours.


La ville voisine de Kherson, Oleshky, s'est pratiquement vidée après les inondations provoquées par la destruction du barrage de Kakhovka, en juin 2023. L'allocation de logement en Russie semblait fabuleuse comparée aux bombardements et à la montée des eaux, déclare Rima Yaremenko. Elle ne l'a pourtant pas acceptée, préférant traverser la Russie pour se rendre en Lettonie, puis en Pologne. Mais elle pense que les Russes ont profité de l'occasion pour chasser les "attentistes" d'Oleshky.


Vyacheslav Ryabkov dit qu'on lui a proposé une allocation de logement lorsqu'il a rempli son passeport, mais qu'il l'a refusée. Il connaît cependant beaucoup de gens qui ont accepté. Lorsque les soldats russes ont attrapé Vyacheslav dans la rue, en décembre dernier, tous les habitants de son village étaient partis ou avaient la nationalité russe. Lorsque sa mère est arrivée, il était à peine reconnaissable sous le sang et les fusils russes étaient braqués sur lui. Elle s'est jetée sur son corps. "Tirez sur lui à travers moi", les a-t-elle mis au défi. Ils n'ont pas pu se résoudre à tirer sur une femme âgée et elle a fini par le ramener à la maison. Ils ont commencé à se préparer à partir le lendemain.


Cela a pris du temps, mais ils ont réussi à sortir en utilisant les passeports russes. "Lorsque j'ai vu notre drapeau jaune et bleu, j'ai commencé à pleurer", raconte-t-il. "Je voulais brûler le passeport russe, le détruire, le piétiner".


Lori Hinnant, Vasilisa Stepanenko, Samya Kullab et Hanna Arhirova pour Associated Press.

Les journalistes d'AP Illia Novikov et Susie Blann ont contribué à ce reportage.


(1). Sur la base des chiffres publiés par la plateforme ukrainienne Children of war, on parlait jusqu'à présent d'environ 20.000 enfants ukrainiens déportés en Russie. Ce chiffre vient d'être réévalué par Nathaniel Raymond, chef d'enquête du Conflict Obersvatory (affilié à l'université de Yale) dans un entretien publié par le service russe de la BBC : "nous pouvons parler avec un degré élevé de confiance de 31 000 enfants déportés".


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Pour suivre :


Portail de la plateforme Midi contre Poutine (en russe) : https://poldenprotivputina.org/


Alors que Moscou s'apprête à célébrer, le 18 mars 2024, le dixième anniversaire du "jour de la réunification de la Crimée avec la Russie", un excellent reportage d'Anastasia Becchio sur RFI : ICI.


Rappel : ce dimanche 17 mars à 19 h, au Théâtre de l'Aquarium - Cartoucherie de Vincennes : RUSSIE, HORS D'UKRAINE !, rencontre organisée par Desk Russie. Entrée gratuite, sur inscription : https://www.helloasso.com/.../russie-hors-d-ukraine...




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Excellent article. Terrifiant dans ce qu'il expose et documente. Processus d'assimilation implacable, redoutable. Dépersonnaliser un individu à tout âge. Bébé, enfant, jeune homme, mère... Le niveau de sophistication psychologique est très élevé. Si un jour toute l'Ukraine était libérée en quelle état serait cette population détruite psychiquement ?

J'ai plusieurs attaches en Ukraine dont je ne sait plus rien depuis plusieurs années maintenant. Au fur et à mesure que les téléphones ne répondaient plus. Il faudrait aller sur place ce que nous nous étions promis de faire nous qui avions passé un mois à proximité de Tchernobyl en avril/mai 2006. La situation ne le permet pas. Impuissance. Sentiment d'abandonner. Honte aussi. Que faire d'ici ? Les Humanités fait le meilleu…

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