top of page
Naviguez dans
nos rubriques

Pimbêche et autres broutilles. Petite liste de «pourquoi donc ?»



Ils sont fous, ces Romains et autres benêts, et pas seulement. Mais pourquoi donc ? Et aussi : qui est donc Samuel Pruvot, à qui Emmanuel Macron a confié l’exclusivité d’entretiens à paraître juste avant le premier tour de l’élection présidentielle ?


Cet article vous est offert par les humanités, média alter-actif. Pour persévérer, explorer, aller voir plus loin, raconter, votre soutien est très précieux. Abonnements ou souscriptions ICI.


Pourquoi donc le patineur italien Daniel Grassl (photo en tête d'article), qui a terminé 7e de l’épreuve de patinage artistique des Jeux olympiques de Tokyo, tire-t-il une telle tronche ? Au moins, il est passé au contrôle anti-dopage ?



Pourquoi donc François Hollande a-t-il si benêt alors qu’il est photographié, en 2015 à New York, avec des danseuses du Moulin Rouge ? (Lire ICI)


Valérie Pécresse dans les locaux du magazine Elle. Photo Benoit Peverelli


Pourquoi donc Nicolas Sarkozy qualifie-t-il (en privé) de « pimbêche » Valérie Pécresse, la « candidate inexistante » de la droite, qui, hier, a peu un peu de mal à "fendre l'armure" ? « C'est une grosse bosseuse, acharnée même, mais toujours scolaire. Très techno. Elle a de la quille, mais pas beaucoup de voilure », confie l’ex-président dans Le Figaro du 10 février.


Pourquoi donc, sur RMC-BFM, le 8 février dernier, Gérald Darmanin-de-jardin a-t-il cherché à humilier la journaliste Apolline de Malherbe ? Ainsi que l’écrit Nelly Garnier, conseillère (LR) de Paris et conseillère régionale d’Ile-de-France, dans une tribune parue dans Le Monde du 13-14 février, « Je n’ai pas vu un homme qui cherchait à charmer son interlocutrice. J’ai vu un homme qui semblait prendre plaisir à la rabaisser, à la déstabiliser, à asseoir son pouvoir en utilisant une technique classique : ramener les femmes à leur incapacité à gérer leurs émotions, à se contenir, à analyser sérieusement les faits. Souvenez-vous, en septembre 2020, alors qu’une enquête avait été rouverte contre lui, Gérald Darmanin faisait rire certains de ses collègues masculins en répondant d’un ton badin à la sénatrice Marie-Pierre de la Gontrie à l’occasion d’une discussion sur les camps de migrants : « Je me ferais un plaisir de passer une soirée, une nuit, une journée avec madame la sénatrice… à Calais, à la rencontre des habitants. » Même sourire satisfait. C’est l’homme en toute puissance qui, même ou plutôt justement sur le sujet où il se sait scruté, ose tout. Mais pourquoi n’oserait-il pas tout alors qu’il a été constamment protégé au plus haut niveau de l’Etat ? A deux reprises, Gérald Darmanin a été accusé d’avoir profité de sa position dominante d’élu pour obtenir des faveurs sexuelles. Par deux fois, il a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec des femmes. Ces dernières affirmaient être en situation de fragilité et venaient lui demander de l’aide. (…) en vérité, de quoi Gérald Darmanin est-il le nom ? Il est le nom d’un système qui se tient, où des éditorialistes, politiques et amis, qui savent qu’ils ont les mêmes comportements, ne voudraient pas créer une jurisprudence qui se retournerait contre eux. Il est le nom de la lâcheté d’hommes et de femmes irréprochables personnellement, qui considèrent que Gérald Darmanin est trop utile pour eux électoralement pour venir questionner sa place dans un gouvernement qui se dit progressiste. Il est le nom du cynisme qui pense qu’un rapport aux femmes posant question ne fait pas bouger d’un point les sondages. Il est le nom de l’indifférence, qui ignore toutes les voix qui s’élèvent depuis plusieurs années maintenant pour dire que cette situation est insupportable. Plus directement, il faut le dire : après cinq ans de libération de la parole des victimes, alors que la lutte contre les violences faites aux femmes a été instituée grande cause du quinquennat, il est tout simplement une offense, pour reprendre le mot si juste d’Apolline de Malherbe, à l’égard de toutes les femmes. »

Samuel Pruvot, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Famille chrétienne


Pourquoi donc Emmanuel Macron a-t-il confié à Samuel Pruvot le soin de réserver la primeur de ses entretiens, à paraître le 10 mars aux éditions du Cerf sous le titre Conversations avec le Président -Sur les Dieux, la France et la République. Samuel Pruvot est rédacteur en chef du très conservateur magazine hebdomadaire Famille chrétienne. Aux dernières nouvelles, perché sur une caisse, Samuel Pruvot interpelle chaque mois les passants pour leur annoncer que Dieu les aime, avec la communauté Aïn Karem (nom provient du village d'Ein Kerem en Israël, lieu supposé de la visitation de la Vierge Marie à sa cousine Élisabeth). Il appelle cela « évangélisation de rue ». Ainsi, comme le rapporte son propre journal (29 septembre 2021), « Je lui ai dit "Jésus" et elle a fondu en larmes ». A-t-il fait de même avec Jupiter ?


Pourquoi donc Le Monde, édition du papier du 12 février, titre-t-il « Djakarta renfocre son partenariat militaire et stratégique avec Paris », alors que dans l’édition numérique, le titre du même article est quasiment inversé : « La vente d’avions Rafale replace l’Indonésie au cœur de la stratégie française en Indo-Pacifique » ? Article au demeurant instructif, où l’on apprend aussi que « si la France exporte des équipements militaires à l’Indonésie depuis une dizaine d’années – des hélicoptères, des navires et des radars, notamment –, la signature d’un accord de défense entre Paris et Djakarta remonte seulement à juin 2021. Avec cette vente, négociée dans la plus grande discrétion depuis l’été, l’Indonésie devient le deuxième client de la France en Asie du Sud-Est derrière Singapour. Cet accord est d’importance dans une région où cet immense archipel contrôle plusieurs détroits clé pour le commerce mondial. » On y apprend aussi que la France d’Emmanuel Macron mène pour cela des négociations avec le ministre indonésien de la Défense, Prabowo Subianto, dont le fils vit à Paris : « longtemps interdit d’entrée aux Etats-Unis en raison de son rôle dans la répression du mouvement démocrate qui avait mené à la démission de l’ancien dictateur Suharto en 1998, Prabowo Subianto est également soupçonné de crimes de guerre durant les années d’occupation indonésienne du Timor oriental. » On ne va quand même pas déranger une sieste de M. Le Drian pour si peu…


Pourquoi donc ce prêtre bénit-il les 44 nouvelles motos que ces soldats colombiens viennent de recevoir à Medellín, grâce à la coopération militaire française ?


Pourquoi donc la France d’Emmanuel Macron maintient une coopération politique et militaire avec la Colombie, dont le régime du président Ivan Duque est accusé par plusieurs éminentes ONG de multiples et nombreuses violations des droits de l’homme, ainsi que de complicité dans l’assassinat de centaines de leaders sociaux et indigènes ?

Pourquoi donc le ministre de la Défense, le déjà cité Jean-Yves Le Drian, refuse-t-il de répondre (« secret défense ») à certains représentants du peuple (députés) qui osent demander en quoi consiste cette « coopération militaire » ? Il est vrai qu’Ivan Duque et Emmanuel Macron sont sur la même ligne (jeu de mots facile), et que si on dit du mal de son « grand ami » Ivan Duque, Emmanuel Macron répond : « Touche pas à mon pote ».


Pourquoi donc l’Espagne et le Portugal sont-ils frappés par la sécheresse en plein hiver ?

« Je n’ai jamais vu ça ! », se désole Carlos Perdigao, 76 ans, qui vient régulièrement pêcher sur les rives du fleuve Zêzere, entouré de larges bandes de terre jaune craquelée en raison de la sécheresse qui frappe la péninsule ibérique cet hiver. Devant lui, les ruines de Vilar, ancien village de pierre englouti par le fleuve après la construction d’un grand barrage il y a près de 70 ans, ont émergé depuis quelques semaines et sont à nouveau visibles en raison du niveau très bas des eaux.

Cette situation inhabituelle a déjà amené le gouvernement portugais à prendre des mesures d’urgence. Dans un pays où près de 30 % de l’énergie consommée est d’origine hydraulique, les autorités ont été contraintes début février d’annoncer la suspension de la production hydroélectrique de cinq barrages pour « préserver les volumes nécessaires à l’approvisionnement public ».

De l’autre côté de la frontière, le ministre de l’Agriculture espagnol, Luis Planas, a fait part mercredi de sa « préoccupation » face à cette situation, assurant que le gouvernement prendrait « les mesures nécessaires en fonction de l’évolution de la situation ».

Les niveaux des réservoirs d’eau, dont l’apport est indispensable à l’agriculture, se situent actuellement à moins de 45 % de leur capacité en Espagne, d’après les autorités de ce pays, les régions les plus touchées étant l’Andalousie (sud) et la Catalogne (nord-est).

L’alternance entre les années de sécheresse et les années pluvieuses est normale dans le sud de l’Europe, mais « on observe un pourcentage d’années pluvieuses en baisse dernièrement », souligne Filipe Duarte Santos, chercheur à la faculté de Sciences de Lisbonne et spécialiste de l’environnement, qui pointe du doigt le réchauffement climatique.

Ces sécheresses sont « l’une des conséquences les plus graves du changement climatique », explique-t-il. D’après lui, « tant que l’on n’aura pas fortement réduit les émissions globales de gaz à effet de serre, le problème continuera de se poser ».

(Source : 20 minutes)


Pourquoi donc cet enfant est-il dans une bassine ? En Ethiopie, cette réfugiée somalienne pèse son enfant qui souffre de malnutrition. Treize millions de personnes au Kenya, en Somalie et en Éthiopie souffrent gravement de la faim alors que la Corne de l’Afrique connaît sa pire sécheresse depuis des décennies.


Jean-Marc Adolphe

Posts récents

Voir tout

Opmerkingen


bottom of page