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Sauver l'Ukraine, c'est nous sauver nous-mêmes


Les médias russes n'ont pas le droit de parler de "guerre". Le dernier média russe indépendant, Novaya Gazeta (Nobel de la Paix 2021) vient de cesser sa parution. Ici, il ne faut surtout pas dire que Vladimir Poutine est un "dictateur". Le temps qu'Emmanuel Macron appelle à nouveau le maître du Kremlin pour lui demander l'autorisation d'acheminer un convoi humanitaire à Marioupol, il ne restera plus que gravats et cadavres. Pratiquement, c'est déjà le cas. Aux initiatives citoyennes et associatives, alors, de prendre le relais ? A lire aussi, dans ce "fil Ukraine" du lundi 28 mars, la suite du "feuilleton Choïgou" (du nom du ministre russe de la Défense, disparu depuis le 11 mars) avec des informations sur l'usage de la "mallette nucléaire" russe.


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Dernière information du jour : au moins 5.000 personnes ont été tuées à Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine, depuis le début de l’invasion russe, a annoncé lundi à l’Agence France-Presse une conseillère de la présidence ukrainienne, en charge des couloirs humanitaires : « Environ 5 000 personnes ont été enterrées, mais les gens ne sont plus enterrés depuis dix jours à cause des bombardements continus », a déclaré Tetiana Lomakina, estimant qu’« au vu du nombre de personnes encore sous les décombres (…) il pourrait y avoir autour de 10.000 morts. »

Des cadavres sont placés dans une fosse commune à la périphérie de Marioupol, le mercredi 9 mars 2022. Photo Evgeniy Maloletka / AP

A Marioupol, alors que « la population se bat pour survivre, que « la situation humanitaire est catastrophique » et que « les forces armées russes sont en train de transformer la ville en poussière », comme l’a affirmé dans la nuit de dimanche à lundi le ministère ukrainien des affaires étrangères, Emmanuel Macron a dit, dimanche, qu’il parlerait au président russe Vladimir Poutine ce lundi ou mardi pour organiser une opération d’évacuation de la ville dans les prochains jours. Pour ramasser les gravats et les cadavres ?


Création d'un réseau européen de solidarité avec l'Ukraine


Face aux tergiversations de l'Union européenne pour venir en aide au peuple ukrainien, et ne pas froisser Vladimir Poutine dont il ne faut pas dire que c'est un "dictateur", une importante initiative citoyenne et associative est en train de prendre forme : la création d'un réseau européen de solidarité avec l'Ukraine.

Ses caractéristiques principales sont les suivantes :

*associer des forces ukrainiennes, russes, d'Europe centrale et orientale et d'Europe occidentale;

*privilégier des formes de solidarité directes comme des convois syndicaux destinés à envoyer une aide matérielle en Ukraine et permettant, au retour, de transporter des personnes qui quittent le pays

*être indépendant par rapport à toute politique étatique et de rejeter le "campisme" (le théorie suivant laquelle les ennemis de nos ennemis seraient à peu près nos amis, donc le régime de Poutine ne serait pas seul responsable de l'agression)

*s'engager aux côtés de la gauche et du syndicalisme tant en Ukraine qu'en Russie Une 60aine de personnes ont pris part à différentes téléconférences pour élaborer une plateforme qui a été adoptée par consensus. Ces personnes intervenaient en tant que représentants d'organisations ou à titre individuel.


Pour partager cette plateforme, adhérer (soit à titre individuel, soit au nom d'une organisation) : https://framaforms.org/membership-form-for-the-european-network-solidarity-with-ukraine-and-against-war-1647460588

Le texte de la plateforme est déjà disponible en ukrainien, anglais, français, russe, néerlandais, polonais et espagnol.


Les humanités, qui adhèrent à cette plateforme, informeront dans les prochains jours sur ses développements.




Des rassemblements de soutien à l'Ukraine ont eu lieu presque partout dans le monde dimanche 27 mars.

Les gens sont descendus dans la rue en Irlande, en Allemagne, en Autriche, aux États-Unis, en Espagne, au Portugal, en Pologne, en Bulgarie, en Lettonie, en Grèce, en Suède et dans d'autres pays, mais très peu en France.

Rassemblement pour l'Ukraine, dans la soirée du dimanche 27 mars à Vienne (Autriche)


Une minute de silence lors des Oscars

Pendant la minute de silence lors de la cérémonie des Oscars. Photo Ruth Fremson/The New York Times


La cérémonie des Oscars, à Los Angeles, a interrompu ses célébrations dimanche soir pour une minute de silence en signe de soutien au peuple ukrainien, exhortant les téléspectateurs du monde entier à faire davantage pour aider l’Ukraine. Pendant cette minute de silence, les producteurs de la cérémonie ont affiché trois pancartes après la chanson Somehow You Do, de Diane Warren, extraite du film Four Good Days.

« Alors que le cinéma est un moyen important pour nous d'exprimer notre humanité en temps de conflit, la réalité est que des millions de familles en Ukraine ont besoin de nourriture, de soins médicaux, d'eau potable et de services d'urgence », lisait-on sur un des panneaux. « Nous vous demandons de soutenir l'Ukraine par tous les moyens dont vous disposez », pouvait-on lire sur le troisième écriteau.

La première allusion à la guerre pendant la cérémonie est venue lorsque Ben Proudfoot a accepté le trophée du meilleur court-métrage documentaire pour The Queen of Basketball, sur Luisa Harris, la première femme officiellement repêchée par la N.B.A. Il a cité la joueuse de la W.N.B.A. Brittney Griner, actuellement détenue en Russie : « Président Biden, ramenez Brittney Griner à la maison », a lancé Ben Proudfoot.

Mila Kunis, une actrice originaire de Chernivtsi, en Ukraine, a ensuite interprété Somehow You Do, extrait de Four Good Days, dans lequel joue, avant de déclarer : « Les récents événements mondiaux ont laissé beaucoup d'entre nous avec un sentiment d'impuissance. Pourtant, lorsque vous êtes témoin de la force et de la dignité de ceux qui font face à une telle dévastation, il est impossible de ne pas être ému par leur résilience. On ne peut s'empêcher d'être en admiration devant ceux qui trouvent la force de continuer à se battre malgré des ténèbres inimaginables. » Il y a une semaine, Mila Kunis et son mari, l'acteur Ashton Kutcher, avaient parlé par vidéoconférence avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui se trouvait à Kiev. (Zelensky voulait remercier le couple d'avoir collecté 35 millions de dollars dans une campagne GoFundMe pour les réfugiés ukrainiens et l'aide humanitaire).


Volodymyr Zelensky lors de son interview par quatre journalistes russes, ce dimanche 27 mars.


Volodymyr Zelensky interviewé par des journalistes russes


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accordé ce dimanche une interview Zoom de 90 minutes à quatre journalistes russes. Quelques heures plus tard, le Kremlin a informé les médias russes « de la nécessité de s'abstenir de diffuser cette interview ». Les journalistes basés hors de Russie l'ont quand même diffusée, mais ceux qui sont encore en Russie ne l'ont pas fait.

Dans l'interview, Volodymyr Zelensky a dénoncé le mépris du Kremlin pour les vies ukrainiennes et russes, au point, dit-il, que l'armée russe tarde à ramasser les corps de ses soldats tombés au combat « Ils ont d'abord refusé, puis ils nous ont proposé des sortes de sacs », a précisé M. Zelensky, décrivant les efforts de l'Ukraine pour remettre les corps des soldats russes : « Même quand un chien ou un chat meurt, les gens ne font pas ça ».

C’est la première fois depuis le début de la guerre que Zelensky a parlé longuement avec des journalistes russes, dans leur langue. Les quatre journalistes étaient Ivan Kolpakov, rédacteur en chef de Meduza, un site d'information en langue russe basé en Lettonie ; Vladimir Solovyov, reporter pour Kommersant, un quotidien basé à Moscou ; Mikhail Zygar, un journaliste russe indépendant qui a fui à Berlin après le début de la guerre ; et Tikhon Dzyadko, rédacteur en chef de la chaîne de télévision indépendante TV Rain, temporairement fermée, qui a quitté Moscou pour Tbilissi, en Géorgie.

Après avoir terminé l'interview, les journalistes l'ont d’abord publiée sur les réseaux sociaux. Quelques heures plus tard, le Roskomnadzor, l'autorité russe de régulation des télécommunications, a demandé aux médias russes de ne pas publier l'interview et les avertissant qu'une enquête avait été ouverte contre les journalistes concernés afin de « déterminer leur responsabilité ».


Novaya Gazeta, le journal indépendant dont le rédacteur en chef, Dmitri Muratov, a partagé le prix Nobel de la paix l'année dernière, a décidé de ne pas publier l'interview, même si Mikhail Zygar a posé une question au nom de Dmitri Muratov. Contrairement à de nombreux autres journalistes russes, Dmitri Muratov est resté en Russie et a continué à faire fonctionner son journal malgré la nouvelle loi, même si cela signifiait utiliser la terminologie du Kremlin en qualifiant la guerre d'"opération militaire spéciale". « Nous avons été contraints de ne pas publier cette interview », a-t-il déclaré lors d'un entretien téléphonique en précisant que son journal était basé en Russie et relevait de la législation russe : « C'est tout simplement de la censure ».

Kommersant, en début de journée lundi à Moscou, n'avait pas non plus publié l'interview sur son site web. Mais le site Meduza, ainsi que Tikhon Dzyadko et Mikhail Zygar, tous désormais basés hors de Russie, l'ont publiée, à la fois sous forme de texte et sur YouTube. Alors que le site web de Meduza est bloqué en Russie, YouTube reste accessible pour le moment. Les vidéos de l'interview ont été visionnées plus d'un million de fois quelques heures après leur publication, offrant aux Russes une image de la guerre très différente de celle qu'ils voient quotidiennement sur leurs écrans de télévision.



Photo : Dmitri Muratov dans les bureaux de Novaya Gazeta en octobre 2021


Fermeture de Novaya Gaceta, le dernier média libre indépendant en Russie.


Novaya Gazeta, le journal russe qui a contribué à définir le journalisme sans peur de l'ère post-soviétique et dont le rédacteur en chef a partagé le prix Nobel de la paix l'année dernière, a suspendu sa publication lundi, laissant la Russie sans aucun grand média critique à l'égard du Kremlin, qui mène une guerre en Ukraine. Le journal, dirigé par Dmitri Muratov, le rédacteur en chef lauréat du prix Nobel, a déclaré qu'il cesserait de publier sur papier et en ligne jusqu'à la fin des combats - ou ce qu'il a appelé, conformément à la nouvelle loi russe sur la censure en temps de guerre, "l'opération spéciale sur le territoire de l'Ukraine". Plus tôt dans la journée, le journal a reçu un deuxième avertissement de l'autorité russe de régulation des télécommunications qui menaçait de le fermer ou de lui retirer sa licence. « Nous avons continué à travailler jusqu'à la dernière seconde possible », a déclaré M. Muratov lors d'une interview téléphonique. « La salle de rédaction restera, nous n'allons nulle part, et nous allons réfléchir aux nouveaux produits que nous pouvons fabriquer et aux moyens de revenir vers notre public. »

Son journal, dont six journalistes ont été assassinés au cours de ses trois décennies d'existence, a résisté plus longtemps que tout autre média indépendant basé en Russie, dans le contexte de la répression brutale du président Vladimir Poutine contre ce qui restait de la presse libre du pays.

La seule chaîne d'information indépendante de Russie, TV Rain, a suspendu ses activités peu après le début de la guerre, fin février, et la station de radio libérale la plus populaire du pays, Echo of Moscow, a été fermée par son conseil d'administration à peu près au même moment.

Des centaines de journalistes russes ont fui le pays, craignant l'application d'une loi signée par M. Poutine ce mois-ci, qui prévoit des peines de prison allant jusqu'à 15 ans pour toute personne dont les reportages sur la guerre en Ukraine s'écartent du discours du Kremlin.

Plutôt que de fermer ses portes immédiatement, Novaya a tenté de poursuivre ses reportages, publiant plusieurs articles poignants, témoins oculaires des lignes de front en Ukraine. Pour tenter d'éviter les poursuites, M. Muratov a fait quelques compromis, notamment en évitant d'utiliser le mot "guerre" pour décrire l'invasion, qui, selon le Kremlin, devrait être appelée "opération militaire spéciale". Dimanche, il a décidé de ne pas publier l’interview du président ukrainien Volodymyr Zelensky, après que l'autorité russe de régulation des télécommunications a ordonné aux médias russes de ne pas l'imprimer.


Les relations de Dmitri Muratov au sein de l'élite russe, ainsi que son prix Nobel, ont semblé pendant un temps lui offrir une certaine protection. Mais le Kremlin semble aussi déterminé à réduire au silence la Novaya Gaceta, laissant les Russes sans aucun grand média indépendant basé dans leur pays. « Nous sommes contraints de suspendre la publication du journal et de ne pas mettre à jour le site web et nos réseaux sociaux jusqu'à la fin des hostilités sur le territoire de l'Ukraine », a déclaré M. Muratov dans un courriel adressé aux abonnés lundi. « Pour nous, et, je le sais, pour vous, c'est une décision terrible et difficile. Mais nous devons nous préserver les uns les autres, les uns pour les autres. »


Valery Gerasimov, chef d'état-major des armées, et Sergueï Choïgou, le ministre russe de la Défense.


Mystérieuses disparitions et mallette nucléaire


Les humanités ont été le premier média, en France, à signaler « l’étrange disparition » de Sergueï Choïgou, le ministre russe de la Défense (Lire ICI). Depuis le 11 mars dernier, celui-ci, parmi les plus proches de Vladimir Poutine et habituellement omniprésent dans les informations des médias officiels, a disparu des radars. Pour répondre aux diverses rumeurs qui commençaient à se répandre, le Kremlin a d’abord diffusé un extrait d’une vidéoconférence (dont le son avait été coupé) qu’aurait tenue Poutine en présence de son ministre de la Défense, le 24 mars. « Information » reprise sans broncher en France par des médias tels que Radio France Internationale (ICI). Or, il est assez vite apparu que cette vidéo avait l’objet d’un assez grossier montage. Rebelote le lendemain, 25 mars : le ministère russe de la Défense diffuse une nouvelle vidéo, cette fois-ci avec son, où l’on voit Sergueï Choïgou dans une réunion de travail, évoquer d’une voix grise et monocorde, des contacts avec le ministère des finances concernant les engagements budgétaires et de l'État dans "l’opération militaire spéciale en Ukraine". Et là, l’ensemble de la presse française, de BFM au Monde, commente, sur la foi d’une dépêche AFP, la soudaine « réapparition » de Sergueï Choïgou. Sauf que rien, dans cette nouvelle vidéo, ne permet de dater avec précision le moment où elle aurait été enregistrée. Un minimum de prudence aurait donc dû s’opposer, d’autant que dans le même temps, plusieurs haut-responsables de l’administration américaine (John Kirby, porte-parole du ministère américain de la Défense, Lloyd Austin, secrétaire à la Défense, Mark Milley, président des chefs d'état-major interarmées) faisaient savoir qu’ils ne parvenaient plus à joindre le ministre russe sur le "fil diplomatique" resté actif depuis le début de l’invasion russe en Ukraine.

Le général Dmitry Bulgakov, nouveau ministre de la Défense ?


Plus étrange encore, LiveJournal, partenaire du très sérieux et très bien informé média russe en ligne Gazeta.ru, affirme que Sergueï Choïgou, dont la soudaine disparition reste inexpliquée (crise cardiaque, empoisonnement ?), aurait été remplacé au ministère de la Défense, le 23 mars, par le général Dmitry Bulgakov. Cette source produit en outre le fac-similé d’un décret qui indique que la propagande doit créer de fausses photos et vidéos de Choïgou, et présenter ces « preuves » sur tous les canaux d’information jusqu’au 30 mars.

Le ministre de la Défense n’est pas le seul à avoir disparu. Le chef d’état-major de l'armée russe, Valery Gerasimov, est également aux abonnés absents. Il aurait été arrêté par les services de renseignement du FSB, tenu pour responsable de l’échec de la guerre éclair de Poutine. Mutisme total de la presse française… Choïgou et Gerasimov avaient pourtant un rôle de premier plan dans la guerre en Ukraine. Plus encore : ce sont les deux personnes, en dehors de Vladimir Poutine, qui ont accès à la mallette nucléaire russe, et dont l’accord est nécessaire pour l’usage d’armes atomiques.

Photo : Vladimir Poutine (à gauche) recevant la « mallette nucléaire » pour contrôler les forces nucléaires de la Russie, le 31 décembre 1999.


Cette mallette nucléaire, qui fait partie du système de contrôle des forces nucléaires stratégiques russes, est baptisée Cheget (en russe : Чегет), en référence au mont Cheget (situé en Kabardino-Balkarie). Elle »est connectée au système de communication spécial nommé "Kavkaz", qui « soutient la communication entre les hauts responsables du gouvernement pendant qu'ils décident d'utiliser des armes nucléaires ». Vladimir Poutine peut donner l’ordre à tout moment et en tout lieu d’activer l’arsenal nucléaire. Composé d’un bouton rouge et de plusieurs boutons blancs, lors de l’activation de ce dernier, le Kremlin doit alors donner l’ordre à l’état-major général de la nation, dont le lieutenant-général serait ultimement responsable de recevoir le signal et de lancer l’attaque nucléaire. Comme le confirme Dimitri Minic, docteur en histoire des relations internationales et chercheur au centre Russie/NEI de l’Institut français des relations internationales, « la mallette nucléaire russe est partagée par trois personnes : le chef de l’État, le ministre de la Défense et le chef d’état-major général des armées ». In fine, c’est l'état-major russe qui reçoit le signal et déclenche la frappe nucléaire en transmettant des codes d'autorisation aux complexes de lancement de silos de missiles et/ou aux sous-marins lanceurs d'engins, ou en lançant à distance individuellement des missiles balistiques intercontinentaux et/ou des missiles mer-sol balistiques stratégiques.

A ce jour, une hypothèse n’a pas été évoquée, que les humanités peuvent diffuser sur la foi de contacts confidentiels. Il n’est pas impensable que Sergueï Choïgou et Valery Gerasimov aient pu être arrêtés voire liquidés parce qu’ils auraient refusé de concourir à l’usage de l’arme nucléaire. Auquel cas, s’il venait à se confirmer que l’un ou l’autre (voire les deux) est définitivement hors-circuit, quelles sont les procédures et quel est le temps nécessaire pour réinitialiser les fameux code d’autorisation ? A ce jour, nous n’avons pas pu obtenir de réponse précise.


En bref

Les écoles de Kiev ont rouvert en ligne ce lundi. « L'objectif de l'enseignement à distance pendant la guerre n'est pas seulement l'acquisition de connaissances, mais aussi le soutien psychologique, la communication et le détournement de l'attention des enfants », a déclaré Valentyn Mondryivsky, vice-président de l'administration de l'État de Kiev. Il a toutefois ajouté que les enseignants avaient reçu pour instruction de ne pas surcharger les élèves avec des évaluations négatives ou des devoirs volumineux afin de ne pas provoquer de stress et d'anxiété supplémentaires.


Reportage. Pour se rappeler de ce qu’elle a vécu à Marioupol, Alexandra ferme les yeux. Sa voix est tremblante, hésitante par moments, mais elle a tenu à nous expliquer dans les moindres détails les bombes, les avions et les morts dans les rues. Cette mère de famille a pu fuir la guerre en Ukraine, en marchant 40 km sous les bombes. Avec son mari et son fils handicapé, ils ont trouvé refuge le 23 mars dans un centre polonais de réfugiés. Dans la ville de Hrubieszow, à 10 km de la frontière entre la Pologne et l'Ukraine, des familles viennent trouver refuge après avoir affronté la guerre. Ils bénéficient de conseils et d'un peu de calme grâce à de nombreux bénévoles. "Guerre en Ukraine: le quotidien d'un centre de réfugiés en Pologne", excellent reportage de Pauline Brault à lire sur le Huffington Post.


Le coût des dégâts en Ukraine estimé à 63 milliards de dollars. Une étude de l’école d’économie de Kiev évalue à 63 milliards de dollars (environ 57,5 milliards d’euros) le coût des dommages aux infrastructures du pays depuis le début de la guerre, le 24 février.


Le groupe international de hackers Anonymous a annoncé avoir piraté le site Internet d'une société de télévision et de radio d'État russe. Ils promettent de publier près d'un téraoctet de données.


L’Ukraine demande aux médias étrangers de ne pas montrer en direct les endroits où les missiles russes frappent. La Russie utilise en effet ces images pour réorienter la direction des tirs. 80 % des informations de renseignement qui sont traitées par les troupes russes proviennent de sources ouvertes.


En images


Le chorégraphe Matt Steffanina (le danseur le plus suivi sur les réseaux sociaux, avec 10 millions d'abonnés sur Youtube et plus de 1,5 milliard de vues sur ses vidéos) et la chanteuse Montana Tucker ont exécuté une danse commune pour soutenir l'Ukraine.





Service dominical dans une église de la ville de Brovari, dans la banlieue de Kiev. Photo Marko Djurica/Reuters

Zaporijjia, 28 mars 2022


Des voitures calcinées et un immeuble d'habitation lourdement endommagé, dimanche, à Marioupol.

Photo Alexander Ermochenko/Reuters


Une policière ukrainienne émue aux côtés d’une personne âgée, évacuée d’Irpin dans la banlieue de Kiev.

Photo Vadim Ghirda / AP



Kharkiv


L'intérieur du bureau du bâtiment de l'administration régionale de l'État à Kharkiv, ce dimanche.

Photo Roman Pilipey/EPA



La cour du bâtiment de l'administration régionale de l'État à Kharkiv, ce dimanche.

Photos Aris Messinis / AFP. Sur Instagram https://www.instagram.com/aris.messinis/







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