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La Corée du Nord se réunit avec elle-même

Sur cette photo fournie par le gouvernement nord‑coréen, Kim Jong-un, assis avec sa fille, observe ce que celui‑ci présente

comme un tir d’essai d’un missile balistique sol‑sol modernisé, à un lieu non divulgué en Corée du Nord, le 19 avril 2026. 


Après lui, le déluge. En gravant dans sa Constitution une clause de riposte nucléaire automatique en cas d’assassinat ou de neutralisation de son leader, Pyongyang transforme Kim Jong-un en assurance-vie atomique et rend impensable toute stratégie d’élimination ciblée. En même temps, la Corée du Nord efface la réunification de son horizon, renonce officiellement à parler au nom de toute la péninsule et se redéfinit comme État distinct, doté d’une nouvelle dynastie et d’une doctrine nucléaire inscrite au cœur même de ses institutions. Derrière cette réécriture du texte fondamental se joue bien plus qu’un ajustement juridique : un basculement politique et symbolique qui reconfigure l’équation stratégique en Asie du Nord-Est – et, par ricochet, notre propre sécurité.

les humanités, ça n'est pas pareil.

Chroniques, analyses, récits, "hors-pistes" : pour rester à l'affût : 


« Sois subtil jusqu'à l'invisible ; sois mystérieux jusqu'à l'inaudible ;

alors tu pourras maîtriser le destin de tes adversaires. »

Sun Tzu, L'Art de la guerre, VIe siècle avant JC.


Coup de tonnerre à Pyongyang. Comme le titre d’un thriller politique, genre SAS.


Ce qui vient de se dérouler, début mai, dans la capitale nord-coréenne, lors de la première session de la 15ᵉ Assemblée populaire suprême, constitue une rupture inédite et étonnante. Une révision constitutionnelle, initiée par Kim Jong-un, le dictateur nord-coréen, piétine les références des lois fondamentales qui se sont succédé depuis la création, en 1948, de la République populaire démocratique de Corée (RPDC). (1)


Un événement que l’on aurait tort de minorer ou de considérer comme lointain, tant il concerne la sécurité de toute l’Asie de l’Est, et donc, par ricochets, la nôtre. Comprendre les décisions de Kim Jong-un, c’est éviter de sous-estimer les défis à venir.


Tout d’abord, la révision constitutionnelle supprime toute référence à la réunification avec la Corée du Sud. Les termes « réunification pacifique », « grande unité nationale » et la clause historique qui stipulait que la Corée du Nord « se bat pour réaliser l’unification de la mère patrie », inscrits dans le marbre depuis 78 ans, disparaissent. C’était la pierre philosophale du régime depuis sa création.


Le terme « socialiste », qui figurait depuis 1972 dans l’intitulé officiel de la Constitution, disparaît, lui aussi. Une nouvelle disposition définit le territoire national comme bordant « la République de Corée au sud », reconnaissant implicitement l’existence de deux États distincts et citant la partie méridionale de la péninsule sous son nom officiel. Habituellement, cet État était qualifié de « partie sud de la République de Corée » et souvent dénoncé comme une « zone occupée par les forces américaines dans sa partie sud ». Le document révisé le nomme désormais Daehanminguk, le nom utilisé par le régime de Séoul, qui signifie « Grand pays du peuple Han ». Du jamais vu, même aux pires heures des relations entre ces deux États qui n’en formaient qu’un jusqu’en 1948. On imagine le choc que doivent vivre les dirigeants, les cadres et, plus généralement, les citoyens de la Corée du Nord pour se mettre à jour idéologiquement.


Il s’agit d’une modification fondamentale. La réunification était l’objectif central et l’identité même de la RPDC, qui se présentait comme le gouvernement légitime de toute la péninsule. La supprimer, c’est renoncer à la raison d’être originelle de l’État nord-coréen.


Des familles entières séparées du jour au lendemain


Tout au long de mon séjour en Corée du Sud, de fin 1968 à février 1971, où j’ai enseigné la littérature et la civilisation françaises comme maître de conférences à l’université nationale de Séoul, j’ai pu constater l’intensité de la blessure causée par cette division. Pendant des décennies, la réunification a constitué le premier horizon politique et émotionnel de la société sud-coréenne. Des familles entières ont été séparées du jour au lendemain, sans nouvelles, sans adieux. On estime que plusieurs millions de Coréens du Sud ont des proches restés au Nord, et des générations entières ont grandi dans l’attente d’un retour impossible.


Depuis 1948, et surtout depuis 1953, date de la fin de la terrible guerre fratricide, il a été impossible de communiquer d’un côté et de l’autre du 38ᵉ parallèle, ligne de démarcation entre les deux États. À partir de 2000 et jusqu’en 2018, 21 réunions de famille ont été organisées par les autorités des deux côtés. Chaque réunion ne permettait de retrouver que quelques dizaines de personnes, pour quelques heures seulement, avant un adieu définitif, car aucun contact ultérieur n’est autorisé.

 

Cette nostalgie n’est pas seulement affective : elle est inscrite dans les institutions. La Constitution sud-coréenne de 1987, toujours en vigueur, affirme explicitement la vocation du pays à réunifier la péninsule, et un ministère de l’Unification existe depuis 1969 pour la préparer. Aux alentours de Pan Mun Jom, cet endroit où, de temps à autre, se réunissent les militaires et diplomates des deux parties, divisées depuis l’armistice de 1953, des milliers de messages flottent sur des fils installés par des familles, adressés à leurs proches de l’autre côté.

 

La pulsion de revoir les siens était tellement forte qu’au cours de mon séjour, le nombre d’embarcations de pêcheurs sudistes se laissant dériver vers le Nord pour rencontrer leurs parents dont ils étaient sans nouvelles fut tel que la dictature militaire sud-coréenne imposa des frégates de la marine de guerre au sein des flottilles de pêche. Si les bateaux dérivaient, des tirs les rappelaient à l’ordre. Les voyages de quelques semaines de l’autre côté, dont la propagande du Nord faisait ses choux gras, furent ainsi stoppés à coups de mitrailleuses lourdes.


Une même chanson-patrimoine pour deux États que tout oppose


Au cœur de cette mélancolie collective se trouve une chanson : Arirang, littéralement « Moi, jeune fille séparée de mon bien-aimé ». C’est la chanson traditionnelle coréenne la plus connue et la plus populaire ; tous en connaissent les paroles. Elle est si fondamentale à l’identité coréenne que l’UNESCO l’a inscrite en 2012 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité pour la République de Corée, puis en 2014 pour la République populaire démocratique de Corée. Une même chanson-patrimoine pour deux États que tout oppose. (2)

 

La chanteuse de jazz Youn Sun Nah interprète Arirang a cappella. (France Musique, 19 mars 2026)


Arirang varie de région en région : on trouve des variantes avec paroles et mélodies légèrement modifiées en Corée du Sud et en Corée du Nord, mais aussi dans certaines parties de la Chine et dans des communautés coréennes de Russie orientale. Cette dispersion géographique dit à elle seule l’histoire d’un peuple dispersé, exilé, séparé.

 

La version initiale chante : « Arirang, Arirang, Arariyo / Je traverse le col Arirang. / Celui qui m’a abandonnée ici / Ne pourra pas marcher pendant dix li avant que ses pieds ne soient blessés. » La plupart des versions décrivent les efforts éprouvés par des voyageurs qui tentent de traverser ce col, devenu Arirang, métaphore de la frontière infranchissable entre les deux Corées.

 

Une autre version populaire, le Hollo Arirang (Arirang seul), décline la même nostalgie : « Arirang, Arirang, Arirang tout seul / Allons passer le col d’Arirang / Si ça devient difficile, on peut faire une pause / Tiens ma main, allons-y ensemble, tous ensemble. »


Pour mesurer l’importance culturelle d’Arirang, rappelons que c’est avec cette chanson, transformée en hymne national pour l’occasion, qu’à l’ouverture des Jeux olympiques de Sydney en 2000 les délégations de la RPDC et de la République de Corée entrèrent ensemble dans le stade, sous un drapeau unifié.


Aujourd’hui, le temps faisant son œuvre, les jeunes générations en Corée du Sud se déclarent moins attachées à cette réunification qui obséda tant leurs aînés. Selon une enquête de 2024 de l’Institut coréen pour l’unification nationale (KINU), 52,9% des sondés estiment que la réunification est nécessaire, l’un des niveaux les plus bas de la dernière décennie, tandis que la proportion de personnes jugeant la réunification « impossible » a atteint un record de 39% (3). Comme chantait Brassens, « Le temps passa et on oublia l’événement ».

 

Le Service national du renseignement sud-coréen, le NIS, analysant la révision constitutionnelle de Pyongyang, estime que « l’hostilité envers le Sud a été considérablement réduite » : la nouvelle Constitution ne reprend pas la rhétorique des « deux États hostiles » utilisée par Kim Jong-un en 2024.


Trône de Kim Il-sung, le premier président nord-coréen, à la Grande Maison d'Étude du Peuple à Pyongyang.


Le « Président éternel » effacé de la Constitution


Deuxième rupture considérable : les réalisations de Kim Il-sung, le grand-père de Kim Jong-un, fondateur du régime, et de Kim Jong-il, père du dirigeant actuel, sont tout simplement éliminées du texte constitutionnel. Cette néantisation de l’action du « Président éternel », vénéré et adoré comme le proclamaient tous les documents nord-coréens, est pour le moins stupéfiante. L’équivalent serait, par exemple, la disparition de toute référence à Mao dans une Constitution chinoise remaniée par Xi Jinping.

 

Tous les observateurs pensaient que Kim Jong-un mimait, jusqu’à sa coupe de cheveux, le grand-père fondateur de la dynastie. Cette fois, il s’agit d’une véritable révolution culturelle. Kim Jong-il, qui trônait depuis 1994 comme figure centrale de la dynastie, passe lui aussi à la trappe. Seul Kim Jong-un bénéficiera désormais des hommages du culte de la personnalité.

 

Ces effacements constitutionnels vont imposer un travail jour et nuit aux imprimeurs du régime, avec la refonte complète des programmes d’enseignement et des textes des livres de propagande. On y lisait que l’histoire de la Corée devait tout à Kim Il-sung. Dans toutes les crèches, écoles, universités, coopératives agricoles, usines, toutes les institutions, son portrait présidait aux destinées et au travail des citoyens nord-coréens. La langue parlée elle-même, particulièrement confucéenne au Nord, était truffée de références révérencielles : il faudra gommer des formules consacrées depuis 78 ans.


Pleins pouvoirs


Kim Jong-un ne s’arrête pas en si bon chemin et consolide encore un peu plus son pouvoir sur le pays. La révision constitutionnelle retire à l’Assemblée populaire suprême (APS) son pouvoir de révoquer le président de la Commission des affaires de l’État (lui-même), supprimant la dernière forme de supervision institutionnelle. Cette modification est fondamentale : l’APS, qui ne faisait déjà que ratifier les décisions du pouvoir, perd désormais sa seule fonction de contrôle, même formel, sur le chef de l’État. Une sorte de hara-kiri voté à l’unanimité, comme il est de tradition.

 

Kim Jong-un, président de la Commission des affaires de l’État, est désormais désigné explicitement comme « chef de l’État », le plaçant constitutionnellement au-dessus de l’APS dans la hiérarchie institutionnelle. Il s’agit d’une première historique pour ce régime. La formulation précédente décrivant le poste comme « leader suprême représentant l’État » est remplacée par « président de la Commission des affaires de l’État ». Lors de ses études à l’International School de Berne, en Suisse, entre 1996 et 1998, peut-être a-t-il été frappé par cette formule de Montesquieu (De l’esprit des lois, 1748) : « Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ».


Cette nouvelle architecture lui donne une immunité politique quasi absolue. Kim Jong-un ne peut plus être destitué institutionnellement, même formellement, par l’organe législatif suprême. L’équilibre, théorique, des institutions disparaît, laissant le dirigeant sans contre-pouvoir. L’Assemblée devient une simple chambre d’enregistrement. La révision consacre une concentration des pouvoirs sans équivalent dans l’histoire de ce pays. Une nouvelle clause lui confère en outre le commandement direct des forces nucléaires, avec pouvoir de déléguer cette autorité à un organe de commandement dédié. Son statut de commandant unique en fait un personnage inédit dans l’histoire du « royaume ermite ».


Sur cette photo fournie par le gouvernement nord‑coréen, Kim Jong-un (au centre) visite le destroyer Choe Hyon

pour en inspecter la manœuvrabilité au large de la côte ouest de la Corée du Nord, le 7 mai 2026.


Riposte nucléaire « automatique »


Avec ce renversement idéologique, Kim Jong-un construit sa propre légitimité et devient, de fait, le créateur d’une nouvelle dynastie. Il efface le passé pour s’ériger en point de départ.


Plus effrayant encore : l’inscription dans la Constitution d’une clause de riposte nucléaire automatique en cas d’assassinat de Kim Jong-un ou de destruction du système de commandement nucléaire. Le nouveau texte stipule que si le « système de commandement nucléaire » est menacé par une attaque ennemie – autrement dit, si Kim Jong-un est tué ou si la chaîne de commandement est neutralisée – une frappe nucléaire sera « exécutée automatiquement et immédiatement ». Le mot « automatique » apparaît ainsi, pour la première fois, dans la Constitution d’un État doté de l’arme atomique.


Plusieurs exercices militaires sud-coréens et américains, notamment l’Ulchi Freedom Shield, qui se tient chaque année en août en Corée du Sud, intégraient déjà le scénario d’élimination de dirigeants ennemis. Avec la loi du 22 mars 2026, cette option devient toxique : réussir un tel assassinat déclencherait automatiquement une riposte nucléaire, que ces manœuvres prétendaient précisément empêcher. Les stratèges du Pentagone vont devoir changer leur approche s’ils ne veulent pas placer en danger existentiel leurs alliés – et peut-être eux-mêmes. Les missiles nord-coréens peuvent désormais atteindre le Japon et les États-Unis.


Kim Jong-un a réalisé quelque chose de singulier dans l’histoire de la dissuasion nucléaire : il s’est rendu intouchable. Cette doctrine de la terreur risque d’inspirer les autres dictatures dotées de l’arme nucléaire, et d’inciter tous les autres à la posséder. Cet « après moi le déluge » ne manque pas d’inquiéter voisins, adversaires et ennemis.


Remarquons enfin la proximité temporelle de cette décision avec l’opération « Epic Fury » menée sur Téhéran, qui a conduit à l’élimination du Guide suprême iranien et de plusieurs hauts dirigeants.


Il y a 50 ans, en reportage dans un pays fermé


J’ai visité pendant trois semaines, en septembre 1975, une Corée du Nord vivant à l’ère de Kim Il-sung. J’y voyageais comme journaliste pour La Nouvelle Critique, le mensuel des intellectuels du PCF. J’avais sollicité ce reportage qui nous permit, avec plusieurs universitaires communistes français, de parcourir ce pays plus que fermé.


À l’époque, malgré une certaine ouverture idéologique du PCF, nos textes restaient pris dans de savantes circonvolutions. « Kim Il-sung apporte une réponse de contenu nouveau aux questions de la nation coréenne », écrivait alors l’historien Antoine Casanova, en soulignant que ce mouvement était « vécu à travers les schèmes culturels anciens de recherche d’un leader libérateur à fonction millénariste et quasi charismatique ». Autrement dit, Kim Il-sung cristallisait sur sa personne un imaginaire de sauveur, pseudo-scientifique et pourtant entièrement nourri de légende : une dictature adossée à un culte de la personnalité triomphant.

 

Toutefois, aucun d’entre nous n’aurait pu imaginer que ce régime franchirait un jour un nouveau seuil, vers un pouvoir encore plus personnel et dynastique, brandissant ses armes nucléaires comme assurance-vie constitutionnelle. En supprimant de la Constitution toute référence à la réunification, la Corée du Nord ne se présente plus comme l’avant-garde d’une nation destinée à retrouver son unité, mais comme un État distinct, doté de sa propre trajectoire historique, de sa propre dynastie politique et d’une doctrine nucléaire désormais inscrite au cœur de son système institutionnel.


Un écran de télévision montre un reportage sur un projectile non identifié de la Corée du Nord, avec des images d’archives diffusées pendant un journal télévisé à la gare de Séoul, en Corée du Sud, le 26 mai 2026. Photo Lee Jin-man/AP


Cette évolution constitue sans doute la transformation la plus importante qu’ait connue le régime depuis sa fondation. Elle invite à repenser l’avenir de la péninsule coréenne, non plus à travers la perspective d’une réunification, mais à travers celle d’une coexistence durable – pacifique ou conflictuelle – entre deux États que l’histoire, la guerre et les idéologies ont séparés depuis près de huit décennies.


Pourtant, au-delà des constitutions, des armées et des frontières, demeure la mémoire d’un peuple qui partage une langue, une culture et une histoire millénaires. C’est cette permanence que rappelait, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’une des grandes figures du mouvement indépendantiste coréen, Kim Koo (5) : « Je ne désire pas que notre nation soit la plus riche ou la plus puissante. Mon seul désir est qu’elle soit la plus belle du monde. » (Mon souhait, 1947).


Près de quatre-vingts ans plus tard, alors que Pyongyang tourne la page de l’unité nationale, cette aspiration résonne comme un rappel : la puissance d’un pays ne se mesure pas seulement à ses armes ou à ses institutions, mais aussi à sa capacité à préserver l’espérance d’un destin commun. Kim Koo, aujourd’hui, a-t-il encore une chance d’être entendu ?

 

Michel Strulovici


NOTES


(1). La Corée du Nord a adopté sa première constitution en 1948, puis une seconde — la Constitution socialiste — en décembre 1972. Cette dernière a depuis été amendée treize fois : en 1992, 1998, 2009, 2010, 2012, 2013, 2016, avril 2019, août 2019, 2023, 2024, 2025 et 2026.

 

(2).  Arirang est un aussi le titre d’un film sud-coréen réalisé par Kim Ki-duk, sorti en 2011, qui obtient le Prix Un certain regard au Festival de Cannes. Ce film autobiographique est une plongée introspective dans la vie de l'artiste ermite, qui vit retiré dans une cabane de montagne dépouillée de tout confort. Kim Ki-duk y joue trois rôles, face à lui-même, dans une œuvre sur la solitude créatrice et la rupture avec le monde.

 

(3). Selon l'enquête sur la réunification 2024 de l'Institut coréen pour l'unification nationale (KINU), 52,9 % des sondés estiment que la réunification est nécessaire — l'un des niveaux les plus bas de la dernière décennie, marquant un déclin global du soutien public malgré un rebond notable en 2018 lors d'un pic d'engagement intercoréen (Sources : Korea Economic Institute of America). Dans l'autre sens, le pourcentage de répondants qui croient que la réunification est « impossible » a atteint un niveau record de 39 %. Cette conviction a fortement augmenté ces dernières années, passant de 24,4 % en 2021 à 31,6 % en 2022, puis 32,8 % en 2023.  


(4).Voir mes Évanouissements. Chroniques des continents engloutis, chapitre  «  coopérer à Séoul », Éditions du Croquant, 2021.


(5). Kim Koo (1876-1949) fut l'une des principales figures du mouvement indépendantiste coréen durant l'occupation japonaise (1910-1945). Président du gouvernement provisoire de la République de Corée en exil à Shanghai à partir de 1927, il consacra sa vie à la lutte pour l'indépendance et à l'unité nationale. Opposé à la division de la péninsule entre Nord et Sud après 1945, il tenta jusqu'au bout de préserver l'unité coréenne.  Opposant au dictateur du sud de la péninsule, Syngman Rhee, Il fut assassiné à Séoul le 26 juin 1949 par un officier des services de renseignement. En Corée, il demeure aujourd'hui l'une des personnalités historiques les plus respectées.


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1 commentaire


yanitz2018
yanitz2018
il y a 5 jours

Comme disait avec fatalisme mon oncle Émile, évadé du camp de Beaune la Rolande et ancien résistant " Vaut mieux vivre dans une démocratie branlante que sous n'importe quelle dictature ! "

Lot de consolation : Kim Jong-un a, comme tout le monde une date de péremption fatidique ...


Finalement, je me taille des Corées et pars en Afrique avec le Trio "Romano, Sclavis, Texier" accompagné du photographe Guy Le Guerrec. (CD "Carnet de Route", 1995, Label Bleu)

" https://www.youtube.com/watch?v=IKIFr--NTd4&list=RDIKIFr--NTd4&start_radio=1 "


Photo Guy Le Guerrec


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