Qui sommes-nous, et où allons-nous ?
- La rédaction

- 9 févr. 2025
- 12 min de lecture
Dernière mise à jour : 10 févr.

Suricates au zoo de Granby. Photo Julie Hébert.
les humanités : journal en ligne indépendant, associatif et sans publicité, porté par des voix multiples et des expériences de terrain. Nous défendons une information libre, engagée et accessible, au service du bien commun. A l'approche de notre 5ème anniversaire, état des lieux actualisé le 9/02/2026, en chiffres et pas seulement ; revue des déboires et espoirs pour 2026. Ne pas hésiter à laisser un commentaire...
Média alter-actif et journal-lucioles, les humanités est produit et édité par une association-loi 1901, sans but lucratif (1).
Nous avons fait le choix d'un site entièrement gratuit, sans publicité, qui ne dépend que de l'engagement de nos lecteurs (2). Dons annuels (de 25 à 250 €) et abonnements (5 €/mois ou 60 €/an) ICI.
Les humanités ont vu le jour en plein Covid (2020), dans la semi-clandestinité d’un festival des humanités imaginé pour déjouer les confinements et rester en relation dans une constellation de personnes et d’initiatives.

Notre histoire, notre équipe
En mai 2021, dans la foulée de ce festival des humanités, le site des humanités est devenu un média à part entière, aujourd'hui animé par Jean-Marc Adolphe, Isabelle Favre, Michel Strulovici, Nicolas Villodre, Nicole Durieux-Silberstein, Caterina Zomer, Dominique Vernis et Nadia Mével.
Jean-Marc Adolphe se définit comme « penseur d’horizons ». Journaliste, il a créé à Montpellier le magazine culturel Strapontin (le journal qui s’ouvre en grinçant) au début des années 1980, puis la revue indisciplinaire Mouvement dont il a été le rédacteur en chef de 1993 à 2014. Il a également été conseiller artistique pour la danse au Théâtre de la Bastille, pour des festivals et scènes nationales.
Isabelle Favre est adepte d'une géographie paysactive. Longtemps urbaniste, elle a observé les contraintes et les dérives de projets dans les villes ou villages, écartant souvent leur dimension sociale et paysagère, leurs humanités en quelque sorte. En décembre 2023, elle a soutenu sa thèse de doctorat à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, sous l'intitulé Le Travail.du paysage. Pays, paysans, paysages, paysactes.
Michel Strulovici est journaliste honoraire. Il a travaillé comme grand reporter à L’Humanité et a été, de 1995 à 2003, rédacteur en chef Culture à Antenne 2, rédacteur en chef des journaux du week-end et du journal de la nuit, créateur de Télématin et l'un des créateurs du magazine Envoyé spécial. Il a également été maître de conférences à Science Po et enseignant en journalisme au CIFAP.
Nicolas Villodre est critique et historien de la danse et du cinéma. Disciple de Maurice Lemaître et de Dominique Noguez, il a été initié au cinéma dit « expérimental » et s’intéresse particulièrement aux liens entre danse, image en mouvement et avant‑gardes.
Nicole Durieux-Silberstein est chargée d’administration, conseillère en projets artistiques et culturels.
Caterina Zomer, juriste, a été chercheure associée à l'Institut international de Recherche sur la Conflictualité et chargée de mission pour la Maison des Droits de l'Homme de Limoges. Ayant entrepris une reconversion dans les métiers de la presse et de l'édition, elle a rejoint l'équipe des humanités en février 2025.
Dominique Vernis (pseudonyme) est journaliste-pigiste et chargé de projets dans une association d’éducation populaire.
Nadia Mével (pseudonyme) est journaliste dans la presse quotidienne régionale.
Ana Milena Romero Gamez est journaliste en formation en Colombie.
A cette équipe "permanente" (mais entièrement bénévole à ce jour), se sont ajoutées des contributions ponctuelles ou régulières : Maria Damcheva, traductrice ; Malena Hurtado-Desgoutte, lycéenne ; Tzotzil Trema, écrivain (agitateur clandestin) ; Nicole Gabriel, critique de cinéma ; Philippe Roger, maître de conférences en histoire et d'esthétique du cinéma ; Patrick Beurard-Valdoye, poète ; Isabelle Françaix, photographe-écrivaine ; avec, selon l'actualité, des correspondant.e.s en Ukraine, en Géorgie, aux États-Unis, en Amérique latine, à Madagascar et en Afrique.
Pour nous contacter : contact@leshumanites.org

La promesse d'un autre journal
Une ligne éditoriale ? Au risque de dérouter, nous n'avons pas voulu graver dans le marbre une ligne éditoriale qui nous définirait précisément, une fois pour toutes. Certes engagés, mais non dogmatiques. Cette ligne éditoriale serait plutôt "ligne d'erre", selon la formule de Fernand Deligny : un parcours sans but assignable, une errance qui semble "pour rien", mais qui révèle des constantes : lieux de retour, points de croisement, objets privilégiés, etc. (3).
Contres les obscurantismes de tout poil qui noircissent les horizons, nous parlions déjà, dans l'éditorial fondateur, d'un "journal-lucioles", en citant Georges Didi-Huberman : « Les lucioles, il ne tient qu’à nous de ne pas les voir disparaître. Or, nous devons pour cela, assumer nous-mêmes la liberté du mouvement, le retrait qui ne soit pas repli, la force diagonale, la faculté de faire apparaître des parcelles d'humanité, le désir indestructible. » (mai 2021, ICI)
Un journalisme du 21ème siècle ? Alors que les réseaux sociaux, aux mains d'une poignée de milliardaires et de leurs algorithmes, n'ont plus rien de "social", alors que les fake-news dopées par l'IA et la propagande extrême-droitière vont bon train, on osait encore, dans ce même éditorial, revendiquer une certaine idée du journalisme, et même rêver d'un "journalisme du 21ème siècle".
Avec des moyens dérisoires, nous avons tenu cette promesse. Pionniers sur le terrain de l'enquête approfondie (les déportations d'enfants ukrainiens en Russie, mais aussi les contours de la "facho-tech" et de l'univers des cryptomonnaies au cœur de Trumpland, etc.), nous avons su éclairer certains pans d'actualité par des chroniques et analyses comme on peut rarement en lire ailleurs. On raconte aussi le temps long de l'Histoire à travers des éphémérides (qui rencontrent aussi le présent). On sait rendre hommage à certains disparus (comme récemment Valère Novarina), faire entretien pour vraiment comprendre (par exemple sur le mouvement GenZ à Madagascar), constituer des "munitions" pour armer la pensée. On met encore en lumière des invisibilisé.e.s (comme récemment Clarena Fonseca, menacée de mort pour défendre sa communauté autochtone Wayuu en Colombie), en sachant bien que cela ne fera pas le buzz, nouveau Graal d'une époque à clics.
Contre les tenants avoués ou non d'une préférence nationale, on n'hésite pas à faire "tour du jour en 80 mondes" ; contre les nouveaux réducteurs de têtes, pour qui la pensée se résume à 140 signes tweetables chez Elon Musk, on ose inviter poésie, portfolios et photojournalisme, et s'aventurer en liberté sur des chemins de traverse (avec des chroniques sensibles telles que Paysactes ou Flagrant délire). Et enfin, contre toutes les logiques raisonnables, on a su inventer en 80 pages un magazine numérique hebdomadaire et anti-bolloréen, l'autre Journal du dimanche.

Moyens et réalisations : un état des lieux
En 2025, l'association éditrice des humanités a dégagé un "bénéfice" de 139,40 €, sur un "chiffre d'affaires" de 29.905 € (en progression d'environ 40,70% par rapport à 2024).
En toute transparence, notre "compte de résultat" 2025, ci-dessous en PDF.
Comme dit précédemment, l'existence des humanités ne dépend que de l'engagement de nos lecteurs.
En février 2025, nous avions atteint un premier seuil de 500 abonnés ou donateurs. Fin janvier 2026, vous êtes encore 446 à soutenir les humanités, tandis que notre activité éditoriale, elle, n'a cessé de se renforcer.
Sur une année pleine, pour pouvoir salarier une rédactrice en chef ajointe / assistante d'édition et ainsi sécuriser le suivi, la régularité et la qualité des publications (c'est en outre, une condition requise pour pouvoir bénéficier d'aides à la presse en ligne, voir ci-dessous), nous devons passer de 446 abonnés ou donateurs actuels à 1.120.
Si nous parvenons à atteindre 1.450 soutiens, nous pourrons en plus dégager un budget d'environ 1.500 € par mois en piges, droits d'auteur et frais de reportage, afin de rémunérer celles et ceux qui écrivent et enquêtent pour les humanités.
Cet objectif peut paraître ambitieux à notre échelle, mais il reste raisonnable pour un média indépendant de notre type ; il correspond simplement au niveau de soutien nécessaire pour faire vivre, durablement, les humanités.


Il y a des raisons d'espérer. En 2025, nous avons mis en ligne 418 publications (soit, en moyenne, 34,8 articles par mois, ou 1,14 par jour). Ces 418 publications ont réuni 11.453 lecteurs (dont 844 "visiteurs réguliers"), lesquels ont ouvert 33.552 "sessions sur le site" et ont cumulé 52.398 "vues de page" (chaque fois qu'un article est lu). Chacune de nos publications est donc lue, en moyenne, 125 fois. Nos lecteurs résident majoritairement en France et dans "l'espace francophone" (Belgique, Suisse, Québec et pays africains) mais pas seulement : sur le seul mois de janvier 2026, nous avons enregistré 23 connexions depuis la Malaisie, 19 depuis les États-Unis, 15 depuis l'Espagne, 13 depuis la Colombie, 12 depuis l'Italie, 8 depuis le Brésil, etc. (4)
Ces "résultats" sont encourageants, en progression d'environ 40% par rapport à 2024, et le nombre d'abonnés à notre infolettre suit la même dynamique : de 1.200 fin 2023 à 1.950 fin 2.024, puis 2.600 fin 2025, soit plus qu'un doublement en deux ans. Autrement dit, un public attentif existe déjà ; l'enjeu, désormais, est de transformer une partie de ce lectorat en soutiens réguliers.
Autre motif de satisfaction pour nous qui privilégions l'information développée et argumentée aux infos vite lues et vite oubliées, la "durée moyenne de session" (le temps que nos lecteurs passent sur le site à chaque visite) est de 8,34 minutes : c'est un chiffre deux fois et demi plus élevé que la moyenne nationale de l'ensemble des sites d'information.
Ces bons résultats de fréquentation contrastent toutefois avec un constat plus nuancé : pour l’instant, seuls 3,8% de nos lecteurs franchissent le pas du soutien régulier (abonnement à 5 € par mois, ou don annuel à partir de 25 €, soit 8,50 € après déduction fiscale). Ce n’est pas un reproche adressé aux lecteurs, mais le symptôme d’une évolution générale : en quelques années, le numérique, les réseaux sociaux et désormais l’IA générative ont bouleversé la manière de s’informer et, surtout, la perception de la valeur de l’information.
Au Sénat, le rapporteur des crédits de la presse, Michel Laugier, a résume ce paradoxe en novembre dernier : le numérique attire de plus en plus de lecteurs, mais les revenus qui permettent de financer le travail journalistique n’ont cessé de s’éroder. Les moteurs de recherche captent une partie des revenus publicitaires, les réseaux sociaux fragmentent l’attention, et l’IA automatise des contenus sans toujours rémunérer les sources.
Dans ce paysage, la valeur ajoutée d’un média indépendant comme les humanités est précisément ce qui ne s’improvise pas : des personnes formées, du temps pour enquêter et éditer, des textes relus, des informations vérifiées, des choix éditoriaux assumés, loin des injonctions algorithmiques (5). C’est là que le soutien des lecteurs et des lectrices fait une différence décisive. À l’échelle individuelle, cela reste une somme modeste (5 € par mois ou 8,50 € par an) ; à l’échelle collective, cela change tout pour contrer l’idée, fausse, qu’une information de qualité serait acquise. Soutenir un média indépendant, gratuit et sans publicité est un geste citoyen, aujourd’hui plus que jamais.
Les humanités sont encore un média discret : nous avons besoin de gagner en notoriété pour toucher davantage de lectrices et de lecteurs. Mais pour améliorer notre référencement, renforcer notre présence sur les réseaux sociaux et développer une communication plus visible, il faudrait des moyens techniques et humains dont nous ne disposons pas encore.
C’est l’un des objectifs des aides publiques auxquelles les humanités sont, en principe, éligibles. En 2025, nos premières demandes n’ont pas abouti, mais ce travail nous a déjà permis de mieux structurer le projet, clarifier notre ligne éditoriale et préparer le terrain pour de futures démarches.
Aides publiques et autres
En 2023, les humanités ont obtenu une "bourse d'émergence aux nouveaux médias" (50.000 €) du ministère de la Culture.
Malgré cette première reconnaissance, la Commission paritaire des publications et agences de presse nous a d'abord refusé l'agrément "d'information politique et générale" (IPG) au motif que nos publications n'étaient pas dignes "d'éclairer le jugement des citoyens" ! Nous avons finalement obtenu en janvier 2025 cet agrément, indispensable pour être éligible à certaines aides publiques.
Ce fut malgré tout insuffisant pour pouvoir prétendre à "l'aide au pluralisme" (certains médias émergents ont reçu à ce titre plus de 300.000 €) : malgré nos efforts pour doubler le nombre de nos abonnés et donateurs ; l'une des conditions requises (bien que non affichée dans la présentation de ce dispositif) étant de déjà salarier au moins un.e journaliste permanent.e : on ne prête qu'aux déjà riches (ci-dessous, en PDF, l'argumentaire du projet déposé en 2025 pour l'aide au pluralisme).
Pour pouvoir prétendre à cette "aide au pluralisme" en 2026, il nous faudrait engager, à compter du 15 avril, un.e. premier.e journaliste salarié.e à mi-temps. Cet "investissement" correspondrait, pour commencer, à : 30 nouveaux abonnés annuels, ou encore18 donateurs à 100 € (34 € après déduction fiscale) ou 72 donateurs à 25 € (8,5€ après déduction fiscale).
En 2025, nous étions en revanche éligibles au "Fonds stratégique pour le développement de la presse" (qui finance des "projets innovants"), mais notre dossier n'a même pas été traité : au nom des "économies budgétaires", les crédits affectés à ce Fonds ont été "gelés" en 2025. En décembre 2025, les sénateurs ont voté un amendement visant à rétablir ces crédits dans le projet de loi de finances pour 2026, mais le gouvernement (Rachida Dati) s'y est opposé. Au final, le projet de loi finances 2026 (adopté grâce au 49.3) inclut une dotation de 13,5 millions d'euros (au lieu de 24,5 M€). Nous sommes paraît-il "en tête de liste"... à condition que ces crédits ne soient à nouveau gelés comme ce fut le cas l'an passé. Ci-dessous, en PDF, note de présentation synthétique du projet déposé en 2025 auprès du Fonds stratégique pour le développement de la presse.
Fin 2025 et début 2026, nous avons également répondu à deux appels à projets.
Le premier émanait du "JournalismAI Innovation Challenge", lancé par "Google News Initiative", en partenariat avec le Département Media and Communications de la London School of Economics and Political Science. Les chances étaient minces : seuls 12 projets devaient être retenus à l'échelle mondiale. On a quand même tenté, en vain, mais on ne regrette pas, car on a appris des choses au passage. Cet appel à projets visait à promouvoir « l'utilisation des technologies de l’IA pour améliorer et améliorer l’intelligence d’audience et la croissance des revenus ».
On a volontairement répondu un peu "en-dehors des clous" : sans rejeter la possible utilisation de certains outils d'IA pour "améliorer l'intelligence d'audience", on a surtout fait valoir que le développement du "modèle économique" passait en premier lieu par la consolidation du projet éditorial, élargi à une constellation d'initiatives éditoriales, associatives, écologiques et culturelles. Nous nous sommes réclamés d'une Poétique de la relation chère à Édouard Glissant : c'est un langage que Google a encore un peu de mal à comprendre. (Ci-dessous, en PDF, projet déposé pour le "JournalismAI Innovation Challenge").
Enfin, début janvier, nous avons répondu à un appel à projets du "Fonds pour une presse libre" (FPL), initié par Mediapart. Cet appel à projets portait sur des enquêtes sur l’extrême droite : "Enquêter, révéler, résister", « pour permettre aux médias indépendants d’avoir les moyens pour réaliser des investigations. Car informer sur l’extrême droite, c’est refuser qu’elle s’impose dans le silence ».
Là aussi, notre projet (ci-dessous en PDF) a été rejeté, pour des motifs un peu étranges : « la composition de l’équipe chargée de l’enquête ne répond pas aux attentes du FPL », et « les membres du conseil stratégique [ont jugé que le projet n'était] pas assez précis ». Peu avant la signification de ce rejet, on avait pourtant reçu un courriel indiquant que nous allions être « auditionnés » par ledit conseil stratégique. Nous aurions alors pu éventuellement "préciser" certains points. De toute façon, le Fonds pour une presse libre prévient qu'«il ne communiquera ni sur le nom des lauréats ni sur les sujets d’enquête qui ont été sélectionnés»...
2026 : quels horizons ?

En mai 2026, on fêtera le cinquième anniversaire des humanités. Des projets ? On en a plein la tête, en plus de ce qu'on fait déjà. Tout ne sera sans doute pas possible tout de suite ; cela dépendra là encore des moyens disponibles (ou pas). Voici une petite liste indicative, non exhaustive.
refaire festival des humanités (à partir de fin avril), en constellation d'événements localisés.
les humanités-studio, agence coopérative fournissant des conseils éditoriaux aux collectivités locales, associations et structures culturelles : mobilisation de nos compétences journalistiques pour permettre à ces entités de passer du « savoir-faire » au « faire savoir ».
développement de nos éditions internationales (espagnol, anglais, puis ukrainien, italien, allemand).
lancement d'une "école alter-active de journalisme" (à l'automne).
boutique en ligne : distribution et vente de produits éditoriaux, de produits issus du commerce équitable, etc. (fin 2026 )
éditions papier : petits ouvrages (poésie, essais), magazine semestriel
Nous aimerions aussi, à partir du site existant des humanités, produire des magazines numériques, développer notre chaine YouTube et à terme, réaliser également des podcasts, et développer un espace "Forum", ébauche d'un futur alter-réseau social.
Cela peut sembler beaucoup, à l'aune de nos moyens actuels, mais « les nains aussi ont commencé petits » (Werner Herzog, sans compter que, comme disait Gaston Bachelard, « rien de va de soi. Rien n'est donné. Tout est construit ».
Jean-Marc Adolphe, Isabelle Favre, Nadia Mével, Michel Strulovici, Dominique Vernis, Caterina Zomer
Comment nous soutenir ?
En partageant nos articles et publications auprès de proches et/ou sur réseaux sociaux
En n'hésitant pas à laisser un commentaire (encouragements, critiques, suggestions et propositions...) en bas de cette publication.
(1). Association En Humanités, 167 La Neuville, 02130 Mareuil-en-Dôle. Pour toute demande d'adhésion à l'association (10 €/an), nous écrire par voie postale ou par mail : contact@leshumanites.org.
(2). Nous refusons la publicité, mais pouvons mettre en œuvre des partenariats d'édition, avec des structures culturelles ou associatives. En 2025, nous avons ainsi signé 3 conventions de partenariat, avec le Théâtre du Nord / Centre dramatique national, la Maison de la Culture du Japon à Paris et l'Association départementale pour le développement des arts (ADDA) du Tarn, pour un montant cumulé de 2.400 €.
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(3). A la fin des années 1960, l'éducateur, écrivain et cinéaste Fernand Deligny quitte La Borde, haut-lieu de "l'anti-psychiatrie", pour s’installer à Monoblet dans les Cévennes. Dans une grande bâtisse prêtée par Félix Guattari, il met en place des « aires de séjour » où des adultes non professionnels (les « présences proches ») vivent avec des enfants autistes et consignent leurs déplacements. La « ligne d’erre » est le nom qu'il donne aux trajets apparemment erratiques de ces enfants autistes : ces lignes, tracées à l’encre de Chine sur des cartes par les adultes vivant avec eux, dessinent un mode d’être et un rapport à l’espace qui échappe aux catégories psychologiques classiques.
(4). Ces connexions hors espace francophone devraient sensiblement progresser dès que nous seront en mesure de développer nos éditions internationales, pour l'heure à l'ébauche, notamment en espagnol (ICI) et en anglais (ICI).
(5). Voir notre "charte de déontologie".



Merci pour la qualité de votre travail. Lire vos articles, c'est bien plus que s'informer, c'est nourrir et approfondir notre réflexion. C'est aussi élargir notre regard sur le monde. Merci de tenir bon comme vous le faites.
Un état des choses d'une belle transparence et utile à la compréhension des difficultés mais aussi et surtout des volontés de grandir. Avec vous.
Il y a quelque chose du Mouvement des origines ! Un souffle de liberté nécessaire aujourd'hui et toujours ! Une écriture et une pensée ! et enfin le plaisir de la lecture ! Courage à vous et Hauts les coeurs !
Salut et fraternité à tous !
Un amical bonjour à Jean- Marc Adolphe. C'est un grand plaisir pour moi de découvrir ce journal Lucioles qui me permet de reprendre avec plaisir le fil de mes lectures de Strapontin puis de Mouvement ...Micha Cotte.