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Costa Rica, l’élection censurée par la presse française

Dernière mise à jour : 6 févr. 2022


Perroquet d'Amazonie, au Costa Rica. Photo DR.


Élection présidentielle ce dimanche 6 février au Costa Rica. 25 candidat.e.s y sont en lice.


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Forcément, ça ne fait pas envie. Un pays qui ne connaît aucun conflit armé, et qui d’ailleurs, a aboli son armée dès les années 1950. Un pays qui a fait du désarmement sa priorité (pas de chance pour la France d’Emmanuel M.), et milite pour l'élimination totale des armes nucléaires et le renforcement de la non-prolifération nucléaire. Un pays qui ne s’est pas laissé séduire par les sirènes de l'exploitation minière ou pétrolière (pas de chance pour la France d’Emmanuel M.), et qui, comme le confirme la Banque mondiale, a réussi à inverser la déforestation. Un pays qui a misé sur l'énergie propre, dépassant en novembre 2017 la barre des 300 jours dans l'année de production électrique générée exclusivement par des ressources renouvelables, et qui a de surcroît programmé l'élimination totale de l'utilisation des combustibles fossiles d'ici 2050. Un pays qui, pourtant, a connu 25 ans de croissance économique régulière, s'est doté d'un système de protection sociale de haut niveau et a investi dans l'éducation. Un pays qui, de surcroît, est terre d’asile pour plus de 100.000 Nicaraguayens qui ont fui la répression des manifestations antigouvernementales de 2018 , ainsi que pour des centaines de lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) persécutés dans leurs pays d'origine en Amérique centrale (ce fut le premier pays d'Amérique centrale à avoir légalisé le mariage homosexuel).

Forcément, ça ne fait pas envie. Alors ici, en France, personne n’en parle. Ce pays, c’est le Costa Rica. Il y a, ce dimanche 6 février, élection présidentielle. Les médias hexagonaux s’en désintéressent totalement. Dernier article sur Mediapart : octobre 2020 (une dépêche AFP). Sur Le Monde : 8 novembre 2020 (une dépêche AFP). Par exemple.

Circonstances aggravantes : comme le dit Denis Glock, conseiller consulaire pour la France au Costa Rica, Honduras et Nicaragua, « ici les idées n'opposent pas les gens ».

Patricia Mora Castellanos, présidente du Frente Amplio.


L’actuel président costaricain, Carlos Alvarado, journaliste-écrivain, ne se représente pas. Il y a 25 candidat.e.s en lice. Selon les sondages, José María Figueres Olsen, ancien président, du Parti de la libération nationale (PLN), arrive en tête des intentions de vote (15 à 20%). Même s’il n’a guère de chances, les humanités votent pour José María Villalta, candidat du parti de gauche Frente Amplio, présidé par une femme, Patricia Mora Castellanos, sociologue, fille du leader communiste Eduardo Mora Valverde, mère de la réalisatrice Maricarmen Merino et de la philosophe Alejandra Merino.

Et, même sans moyens, pour faire le travail que ne font pas les autres et suivre les élections au Costa Rica, les humanités y ont « engagé » deux jeunes correspondant.e.s. A suivre, donc…


Jean-Marc Adolphe

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