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"L'iranité", une forme d'ethnocide

Dernière mise à jour : 21 juin

Célébration de Nowruz, le Nouvel An kurde, dans le village de Palangan, Kurdistan d’Iran. Photo Salar Arkan/Wikimedia Commons


DROIT DE SUITES La mort du président Raïssi, alias "le boucher de Téhéran", ne changera rien à l'affaire. Le régime des mollahs, auquel certains militants pro-palestiniens trouvent des vertus, survit au prix d'une terrible répression, confiée aux sinistres "gardiens de la révolution" et aux "tribunaux" : déjà 235 exécutions depuis le début de l'année 2024. Les minorités ethniques, comme les Kurdes, ou religieuses, comme les Baha'is, sont tout particulièrement dans le viseur de ce qu'il faut bien nommer un ethnocide.


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Ils l'ont tellement frappée qu'elle tomba, victime d'une hémorragie cérébrale.

Les sinistres agents de la "police des mœurs" l'avaient arrêtée, au milieu de sa famille, car elle ne portait pas le voile selon les normes vestimentaires édictées par l'Ayatollah Khamenei. Un peu trop décontractée, cette Masha, avaient-ils jugé. « Nous l'arrêtons, juste pour un rappel au règlement », avaient-ils affirmé en l'embarquant. Sa famille la retrouva à la morgue, couverte d'hématomes. Les Gardiens de la Révolution avaient battu à tour de bras et fait plonger dans le coma cette jeune femme de 22 ans. (1)


L'assassinat de Jina Masha Amini, kurde iranienne, le 16 septembre 2022,  déclencha une vague de protestations qui dure encore aujourd'hui. Cette mobilisation, d'une ampleur et d'une durée inédites, débuta au Kurdistan iranien, notamment à Saqqez et Sanandaj, la capitale kurde, avant de gagner le reste du pays. « La province, à majorité sunnite, est particulièrement scrutée par le régime chiite puisque les femmes y revendiquent une plus grande liberté », remarquent Balthazar Arminjon et Louise Charrier, chercheurs en géopolitique et spécialistes de l'Iran. « C’est également au Kurdistan que sont dénombrées les premières victimes de la vague de répression que le régime engage contre les manifestants. » (2)



Au cri de « Femme, Vie, Liberté », les manifestations contre la dictature des mollahs s'étendirent à toutes les villes et universités de l'Iran. Dans le sud, dans le Sistan-Balouchistan, après la prière du vendredi, le 30 septembre 2022, des centaines de manifestants parcoururent les rues de la ville de Zahédan. Les milices du régime tirèrent et tuèrent 90 personnes. Ce "vendredi sanglant" marquera les iraniens de toute confession.


Curieusement, en France, les étudiants de Sciences-Po prompts à s'enflammer pour la cause palestinienne et à vanter la "résistance" du Hamas, inféodé au régime de Téhéran, ne semblent guère avoir entendu la plainte de la jeunesse iranienne. Il est vrai qu'on y porte fièrement le keffieh sur la tête ou le voile. Avec une certaine ostentation même. Curieux univers où les persécutés souhaitent se libérer, au risque de leur vie, du talon de fer de la dictature, tandis que de jeunes privilégiés tentent de s'encager ! La voie leur est désormais ouverte. Lundi 29 avril 2024, le président de l'université de Shiraz, Mohamed Mozni, a déclaré accueillir les étudiants américains et européens exclus de leur université ! Espérons que ces jeunes "persécutés" sauront saisir cette chance inespérée d'aller étudier sous le regard éminemment bienveillant de l'imam Khomeiny...


Là-bas, les miliciens du régime, les sinistres gardiens de la révolution, ont réprimé toutes les manifestations en tirant à balles réelles sur les manifestants et en ont emprisonné à tour de bras (2). Et la peine de mort turbine à plein régime. l'ONG Iran Human Rights dénombre déjà 235 exécutions depuis le début de l'année 2024, 8.064 depuis 2010 ! Le prochain sur la liste devrait être un jeune juif de 20 ans (2), Arvin Ghahremani, dont l'appel vient tout juste d'être rejeté par la Cour suprême. Le 15 mai dernier, Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de Iran Human Rights, a indiqué qu'au moins 103 personnes avaient été exécutées dans les prisons iraniennes au cours des 28 jours précédents. « Le silence de la communauté internationale est inacceptable et doit cesser », a-t-il ajouté. Selon Amnesty International, après la Chine, l'Iran est le second pays au monde quant au "record" d'exécutions. Les "minorités ethniques" représentent un fort contigent de ces exécutions.


(voir ci-dessous : Balthazar Arminjon et Louise Charrier, "Les minorités en Iran : un enjeu national et géopolitique", 7 pages, avril 2023)


Minorités en Iran
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La tragédie kurde


Un fait d'importance est à signaler dans la violence sadique exercée contre Misha Jina. Elle faisait partie de la communauté. kurde. Une minorité de six millions de personnes particulièrement persécutée par les Mollahs et les dictatures turque, syrienne, là où ils ont le malheur de vivre. Paradoxalement, c'est en Irak, grâce à l'intervention américaine, que les Kurdes peuvent jouir de nombreuses libertés politiques et culturelles.


J'ai pu le constater au début des années 2000. J'étais parti à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, avec deux autres professionnels, missionnés par le Quai d'Orsay pour donner des cours aux journalistes de la naissante télévision kurde, Zarzos. En arrivant à l’hôtel Hilton, au cœur de la ville, j'eus la surprise de voir flotter un drapeau rouge, frappé de la faucille et du marteau, au dessus d'un bloc d'immeubles, à 100 mètres de là. Interloqué, je demandai à notre guide ce qu'il en était. « Mais c'est le siège du Parti communiste kurde. Vous savez, ils ont des députés à l'Assemblée », me répondit-il, étonné de mon étonnement. Ainsi, l'intervention de l'impérialisme américain avait sauvé de l'extermination ce parti, autrefois clandestin et pourchassé sauvagement par Saddam Hussein, avec l'approbation tacite des dirigeants soviétiques, les amis de Saddam ! Quel monde complexe !


Lors du dixième anniversaire de la révolution du Rojava, en juillet 2022. Source : kurdistan-au-feminin.fr


Le destin tragique des Kurdes reste méconnu. Nous avons déjà oublié leur apport décisif de 2003 à 2017, dans la défaite de l’État islamique. Les puissances occidentales, dont la France, ont lâché (il y a du lâche là dedans) leurs alliés. Ils ne trouvent rien à redire, par exemple, à l'agression armée du dictateur turc Erdogan contre les zones kurdes du Rojava, administrées depuis le 12 novembre 2013 par le principal parti kurde syrien, le Parti de l'Union démocratique (PYD). Cette organisation est proche, sur le plan des idées, du PKK ( le parti des travailleurs du Kurdistan) qui combat, lui, en Turquie. Le leader,de ce parti, Abdullah Öcalan, croupit dans les geôles d'Erdogan, à l'isolement, depuis 1999 !


Nous sommes trop peu nombreux à nous souvenir du rôle essentiel joué par les bataillons féminins, ces "unités de protection de la femme" (YPJ) qui semèrent la peur parmi les assassins de Daesh (Être tué au combat par une femme vous prive du paradis et de ses 72 vierges, déplorent ces délirants). Le film-reportage Sœurs d'armes, de Caroline Fourest, en raconte avec efficacité l'épopée (bande-annonce ci-dessous). Les femmes kurdes en Syrie représentaient 35% des combattants. Il ne s'agit pas là d'un hasard. Depuis toujours, l’égalité homme -femme fait partie de la culture kurde.



Les 35 ou 40 millions d'habitants (c'est selon) du Kurdistan vivent dans des régions montagneuses écartelés entre quatre États, Iran, Syrie, Turquie et Irak. Dans ce dernier pays, ils jouissent d'une large autonomie à l'intérieur de l’État irakien. Ils sont persécutés partout ailleurs. Pour avoir traversé en voiture la région kurde en Turquie, de la ville de Diyarbakir jusqu' à la frontière irakienne, je peux témoigner de la présence vigilante des militaires, omniprésents, emprisonnant derrière des barbelés en continu, une grande partie du territoire et patrouillant, doigt sur la gâchette, dans des jeeps, dans toutes les villes et villages de ce Kurdistan sous la botte. (4)

 

Reniement de la parole donnée


Ce combat kurde pour l'indépendance s'est accentué depuis un siècle à la suite de la chute de l' Empire ottoman qui gouvernait l'ensemble de la région depuis le XIIIe siècle. Allié de l'Empire germanique dans la guerre de 14 -18, défait, il subit une mise à mort, dépecé par les vainqueurs. En 1920, les puissances signataires du  Traité de Sèvres (les alliés de la première guerre mondiale) décidèrent de l'autonomie des provinces kurdes avec, à terme, la création d'un État kurde indépendant. Ce traité, signé, ne sera jamais appliqué. Et, en 1923, Mustafa Kemal, le tant vanté leader laïc turc, obtint des participants à la réunion de Lausanne, chargé de préciser les frontières de son État, un traité où la promesse de l'autonomie kurde était tout simplement gommée. Avec l'appui de la France.


Depuis les Kurdes revendiquent la création de leur État et subissent une répression féroce des États qui tentent de les assimiler de force. La poétesse kurde Khonav Ayoub chante ainsi cette complainte des espoirs trahis. Dans un recueil regroupant des écrits de femmes, publié en 2023 aux éditions du Merle moqueur, elle dit : « Le Kurde est un prophète / c’est pourquoi toutes les religions le poignardent / S’ils lui avaient laissé sa terre / son chant arriverait jusqu’au septième pays / Si son ennemi avait compris ses chansons / alors il se serait assis et aurait pleuré mille ans / car c’est un amant dont le cœur est brûlé par l’absence / Même quand il ajuste son fusil /et pose son doigt sur la gâchette / il pense que c’est un instrument de musique, le "saz" / alors il veut jouer, il veut vivre / mais il se fait surprendre par le bruit du poignard / dans son dos. »


En Iran, la communauté kurde regroupe 8 à 10% de la population iranienne, soit 6 à 8 millions de personnes. Leur territoire historique se trouve au nord ouest de l'Iran, au Rojhellatî Kurdistan, aussi appelé Rojhelat, (l'Orient). Ces populations, de confession sunnite, vivent dans un pays dirigé par une théocratie chiite qui combat toute velléité d'autonomie ou d'indépendance des minorités. Autant dire que le peuple kurde iranien subit une coercition, jusqu'au moindre détail, de leur vie quotidienne. En continu. Ce n'est pas un hasard si les sbires du régime ont choisi une jeune kurde, Jina Masha Amini, pour faire un exemple et se sont acharnés sur elle. (5)


La répression contre le peuple kurde ne connaît d'ailleurs pas de répit. Le 29 janvier 2024, quatre Kurdes ont été pendus par la dictature, accusés d'espionnage au profit d’Israël. Une accusation passe-partout, commune à la justice d'exception iranienne. (6) Depuis sa prison d’Evin, à Téhéran, la lauréate du prix Nobel de la paix 2023, Narges Mohammadi, a déclaré dans un message relayé par sa famille, qu’elle et d’autres femmes prisonnières politiques, avaient protester contre les dernières exécutions par une grève de la faim.


La dictature des mollahs, dans un pays qui est une mosaïque de communautés culturelles, ethniques et religieuses, développe une politique dite "d'iranité". Projet quasi impossible dans un État où cohabitent Persans, Kurdes, Lors, Tats, Baloutchs, Azeris, Turkmènes, Qashqâïs, Arabes, Assyriens et Géorgiens. Projet ethnocide quand on sait qu'à coté de la majorité religieuse chiite, vivent sunnites, baha’is, chrétiens, yarsanis, sabéens-mandéens, zoroastriens et quelques juifs. Ce nivellement vise à effacer les particularismes et à combattre la volonté d'autonomie de tous ce peuples réunis par l'histoire et la coercition. Pour l'obtenir, la violence est l'outil privilégié de l'Ayatollah Khamenei.


« L’un des enjeux principaux de cette politique est la présence de minorités concentrées dans les régions pourvues des principales ressources, tel que le pétrole dans le Khouzestân et le Kurdistan », notent les chercheurs Balthazar Arminjon et Louise Charrier. « A titre d’exemple, l’Iran projette la construction du pipeline IPI à travers le Sistan-Baloutchistan pour exporter du gaz vers l’Inde et le Pakistan. Ces grands projets d’infrastructures sont accompagnés de délocalisations des populations locales minoritaires vers la capitale de la province et remplacés par les populations perses occupant les emplois dans l’industrie pétrolière interdits aux arabes. »


Une telle stratégie de déplacement et de remplacement de populations a notamment été réalisée par Pékin au Tibet, exilant des terres fertiles les populations tibétaines pour les remplacer par des Hans. Elle a été utilisée par l'armée américaine au Sud Vietnam avec la stratégie dite des "Hameaux stratégiques", regroupement forcé autour des bases US d'une population paysanne. Elle a été pratiquée contre les Kurdes irakiens par Saddam Hussein qui exterminait les hommes et regroupait femmes et enfants autour des bases militaires de la dictature. Un mixte irakien de la méthode chinoise et américaine, puisque les terres fertiles abandonnées étaient données à des populations arabes.

 

Les Baha'is, cible des mollahs


Une autre minorité est particulièrement l'objet de toutes les attentions criminelles de la dictature des Mollahs, les Baha'is. Cette religion naît en Iran en  1863, crée par un Perse , Mirza Husayn-Ali Nuri. Son nom est dérivé du surnom donné à son fondateur : Bahāʾ-Allāh (en arabe, « Gloire de Dieu »). Pour les baha'is , Adam, Abraham,Moise, Zarathoustra, Krishna, Bouddha, Jesus-Christ, Mahomet, le Bab et Baha'u'llah incarnent des manifestations de Dieu..


Des membres de la religion bahá'íe manifestent sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro, au Brésil, le 19 juin 2011,

pour demander aux autorités iraniennes de libérer sept prisonniers bahá'ís. Photo Ana Carolina Fernandes / AFP


Les Mollahs ont les poils de la barbe hérissés à la seule évocation du nom de cette religion syncrétique. Les adeptes du baha'isme seraient présents dans plus de 100.000 localités à travers le monde. Selon l’historien baha’i Peter Smith, les membres de la foi baha’ie sont estimés en 2022 à environ huit millions dans le monde. Leur centre spirituel et administratif est situé à Haïfa er Acre... en Israël. Pour la dictature, cette seule caractéristique suffit à signer le crime.



Le régime des ayatollahs les persécute particulièrement et de nombreuses peines de mort ont été prononcées contre des membres de cette communautés ethnique et religieuse. Les experts des Nations Unies ont alerté la communauté internationale, en août 2022, sur les arrestations arbitraires et les disparitions d’adeptes, la destruction et la confiscation de leurs propriétés et sur la persécution systématique auxquels ils font face. En avril 2022, au moins 1.000 Baha’is étaient en attente de condamnation, dont trois figures importantes de cette religion. La dictature instrumentalise la justice, ou ce qu'il en reste, pour éteindre ce foyer de contestation de l'ordre chiite. « Il en résulte que des centaines de bahá'ís et des dizaines de milliers de proches sont soumis à d’intenses pressions psychologiques et à des traitements injustes, devant supporter de manière cyclique les arrestations, les règlements de cautions qui s’ensuivent, et l’attente des mois durant voire des années – avant d’être appelés devant le juge ou envoyés en prison », remarque le bureau des Baha'is en France. « En outre, des centaines de magasins appartenant à des bahá'ís sont placés sous scellés par les autorités, ce qui prive des milliers de personnes de leurs ressources. Tous les emplois du secteur public sont interdits aux bahá’ís ainsi que plusieurs professions, les études universitaires leur sont inaccessibles, et leurs propriétés confisquées. » (8)


Le projet de la dictature d'annihiler l'originalité de la société multiculturelle et multiethnique de l'Iran pour en faire une contrée uniforme, à leur botte, l'oblige à utiliser les moyens les plus violents. En retour, la contestation du régime se développe au même rythme. L'une renforçant l'autre.


Dans une telle situation de dénonciation de son régime par les forces démocratiques iraniennes, l'ayatollah Khamenei ne tente-t-il pas d'utiliser la tactique de la diversion ? Les pogroms du 7 octobre en Israël menés par ses créatures du Hamas, du Hezbollah, des Houtis, du Djihad islamique, ne visaient-ils pas à créer, sur la base de l'antisémitisme diffusée en continu depuis l'arrivée de Khomeiny au pouvoir, comme un réflexe de soutien à la dictature ? Ce résultat se fait, pour le moins, attendre, tant la résistance au régime des mollahs est devenue forte.


Aragon rappelait dans L'Affiche rouge : « Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants / Avaient écrit sous vos photos "morts pour la France" / Et les mornes matins en étaient différents. »  En Iran, les photos des jeunes assassinés par la dictature s'affichent sur tous les réseaux sociaux. Des vers, écrits en 1905, par le poète et musicien Aref Qazvin, connu comme "poète national", sont repris et les accompagnent : « Des tulipes ont fleuri du sang des jeunes du pays, Leurs pétales sont rouges, leurs tiges sont droites. Elles ont poussé dans le sol fertile de la révolte, Et leur parfum embaume l’air de la liberté. » 

 

Michel Strulovici


NOTES

(1). Son visage était devenu un symbole en Iran. Une autre jeune femme, Nika Shakarami fut portée disparue en septembre 2022, Elle fut retrouvée morte neuf jours plus tard par sa famille dans une morgue. A l’époque, le gouvernement avait conclu à un suicide. L’adolescente de 16 ans a en réalité été agressée sexuellement et tuée par trois hommes travaillant pour les forces de sécurité iraniennes, dévoile un article de la BBC publié le 30 avril 2024. 

(2). Balthazar Arminjon et Louise Charrier, "Les minorités en Iran : un enjeu national et géopolitique", Questions géopolitiques, 5 juin 2023.

(3). Un peu moins de 10.000 juifs vivent encore en Iran aujourd’hui (contre 80.000 à 100.000 personnes à la fin des années 1970). Si le pouvoir appelle à la destruction d’Israël il n’a pas promulgué de lois anti-juives. Officiellement, les actes antisémites peuvent même faire l’objet de poursuites judiciaires. Voir sur Arte, "Les derniers juifs Iran : au coeur de la Révolution", disponible jusqu'au 27/06/2024. (Ce reportage de Philippe Brachet date de 2018). https://www.arte.tv/fr/videos/087497-053-A/les-derniers-juifs/

(4). En Turquie, des élections municipales se sont tenues le dimanche 31 mars 2024. A Diyarbakir, la capitale historique du Kurdistan turc, le parti DEM (nouvelle appellation du parti HDM, proche du PKK interdit), a remporté haut la main les élections avec près de 70% des voix. Erdogan a relevé de leurs fonctions les élus pour les remplacer par des administrateurs à sa botte.

(5). Le double prénom de cette jeune femme vient du refus du pouvoir des ayatollahs d'accepter les prénoms kurdes, donc ce "Jina"  qu'il récuse. D'où le choix de "Masha".

(6). Ces jeunes gens, prisonniers politiques kurdes, s'appelaient Pezhman Fatehi, Mohsen Mazloum, Mohammad Faramarzi et Vafa Azarbar. La dictature pousse loin la cruauté. Ainsi Joanna Taimasi, l’épouse de Mohsen Mazloum, l’un des exécutés, a indiqué que les Mollahs avaient refusé de remettre les corps des quatre hommes à leurs familles qu’ils seraient « enterrés dans un lieu non spécifié. ».

(7). Voir la note sur Wikipedia 

(8). Les Bahai'is de France. Bureau des affaires extérieures Les bahá’ís en Iran Une communauté persécutée (Janvier 2023)


En affinités :

Iran Human Rights : https://www.iranhr.net/en/

Kurdistan au féminin : https://kurdistan-au-feminin.fr

Conseil national de la résistance iranienne : https://fr.ncr-iran.org/



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2 Comments


Très bon dossier. Merci.

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Merci. Faites le connaitre.

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