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A Odessa, la coquina contre les bombes


Creusées dans la coquina, une roche sédimentaire calcaire, les catacombes d’Odessa offrent un labyrinthe de 2.500 kilomètres de tunnels, où ont été aménagés bunkers et abris anti-aériens. Une vie sous terre ? Dans la perspective de bombardements russes, les habitants d’Odessa s’y préparent.


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Les Russes parviendront-il jusqu’à Odessa ? Si l’armée de Poutine concentre actuellement son offensive dans le Donbass, aucune ville d’Ukraine n’est à l’abri de bombardements. Odessa, au bord de la mer Noire a été touchée une première fois le 21 mars. Jusqu’à présent, la ville portuaire a été plutôt épargnée, mais la région d’Odessa a été à nouveau prise pour cible dans la nuit du 2 au 3 juillet, un bombardement faisant deux morts et trois blessés (dont deux enfants, de quatre et sept ans) à Dobropillia. Et le port d’Odessa demeure, pour Poutine, un objectif stratégique majeur : sa prise permettrait à la fois de totalement verrouiller l’accès de l’Ukraine à la mer Noire, et offrirait de plus à l’armée russe une base de ravitaillement pour s’attaquer ensuite à la Moldavie.

On n’en pas encore là, mais les habitants d’Odessa commencent à s’y préparer. La ville de plus d’un million d’habitants dispose pour cela d’un avantage clé. Comme Paris, Odessa dispose d’un dédale impressionnant de tunnels souterrains creusés au fil du temps par des générations de carriers pour en extraire des blocs de calcaire, ou plus exactement de coquina, une roche sédimentaire calcaire formée essentiellement de coquilles incomplètement consolidées. Les premières galeries semblent dater du 17e siècle. Il s'agit aujourd’hui de l'un des plus grands labyrinthes urbains du monde ; les « catacombes d’Odessa » sont un réseau de tunnels sur trois niveaux qui comprennent environ 2 500 km de galeries. Et parmi elles, des bunkers et des abris antiaériens déjà existants, construits au milieu du siècle dernier et pendant la guerre froide. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ces catacombes ont ainsi servi de cachettes pour les partisans soviétiques.


A suivre : reportage photo

Igor Grek, spéléologue très en vue, fréquente les catacombes depuis son adolescence. Il connaît le réseau comme le fond de sa poche. Dès les premiers jours de l’invasion russe, il a décidé d’aménager un des bunkers afin qu’il puisse accueillir des habitants désirant se mettre à l’abri des bombardements. Photo Jean-François Bélanger / Radio Canada


(source : Radio Free Europe)


Dans le dédale des catacombes d'Odessa avec ses habitants, reportage France 24 (23 mars 2022).























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