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17 ans, est-ce un âge pour mourir ? / ¿Es 17 años una edad para morir?


Alison Ugus, sur sa page Facebook / Alison Ugus, en su página de Facebook.


Lettre à Alison Ugus / Carta a Alison Ugus


Version espagnole en-dessous / Versión en español a continuación


Chère Alison Ugus,

tu avais 17 ans, je t'écris depuis les larmes qui me coulent en torrent. Comment une telle barbarie est-elle possible ? Tu viens de mettre fin à tes jours. Tu as été arrêtée pour rien, tu ne manifestais même pas. Sur la vidéo de ton arrestation, on voit les policiers commencer à baisser ton pantalon. Puis à l'intérieur de la caserne, à l'abri des regards et des téléphones portables qui filment, ils t'ont violée, quatre policiers, chacun son tour. Ils ignoraient que tu étais la fille... d'un commandant de police. En sortant de la caserne, après 11 heures d'arrestation, tu as demandé le secours de ton père. Il a refusé de désavouer tes violeurs de policiers. Alors, tu as eu encore l'énergie de publier sur ta page Facebook ce qui t'es arrivé, ce qui tu as subi. Puis tu as mis fin à tes jours.

Depuis la lointaine France, je n'ai pas grand chose à t'offrir. Laisse-moi cependant dédier à ta mémoire ces iris, dans mon jardin, sur le point de fleurir.

Nous t'aimons.


Jean-Marc Adolphe, rédacteur en chef des humanités, média alter-actif, 14 mai 2021.

jeanmarcadolphe@leshumanites.org





Querida Alison Ugus,

tenías 17 años, te escribo con un torrente de lágrimas en las mejillas. ¿Cómo es posible semejante barbaridad? Acabas de poner fin a tu vida. Te arrestaron por nada, ni siquiera estabas protestando. En el vídeo de tu detención, podemos ver cómo la policía empieza a bajarle los pantalones. Luego, dentro del cuartel, a escondidas de la vista y de las filmaciones de los teléfonos celulares, te violaron, cuatro policías, cada uno por su lado. No sabían que eras la hija de un comandante de policía. Cuando saliste del cuartel, tras 11 horas de arresto, pediste ayuda a tu padre. Se negó a repudiar a sus violadores policiales. Así que todavía tuviste la energía para publicar en tu página de Facebook lo que te pasó, lo que sufriste. Entonces te quitaste la vida.

Desde la lejana Francia, no tengo mucho que ofrecerte. Pero permítame dedicar a su memoria estos lirios, en mi jardín, a punto de florecer.

Te queremos.


Jean-Marc Adolphe, redactor jefe de les humanités, un medio de comunicación alter-activo, 14 de mayo de 2021.

jeanmarcadolphe@leshumanites.org

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