top of page

Alertez les bébés ! (la fille de Poutine, la guerre et l'IA)

Dernière mise à jour : il y a 22 heures


"Les rapaces de la mort" sont "ivres de massacres" chantait déjà en 1976 Jacques Higelin. Cinquante ans plus tard, ces oiseaux de malheur sont toujours là, et ils ont sophistiqué leurs armes : algorithmes, réseaux "sociaux" et intelligence artificielle. A la manœuvre, il y a notamment Katerina Tikhhonova alias Poutina, la fille cadette de l'exterminateur du Kremlin. Le plan, ce n'est pas seulement de gagner la guerre en Ukraine, mais d'éteindre nos Lumières. Une guerre "hybride" ? D'abord culturelle. Pour nous, il est sans doute trop tard, on n'a pas vu venir le coup fourré. Mais tant que vivants, il est grand temps d'alerter les bébés.

les humanités, ça n'est pas pareil.

Chroniques, analyses, récits, "hors-pistes" : pour rester à l'affût : 


Suite de l’enquête publiée hier (sur laquelle, à cette heure, la totalité de la presse française a choisi d’observer l’omerta). Ici : https://www.leshumanites-media.com/post/plan-secret-poutine-election-france


Parmi les révélations de notre petite cellule d’investigation : le rôle central joué par la fille cadette de Vladimir Poutine, Katerina Poutina (qui utilise, pour se dissimuler, le nom de sa grand-mère maternelle : Tikhonova), laquelle a été nommée dès 2020 à la tête d'un institut d'intelligence artificielle au sein de l'université d'État de Moscou. Le rôle de Katerina Tikhonava dans la « guerre hybride » lancée par Vladimir Poutine contre les démocraties occidentales, n’avait encore jamais été débusqué.



Pour la petite histoire, Katerina Poutina-Tikhonova a eu à partir de 2017 une relation (et une fille) avec l’alors directeur du Ballet de Munich, un certain Igor… Zelenski ! (sans lien de parenté avec l’actuel président ukrainien). Sa bio ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Igor_Zelenski


Au-delà de la petite personne de Katerina Poutina-Tikhonova, ce que montre l’enquête des humanités, c’est la puissance de frappe des outils développés par le Kremlin.


Dans 1984, Orwell l’avait pressenti, mais là, ça va beaucoup plus loin. Et Bernard Noël, dans La Castration mentale, ne croyait pas si bien dire, lorsqu’il parlait de « censure par saturation ». Sur les humanités, un article demande en moyenne 4 à 8 h du travail. Dans le même temps, les robots du Kremlin (ou ceux d’Elon Musk, c’est du pareil au même) peuvent produire… 23 000 articles par jour ! Un véritable tsunami auquel notre humanité ne résistera pas.


C’est grâce à de tels outils dopés à l’IA que le technofascisme compte remporter, démocratiquement, les élections. Cela vient de se produire en Colombie, cela se produira demain au Brésil, au Mexique (puisque comme Peter Thiel l’a dit expressément, il s’agit de tuer l’idée même progressisme. C’est L’Oeuf du serpent, pour reprendre le titre d’un film d’Ingmar Bergman, le meilleur que je connaisse sur le fascisme). Et cela se produira aussi demain en France.


Mais pour ces chantres des « lumières obscures » (Curtis Yarvin), qui veulent rien moins que notre extermination (et s’y emploient déjà en réduisant la planète à peau de chagrin avec leur méga-datacenters), gagner des élections ne suffit pas. Ou plus exactement, pour gagner ces élections, il faut préalablement gagner la guerre culturelle, celle des esprits. Cela passe par le langage, ce à quoi s’attaque l’IA « générative », avant de laisser la place à l’IA « agentique », qui remplacera purement et simplement l'humanité défaillante.


Car les 23 000 articles par jour des robots du Kremlin inondent de produits toxiques le camp des connaissances, ce gisement pour robots conversationnels. Bientôt (cela a déjà commencé) les « assistants virtuels » nichés dans nos smartphones, et qui ont réponse à tout, même lorsqu'on leur demande rien, assureront que oui, les femmes sont biologiquement inférieures aux hommes ; que non, le changement climatique n’existe pas, etc., etc. (ad libitum).


Comme le dit le « gourou digital » qui a inventé et piloté la campagne d’Abelardo De la Espriella en Colombie, « l’information, ce n’est pas ce qui est vrai, c’est ce qui est publié » (ICI). Or, les algorithmes des réseaux sociaux, plateformes et outils d’IA ne se fient pas à la vérité, mais à ce qui fait le plus de clics.


Pourquoi, alors, illustrer ici ce propos par une vidéo… générée par l’IA. D’abord, parce qu’il faut savoir parler (dans) la langue de l’ennemi. Ensuite, parce que produire une telle vidéo de façon « artisanale », demanderait des moyens -économiques- que nous sommes encore très très loin de réunir. Enfin, parce que l’enquête publiée par les humanités demande 27 minutes de temps de lecture. Or, aujourd’hui, quasiment plus personne n’a le temps de lire. Pour qui ne se donne plus ce temps, voilà donc, en cinq minutes à écouter, un résumé qui permet a minima d’alerter.


Parce que oui, il y a urgence à « alerter les bébés » comme le chantait déjà il y a cinquante ans (en 1976) Jacques Higelin :


« Les gens épouvantés / Fuient le mal qui est en eux / Quand vous en croisez un dans le désert / Il trouve encore moyen de détourner les yeux / Car son frère lui fait peur / Il a honte de son frère / Alors il se précipite en pleurant / Dans les bras du premier Colonel Papa venu / Qui lui jure la guerre / Qui lui promet torture et prison / Pour celui qui a fait à son rejeton / L'affront d'un regard / L'affront d'un regard d'amour Alertez les bébés ! Alertez les bébés !

Moi Je veux plonger mon poing / Dans ta gueule ouverte / Et te l'enfoncer jusqu'au cœur / Jusqu'aux tripes / Et te les arracher / Et les brandir à la lumière /Du soleil

Alertez, alertez, alertez les bébés ! / Alertez, alertez, alertez les bébés ! / Alertez les bébés !

J'ai vu / Un jour / Cent mille enfants / Serrer dans leur poing l'étendard / De l'amour / Révolté Le vent dansait dans leurs cheveux / Et leurs voix faisaient trembler / Les murs de Babylone / Comment veux-tu que l'espoir capitule / Et qu'on retourne après ça / Jeter en pâture aux chacals / Et aux requins / Ce pur élan de vie/ Jeter en pâture aux chacals / Et aux requins / Ce pur élan de vie / Ce cri de rage

Alertez les bébés ! / Alertez les bébés ! / Alertez, alertez, alertez les bébés !

Les rapaces de la mort / Se sont châtrés les ailes / Et ils traquent leurs petits dans / Les corridors des cités grises / Des sacs de mensonges / Et des matraques à la main / Ils font la chasse à l'identité / Eux qui ont égaré la leur / Dans les basses-fosses de paperasses / Eux qui ont égaré la leur / Dans leurs entrailles repues / De viande assassinée

Alertez les bébés ! / Alertez, alertez les bébés !

Mais les rapaces de la mort / Se retournaient déjà / Ivres de massacres / Que nous avions pris le temps / D'alerter les bébés / Et de construire avec les bébés / Un mur de lumière / Qui fusille de clarté / Les yeux clos des morts-vivants / Des morts-vivants / Les yeux clos des morts-vivants

Morts-vivants (x 4)

Vivants (x 8)

Alertez, alertez les bébés ! / Les bébés ! / Alertez, alertez, alertez, alertez les bébés ! »

 

(sur You Tube, sans orchestre et à cappella, lors d’une manifestation à Paris de « Droit au logement »  : https://youtu.be/Q1dfS51yQBg?si=CpmoNWTULVPPTPmQ ; et sans orchestre non plus, mais parlé-chanté : https://youtu.be/TieeJzIr__g?si=gFZ8YiXdfjLYeU_K ; ou encore avec orchestre : https://youtu.be/BCm7Z402Za8?si=hwXCJzoP-4YTxAUB)


Jean-Marc Adolphe


 Nous avons fait le choix d'un site entièrement gratuit,sans publicité,

qui ne dépend que du soutien de nos lecteurs.




1 commentaire


yanitz2018
yanitz2018
il y a 2 jours

Rage, rage et impuissance ! Et nostalgie du Crabouif.

Impuissance du type lisant une imbécilité humaine de plus assis sur sa chaise en train de piétiner sur place comme dans feue la grande salle des "Pas Perdus" de la Gare du Midi à Bruxelles !

S'énerver tout seul sur Poutina ou la démolition de la Gare du Midi !?

Écoutons Higelin, le doux rêveur : "Je suis mort, qui, qui dit mieux" (Album "Crabouif", 1971)

" https://www.youtube.com/watch?v=5I473Iyo5Nc&list=RD5I473Iyo5Nc&start_radio=1 "



J'aime

nos  thématiques  et  mots-clés

Conception du site :

Jean-Charles Herrmann  / Art + Culture + Développement (2021),

Malena Hurtado Desgoutte (2024)

bottom of page