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Champs libres, cahier de vacances. Une adresse hospitalière


Ce dimanche 19 juillet 2026, un premier "colportage" de Jacques Bonnaffé lance nos "Champs libres", qui tiendront en haleine le cours des "humanités" tout le mois d'août. Enfin, on l'espère : défilé de chroniques – et pourquoi pas une fanfare. Maintenant, c'est à VOUS de jouer.

les humanités, ça n'est pas pareil.

Chroniques, analyses, récits, "hors-pistes" : pour rester à l'affût : 


Ceci est une bande-annonce, même si nous ne faisons pas notre cinéma.

En août, nous serons majestueux, respectables, c’est-à-dire augustes. Mais sans impérialisme.


Ce sera un chantier participatif : plus on est de fous…, etc. Il ne s’agit pas d’être raisonnables, mais de continuer un chemin hors des chemins (Henri Michaux).

 

Ceci est une invitation

« On ne peut inviter le vent, mais on doit laisser la fenêtre ouverte. » Jiddu Krishnamurti (1895‑1986), "Se libérer du connu"

Ceci est une invitation - du verbe latin invitare, « inviter, convier, divertir », lié à l’idée d’être agréable envers quelqu’un, notamment en le conviant à un repas.

Notre repas sera composé de mots, d’images, de sons, à votre bon goût.

Cette invitation est prioritairement réservée à nos abonné.e.s et donateurs et donatrices, mais comme personne n’est parfait, il y aura naturellement quelques exceptions.

« La liberté, c’est un mot qui a fait le tour du monde et n’en est pas revenu ». Coluche (1944-1986)

De quoi s’agit-il ?

 

Déjà le titre dit tout : Champs libres.


Du 1er au 31 août, sur les humanités, ce sera comme un cahier de vacances. Mais il ne s’agira pas tant de réviser – encore que, pourquoi pas ? –  mais d’inventer.

Inviter tout.e un.e chacun.e à venir y déposer ses expériences de vacance : un paysage devant les yeux ou sous les paupières, une pensée qui remonte de la cave au grenier, une divagation, une poème -avec ou sans écriture inclusive-, un coup de gueule ou un coup de foudre qui s’échappe des convenances trop convenues, un récit, un témoignage, un rêve de…,

bref, tenir chronique, pour une fois – voire plus si affinités – à la table d’hôtes d’un journal-lucioles.


Pendant tout le mois d’août, les humanités vous offrent l’hospitalité.

« L’hospitalité n’est pas un acte isolé, c’est une manière de vivre. » Robert Louis Stevenson (1850-1894)

Chacune de ces chroniques pourrait commencer par : « Bonjour les humanités, je vous écris depuis… » (un paysage, un lieu de travail, un espace mental, etc.)


Il n’y a pas de format imposé. On dit « écrire », mais ce peut être aussi bien en images (photographie, peinture, dessin, vidéo…) ou en sons (enregistrements, pastilles sonores, musique...).

 

On n’accepte pas l’excuse « mais je ne sais pas écrire ». Pour celles et ceux qui auraient peur (de ne pas y arriver), on sera de bons conseils (pour ciseler une idée, lui donner forme).

Mode d’emploi

Là, déposer une chronique déjà finalisée, ou juste une ébauche (idée, proposition…)

Des questions ?


D’ici là, lever le pied

D’ici là, jusqu’au 31 juillet, la petite rédaction encore bénévole des humanités va un peu lever le pied.

Ces derniers temps, on a beaucoup donné, en chroniques et enquêtes. Franchement, compte tenu de nos modestes moyens, on n’a pas envie de rougir.


Les deux semaines à venir ne seront pas totalement de vacances. Il y aura quelques publications en vue, qui sont encore en train de mijoter.

Mais il nous faut aussi prendre le temps de remettre à l’heure quelques pendules internes, sans oublier un dossier à rédiger, budgéter et déposer d’ici la fin de ce mois pour espérer recevoir ultérieurement quelques miettes d’aide publique (à la presse en ligne). Après avoir conquis, de haute lutte, un agrément d’information politique et générale.


On donnera aussi des nouvelles de notre financement participatif sur HelloAsso (ICI), que l’on est bien obligé de poursuivre et faire grandir, si on veut avoir la chance de continuer.

« À présent c’est la guerre, le jeu où l’on pousse d’un côté, où l’on tient la porte de l’autre ! / J’étouffe de n’être entouré que de cela ! / Laissez-moi respirer ! / Ouvrez toutes les fenêtres ! / Ouvrez plus de fenêtres que toutes les fenêtres qu’il y a dans le monde. »  Fernando Pessoa, "Ultimatum" (1917)

Il a fallu batailler sur le sens des mots (le vocabulaire, c’est politique) pour faire valoir, par exemple, qu’un poème de Fernando Pessoa (que nous avons publié en mai 2023, ICI), ce n’est pas juste de la poésie pour faire genre, mais que ça relève aussi de « l’information politique et générale » – aucun décret restrictif ne vient d’ailleurs en limiter les contours, tout dépend de l’interprétation.

 « On ne parle pas assez de l’épinoche, ce petit poisson de nos petites rivières d'Europe, qui s'est rendu célèbre par les procédures gestuelles complexes de sa reproduction. » Jacques Bonnaffé, en guise d’introduction aux "Champs libres".

Jacques Bonnaffé, acteur d’exceptions poétiques -qui ne s’est jamais considéré en état d’exception culturelle- avait rejoint le festival des humanités que nous avions convivialement organisé en septembre 2023 à Cenne-Monestiés, dans l’Aude (ICI). C’est bien dommage, on n’a pas eu les moyens de réitérer l’aventure. Mais depuis, de temps à autre, on échange avec Jacques Bonnaffé quelques bons mots.


En lever de rideau, un premier colportage de Jacques Bonnaffé


Voici quelques jours, une conversation téléphonique nous conduit vers l’horizon de ces champs libres. Et puis, sans chercher midi à quatorze heures, vient l’idée qu’une chronique de Jacques Bonnaffé pourrait prendre la forme d’une pastille sonore, transmise par les voies téléphoniques. « Je vais y réfléchir », dit-il. Et quinze minutes plus tard, tombe l’enregistrement qui suit. Le bonnaffé est un animal qui réfléchit vite, quand ça fait sens.

 

Hier, il nous écrivait : « je peux sans doute raccourcir et proposer un peu d’écriture en complément. Au moins dire que ce n’est pas une facétie de plus, un rôle emprunté mais le sentiment d’un vague devoir, comme d’aller où l’on ne va pas, être de passage et vivant ». On lui fait confiance pour rater mieux, comme disait Beckett. Mais pour aujourd’hui, ce premier colportage fera office de lever de rideau à nos (vos) champs libres.

 

Au milieu des années 1990, Jacques Bonnaffé créait, avec fanfare en prime, un merveilleux spectacle, Cafougnette et l’défilé, à partir de textes de Jules Mousseron, mineur et poète du Nord (ICI).

On en est là. On ouvre le balcon, on guette le défilé de vos chroniques à venir. S’il y a une fanfare en plus, on ne dit pas non.

 

Jean-Marc Adolphe et le comité de rédaction des humanités.




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