Netanyahou : la victoire en perdant

Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar (« Droit »), arrive à un meeting électoral entouré de son équipe de sécurité, à l’approche
des élections législatives israéliennes, le dimanche 25 octobre 2026, à Tel-Aviv, en Israël. Photo David Goldman/AP
Après le scrutin du 27 octobre, quelles hypothèses pour gouverner Israël ? Le Likoud recule, la coalition sortante perd sa majorité dans les projections, mais Benyamin Netanyahou n’a pas quitté le pouvoir. Face à une opposition qui ne dispose pas davantage des sièges nécessaires pour gouverner seule, les partis arabes pourraient devenir décisifs. Coalition de remplacement, droite recomposée, blocage prolongé : la bataille de l’après-scrutin commence, avec, déjà, la menace d’une nouvelle confrontation avec l’Iran.
Un revers électoral, pas encore une défaite politique Le Likoud recule, Netanyahou reste debout
Perdre sa majorité sans perdre immédiatement son poste : voilà le paradoxe sur lequel Benyamin Netanyahou peut construire sa survie. Les législatives israéliennes du 27 octobre ne lui ont pas donné, dans les projections disponibles au lendemain du scrutin, les moyens de reconduire sa coalition. Mais elles n’ont pas davantage offert à ses adversaires une majorité prête à gouverner. Le résultat sanctionne le pouvoir sortant sans organiser clairement sa succession.
Les chiffres doivent encore être maniés avec précaution. Les sondages de sortie des urnes ont été révisés pendant la nuit et le dépouillement partiel a déplacé l’équilibre entre les blocs. Des projections actualisées plaçaient les deux camps autour de 51 sièges chacun, tandis que d’autres donnaient un léger avantage au camp Netanyahou. Dans tous les cas, la barre des 61 élus, majorité absolue des 120 sièges de la Knesset, restait hors de portée sans renforts.
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