Zohran Mamdani, pour l'Histoire : "Cette ville est votre ville, et cette démocratie est aussi la vôtre"
- La rédaction

- 5 nov. 2025
- 13 min de lecture

Zohran Mamdani au soir du 4 novembre 2025, après l'annonce de sa victoire à la mairie de New York. Photo Yuki Iwamura / AP
« New York restera une ville d'immigrants : une ville construite par des immigrants, animée par des immigrants et, à partir de ce soir, dirigée par un immigrant ». En exclusivité pour les humanités, la traduction intégrale du discours de Zohran Mamandi après son élection à la mairie de New York.
Merci, mes amis. Le soleil s'est peut-être couché sur notre ville ce soir, mais comme l'a dit un jour Eugene Debs, « je vois poindre l'aube d'un jour meilleur pour l'humanité ». (1)
Depuis aussi longtemps que nous nous souvenons, les travailleurs de New York se sont entendu dire par les riches et les personnes bien connectées que le pouvoir ne leur appartenait pas. Les doigts meurtris à force de soulever des cartons dans les entrepôts, les paumes calleuses à force de tenir le guidon des vélos de livraison, les jointures marquées par les brûlures de cuisine : ce ne sont pas des mains qui ont été autorisées à détenir le pouvoir. Et pourtant, au cours des 12 derniers mois, vous avez osé viser plus haut.
Ce soir, contre toute attente, nous l'avons atteint. L'avenir est entre nos mains. Mes amis, nous avons renversé une dynastie politique.
Je souhaite à Andrew Cuomo (2) tout le bonheur possible dans sa vie privée. Mais que ce soir soit la dernière fois que je prononce son nom, alors que nous tournons la page d'une politique qui abandonne le plus grand nombre et ne répond qu'à une minorité. New York, ce soir, vous avez tenu votre promesse. Une promesse de changement. Une promesse d'une nouvelle forme de politique. Une promesse d'une ville que nous pouvons nous permettre. Et une promesse d'un gouvernement qui tient exactement ces engagements.
Le 1er janvier, je prêterai serment en tant que maire de la ville de New York. Et c'est grâce à vous. Avant toute autre chose, je tiens donc à vous dire ceci : merci. Merci à la prochaine génération de New-Yorkais qui refusent d'accepter que la promesse d'un avenir meilleur soit une relique du passé.
Vous avez montré que lorsque la politique s'adresse à vous sans condescendance, nous pouvons entrer dans une nouvelle ère de leadership. Nous nous battrons pour vous, car nous sommes vous.
Ou, comme on dit à Steinway, ana minkum wa alaikum. (3)
Merci à ceux qui sont si souvent oubliés par la politique de notre ville, qui ont fait leur ce mouvement. Je parle des propriétaires de bodegas yéménites et des abuelas mexicaines. Des chauffeurs de taxi sénégalais et des infirmières ouzbèkes. Des cuisiniers trinidadiens et des tantes éthiopiennes. Oui, des tantes.
À tous les New-Yorkais de Kensington, Midwood et Hunts Point, sachez ceci : cette ville est votre ville, et cette démocratie est aussi la vôtre. Cette campagne concerne des gens comme Wesley, un organisateur du 1199 (4) que j'ai rencontré devant l'hôpital Elmhurst jeudi soir. Un New-Yorkais qui vit ailleurs, qui fait deux heures de trajet aller-retour depuis la Pennsylvanie parce que les loyers sont trop chers dans cette ville.
Elle concerne des gens comme cette femme que j'ai rencontrée il y a des années dans le bus Bx33 (5) et qui m'a dit : « Avant, j'aimais New York, mais maintenant, c'est juste l'endroit où je vis. » Et elle concerne des gens comme Richard, le chauffeur de taxi avec lequel j'ai fait une grève de la faim de 15 jours devant l'Hôtel de ville, et qui doit encore conduire son taxi sept jours sur sept. Mon frère, nous sommes maintenant à l'Hôtel de ville.
Cette victoire est pour eux tous. Et elle est pour vous tous, les plus de 100.000 bénévoles qui ont fait de cette campagne une force imparable. Grâce à vous, nous ferons de cette ville une ville que les travailleurs peuvent à nouveau aimer et dans laquelle ils peuvent à nouveau vivre. À chaque porte frappée, à chaque signature obtenue, à chaque conversation difficile, vous avez érodé le cynisme qui caractérise désormais notre politique.
Je sais que je vous ai beaucoup demandé au cours de cette dernière année. À maintes reprises, vous avez répondu à mes appels, mais j'ai une dernière requête. New York, respirez profondément cet instant. Nous avons retenu notre souffle plus longtemps que nous ne le pensons.
"Nous respirons l'air d'une ville qui renaît"
Nous l'avons retenu dans l'attente de la défaite, nous l'avons retenu parce que l'air a été chassé de nos poumons trop souvent pour pouvoir les compter, nous l'avons retenu parce que nous ne pouvons pas nous permettre d'expirer. Merci à tous ceux qui ont tant sacrifié. Nous respirons l'air d'une ville qui renaît.
À mon équipe de campagne, qui a cru en moi alors que personne d'autre ne le faisait et qui a transformé un projet électoral en quelque chose de bien plus grand : je ne pourrai jamais exprimer toute ma gratitude. Vous pouvez enfin dormir tranquilles.
À mes parents, maman et papa (6) : vous avez fait de moi l'homme que je suis aujourd'hui. Je suis très fier d'être votre fils. Et à ma merveilleuse épouse, Rama Duwaji (7) : il n'y a personne d'autre que je préfèrerais avoir à mes côtés en ce moment, et à chaque instant.
À tous les New-Yorkais, que vous ayez voté pour moi, pour l'un de mes adversaires ou que vous ayez été trop déçus par la politique pour voter, merci de m'avoir donné l'occasion de prouver que je suis digne de votre confiance. Je me réveillerai chaque matin avec un seul objectif : rendre cette ville meilleure pour vous qu'elle ne l'était la veille.
Beaucoup pensaient que ce jour n'arriverait jamais, craignant que nous soyons condamnés à un avenir moins prometteur, chaque élection nous condamnant simplement à plus de la même chose. D'autres considèrent la politique actuelle comme trop cruelle pour que la flamme de l'espoir continue de brûler. New York, nous avons répondu à ces craintes.
Ce soir, nous nous sommes exprimés d'une voix claire. L'espoir est vivant. L'espoir est une décision que des dizaines de milliers de New-Yorkais ont prise jour après jour, bénévolat après bénévolat, malgré les attaques publicitaires incessantes. Plus d'un million d'entre nous se sont rassemblés dans nos églises, nos gymnases, nos centres communautaires, pour remplir le registre de la démocratie.
Et même si nous avons voté seuls, nous avons choisi l'espoir ensemble. L'espoir plutôt que la tyrannie. L'espoir plutôt que l'argent et les idées étroites. L'espoir plutôt que le désespoir. Nous avons gagné parce que les New-yorkais se sont permis d'espérer que l'impossible pouvait devenir possible. Et nous avons gagné parce que nous avons insisté pour que la politique ne soit plus quelque chose qui nous est imposé. Désormais, c'est quelque chose que nous faisons.
Debout devant vous, je pense aux paroles de Jawaharlal Nehru (8) : « Il arrive un moment, rare dans l'histoire, où nous passons de l'ancien au nouveau, où une époque s'achève et où l'âme d'une nation, longtemps réprimée, trouve enfin sa voix. »
Ce soir, nous sommes passés de l'ancien au nouveau. Alors parlons maintenant, avec une clarté et une conviction qui ne peuvent être mal interprétées, de ce que cette nouvelle ère apportera, et à qui.
Ce sera une ère où les New-yorkais attendront de leurs dirigeants une vision audacieuse de ce que nous accomplirons, plutôt qu'une liste d'excuses pour ce que nous sommes trop timides pour tenter. Au cœur de cette vision se trouvera le programme le plus ambitieux jamais mis en place pour lutter contre la crise du coût de la vie que connaît cette ville depuis l'époque de Fiorello La Guardia (9) : un programme qui gèlera les loyers de plus de deux millions de locataires bénéficiant d'un loyer stabilisé, rendra les bus rapides et gratuits et offrira des services de garde d'enfants universels dans toute notre ville.
Dans quelques années, notre seul regret sera peut-être que ce jour ait mis si longtemps à arriver. Cette nouvelle ère sera celle d'une amélioration constante. Nous embaucherons des milliers d'enseignants supplémentaires. Nous réduirons le gaspillage d'une bureaucratie pléthorique. Nous travaillerons sans relâche pour que les lumières brillent à nouveau dans les couloirs des immeubles de la NYCHA (10), où elles clignotent depuis longtemps.
La sécurité et la justice iront de pair, car nous travaillerons avec les policiers pour réduire la criminalité et créer un département de la sécurité communautaire qui s'attaquera de front à la crise de la santé mentale et à celle des sans-abri. L'excellence deviendra la norme au sein du gouvernement, et non plus l'exception. Dans cette nouvelle ère que nous créons pour nous-mêmes, nous refuserons de laisser ceux qui sèment la division et la haine nous monter les uns contre les autres.
En cette période d'obscurité politique, New York sera la lumière. Ici, nous croyons qu'il faut défendre ceux que nous aimons, que vous soyez un immigrant, un membre de la communauté transgenre, l'une des nombreuses femmes noires que Donald Trump a licenciées d'un emploi fédéral, une mère célibataire qui attend toujours que le prix des produits alimentaires baisse, ou toute autre personne acculée au pied du mur. Votre combat est aussi le nôtre.
"Nous construirons une mairie qui se tiendra fermement aux côtés des New-yorkais juifs et qui ne faiblira pas dans la lutte contre le fléau de l'antisémitisme. Où plus d'un million de musulmans sauront qu'ils ont leur place"
Et nous construirons une mairie qui se tiendra fermement aux côtés des New-yorkais juifs et qui ne faiblira pas dans la lutte contre le fléau de l'antisémitisme. Où plus d'un million de musulmans sauront qu'ils ont leur place, non seulement dans les cinq arrondissements de cette ville, mais aussi dans les couloirs du pouvoir.
New York ne sera plus une ville où l'on peut faire campagne sur l'islamophobie et remporter les élections. Cette nouvelle ère sera marquée par une compétence et une compassion qui ont trop longtemps été opposées l'une à l'autre. Nous prouverons qu'il n'y a pas de problème trop grand pour que le gouvernement le résolve, ni de préoccupation trop insignifiante pour qu'il s'en soucie.
Pendant des années, les responsables de la mairie n'ont aidé que ceux qui pouvaient les aider. Mais le 1er janvier, nous inaugurerons une administration municipale qui aidera tout le monde.
Je sais que beaucoup n'ont entendu notre message qu'à travers le prisme de la désinformation. Des dizaines de millions de dollars ont été dépensés pour redéfinir la réalité et convaincre nos voisins que cette nouvelle ère est quelque chose qui devrait les effrayer. Comme cela s'est souvent produit, la classe des milliardaires a cherché à convaincre ceux qui gagnent 30 dollars de l'heure que leurs ennemis sont ceux qui gagnent 20 dollars de l'heure.
Ils veulent que les gens se battent entre eux afin que nous restions distraits du travail de refonte d'un système qui ne fonctionne plus depuis longtemps. Nous refusons de les laisser dicter les règles du jeu. Ils peuvent jouer selon les mêmes règles que nous tous.
Ensemble, nous inaugurerons une génération de changement. Et si nous embrassons cette nouvelle voie courageuse, plutôt que de la fuir, nous pourrons répondre à l'oligarchie et à l'autoritarisme avec la force qu'ils redoutent, et non avec l'apaisement qu'ils recherchent.
Après tout, si quelqu'un peut montrer à une nation trahie par Donald Trump comment le vaincre, c'est bien la ville qui l'a vu naître. Et s'il existe un moyen de terrifier un despote, c'est en démantelant les conditions mêmes qui lui ont permis d'accumuler le pouvoir.
"Donald Trump, puisque je sais que vous regardez, j'ai trois mots à vous dire : montez le son"
Ce n'est pas seulement ainsi que nous arrêterons Trump, c'est ainsi que nous arrêterons le prochain. Alors, Donald Trump, puisque je sais que vous regardez, j'ai trois mots à vous dire : montez le son.
Nous demanderons des comptes aux mauvais propriétaires, car les Donald Trump de notre ville ont pris l'habitude de profiter de leurs locataires. Nous mettrons fin à la culture de la corruption qui a permis à des milliardaires comme Trump d'échapper à l'impôt et de profiter d'allégements fiscaux. Nous nous tiendrons aux côtés des syndicats et renforcerons la protection des travailleurs, car nous savons, tout comme Donald Trump, que lorsque les travailleurs ont des droits inébranlables, les patrons qui cherchent à les exploiter deviennent vraiment insignifiants.
New York restera une ville d'immigrants : une ville construite par des immigrants, animée par des immigrants et, à partir de ce soir, dirigée par un immigrant.
Alors écoutez-moi bien, président Trump, quand je vous dis ceci : pour nous atteindre, vous devrez passer par nous tous. Lorsque nous entrerons à la mairie dans 58 jours, les attentes seront élevées. Nous les satisferons. Un grand New-yorkais a dit un jour que l'on fait campagne en poésie, mais que l'on gouverne en prose.
Si cela doit être vrai, faisons en sorte que la prose que nous écrivons rime encore, et construisons une ville brillante pour tous. Et nous devons tracer une nouvelle voie, aussi audacieuse que celle que nous avons déjà parcourue. Après tout, la sagesse conventionnelle vous dirait que je suis loin d'être le candidat idéal.
Je suis jeune, malgré tous mes efforts pour vieillir. Je suis musulman. Je suis un socialiste démocrate. Et le plus accablant de tout, je refuse de m'excuser pour tout cela.
Et pourtant, si cette soirée nous apprend quelque chose, c'est que les conventions nous ont freinés. Nous nous sommes inclinés devant l'autel de la prudence, et nous en avons payé le prix fort. Trop de travailleurs ne se reconnaissent pas dans notre parti, et trop d'entre nous se sont tournés vers la droite pour trouver des réponses à la question de savoir pourquoi ils ont été laissés pour compte.
Nous laisserons la médiocrité dans le passé. Nous n'aurons plus à ouvrir un livre d'histoire pour prouver que les démocrates peuvent oser être grands.
Notre grandeur sera tout sauf abstraite. Elle sera ressentie par chaque locataire bénéficiant d'un loyer stabilisé qui se réveille le premier jour de chaque mois en sachant que le montant qu'il va payer n'a pas augmenté depuis le mois précédent. Elle sera ressentie par chaque grand-parent qui peut se permettre de rester dans la maison pour laquelle il a travaillé et dont les petits-enfants vivent à proximité parce que le coût de la garde d'enfants ne les a pas envoyés à Long Island.
Elle sera ressentie par la mère célibataire qui se rend au travail en toute sécurité et dont le bus roule suffisamment vite pour qu'elle n'ait pas à se précipiter pour déposer ses enfants à l'école afin d'arriver à l'heure au travail. Et elle sera ressentie lorsque les New-yorkais ouvriront leur journal le matin et liront des titres qui parlent de succès, et non de scandales.
Mais surtout, elle sera ressentie par chaque New-yorkais lorsque la ville qu'ils aiment leur rendra enfin leur amour.
Ensemble, New York, nous allons geler les loyers ! Ensemble, New York, nous allons rendre les bus rapides et... gratuits ! Ensemble, New York, nous allons offrir à tous... des services de garde d'enfants !
Que les mots que nous avons prononcés ensemble, les rêves que nous avons rêvés ensemble, deviennent le programme que nous réalisons ensemble. New York, ce pouvoir, c'est le vôtre. Cette ville vous appartient.
Merci.
Transcription et traduction pour les humanités : Ellen Jones
Notes de la rédaction
(1). Eugène Victor Debs (1855–1926) était un homme politique, syndicaliste et militant socialiste américain, emblème du mouvement ouvrier aux États-Unis au début du XXᵉ siècle. Il fut l’un des fondateurs du puissant syndicat Industrial Workers of the World (IWW) et candidat à la présidence des États-Unis à cinq reprises sous la bannière du Parti socialiste.
(2). Andrew Cuomo, né en 1957, est un homme politique américain majeur du Parti démocrate, fils du gouverneur Mario Cuomo, et a servi comme gouverneur de l’État de New York de 2011 à 2021. Il a également été secrétaire au Logement et au Développement urbain sous Bill Clinton de 1997 à 2001.
(3). Cette expression rappelle l’usage courant dans les quartiers cosmopolites comme Steinway à New York, où différentes communautés s’échangent des salutations et des formules de respect issues de l’arabe et parfois d’autres influences.
(4). À New York, le syndicat 1199 (District 1199, aujourd'hui 1199SEIU) est devenu légendaire pour son organisation pionnière dans le secteur de la santé, des pharmacies et des hôpitaux. L’un des organisateurs historiques et charismatiques du 1199 à New York fut Leon J. Davis, fondateur du syndicat en 1932 et leader d’innombrables campagnes pour les droits des travailleurs médicaux et hospitaliers.
(5). Le Bx33 est un bus urbain du réseau MTA à New York qui relie Harlem (Manhattan) à Port Morris (Bronx), principalement via West 135th Street et East 138th Street. Il dessert 15 à 16 arrêts, du croisement W 135 St/Saint Nicholas Av jusqu’à Walnut Av/E 133 St. Le trajet total dure environ 21 à 26 minutes selon la direction et l’heure. Le Bx33 traverse des quartiers multiculturels, passant par Adam Clayton Powell Blvd, Malcolm X Blvd, Madison Av, Grand Concourse, Willis Av et Cypress Av. Il facilite l’accès entre lieux résidentiels, sites commerciaux et habitats ouvriers du Bronx et du haut Manhattan, offrant des connexions avec d’autres lignes de bus et de métro.
(6). L’anthropologue Mahmood Mamdani et la cinéaste Mira Nair.
Né à Bombay le 23 avril 1946, Mahmood Mamdani est un intellectuel et politologue ougandais, spécialiste du post-colonialisme, de l’histoire politique de l’Afrique et de la production du savoir. Il a grandi en Ouganda après une enfance en Tanzanie, et a fait ses études aux États-Unis et à Harvard. Professeur à Columbia University, ancien directeur du Makerere Institute of Social Research, Mamdani est aussi l’auteur de livres majeurs comme "Citizen and Subject, When Victims Become Killers", et "Good Muslim, Bad Muslim". Son parcours est marqué par l’exil politique dû à Idi Amin puis Milton Obote, et il est internationalement reconnu parmi les intellectuels publics majeurs du continent africain.
Quant à sa mère : née le 15 octobre 1957 à Bhubaneswar (Odisha, Inde), Mira Nair est une réalisatrice et productrice indienne naturalisée américaine. Figure majeure du cinéma mondial, elle s’est illustrée avec des films comme "Salaam Bombay !" (Caméra d’or à Cannes), "Mississippi Masala, Le Mariage des moussons" (Lion d’or à Venise), et "Kama Sutra". Sa société Mirabai Films explore l’Inde contemporaine, les migrations, le choc des cultures et l’expérience féminine. Elle est aussi connue pour son projet associatif Salaam Baalak Trust en faveur des enfants des rues et pour ses liens étroits avec l’Afrique (notamment l’Ouganda, où est né Zohran Mamdani).
(7). Rama Duwaji, illustratrice syro-américaine basée à Brooklyn, explore la sororité, l’identité et la résilience dans des œuvres marquées par des couleurs vibrantes et une touche artisanale. Saluée par la presse internationale, elle collabore avec des médias tels que The New Yorker ou BBC, tout en exposant dans des institutions majeures. Engagée, elle interroge sans cesse la place des femmes et des communautés marginalisées à travers ses projets artistiques. (voir ICI)
(8). Jawaharlal Nehru (1889–1964) fut le premier Premier ministre de l’Inde indépendante, intellectuel anti-colonial, cofondateur du Mouvement des non-alignés, et orateur international dont la voix résonna dans le monde entier après 1947. Il est surtout célèbre pour son discours de l’« heure du rendez-vous avec la destinée » prononcé à la veille de l’indépendance.
(9). Fiorello La Guardia (1882–1947) fut l’un des maires les plus emblématiques de New York, dirigeant la ville de 1934 à 1945, période clé entre la Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale. Issu d’une famille d’immigrés italiens et juifs, surnommé « La petite fleur » pour sa carrure et son prénom, il se forge une réputation d’homme énergique, réformateur et intègre.
(10). La New York City Housing Authority (NYCHA) est la plus grande agence de logement public en Amérique du Nord, créée en 1934 sous l'administration du maire Fiorello H. La Guardia pour répondre à la crise du logement provoquée par la Grande Dépression. Sa mission est de fournir des logements abordables et décents aux New-Yorkais à faibles et moyens revenus dans les cinq arrondissements.
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