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22 décembre. Dans les ruines de Gaza

A Gaza. Photo Jehad Alshrafi / AP


Gaza, c'est le nom d'une violence ancienne qui, tout comme la terreur de l’Opération Condor hier en Amérique latine, s’organise dans l’ombre des États et le vacarme des armes. Tout a été détruit ou presque, et pourtant au cœur des ruines la vie reprend ses droits, à hauteur de sourires d'enfants qui n'effacent pas le désastre mais refusent de lui laisser le dernier mot. Et le meilleur du photojournalisme en est témoin pour transmettre cette sève d'humanité, comme jamais image générée par l'IA ne pourra le faire.

 J-10 : DONS DÉFISCALISABLES JUSQU'AU 31/12/2025  

Compte à rebours : Il nous reste 10 jours pour espérer réunir d'ici le 31 décembre 4.000 € -un chiffre rond-, de façon a améliorer le site et son référencement et pouvoir salarier un.e premier.e journaliste, conditions exigées pour pouvoir espérer (enfin !) de possibles aides publiques en 2026. On se rapproche, mais pas encore au bout du bout : depuis le lancement de cette campagne (le 31 octobre), quarante-neuf donateurs, 3.170 €.

Pour mémoire, nous avons fait le choix d'un site entièrement gratuit, sans publicité, qui ne dépend que de l'engagement de nos lecteurs. Jusqu'au 31/12/2025, les dons sont défiscalisables (à hauteur de 66% du montant du don). Un don de 25 € ne revient ainsi qu'à 8,50 € (17 € pour un don de 50 €, 34 € pour un don de 100 €, 85 € pour un don de 250 €). Dons ou abonnements ICI


 L'IMAGE DU JOUR


En tête de publication : A Jabaliya, dans la ville de Gaza, le 21 novembre dernier, Rita Abu Shaqfa joue avec son chien devant la maison effondrée où sa famille lutte pour survivre en utilisant des panneaux solaires endommagés, le vendredi 21 novembre 2025. (Photo Jehad Alshrafi / AP, voir portfolio en fin de chronique).


Gaza, c’est une enfance qui apprend d’abord le bruit : celui des avions, des murs qui tombent, des fenêtres qui vibrent longtemps après l’explosion. Dans les ruines, les enfants dessinent des terrains de jeu avec des briques cassées ; un escalier sans étage devient toboggan, une carcasse de voiture se transforme en cabane.


Et tout à coup un sourire fend le paysage comme une éclaircie impossible.


Les adultes parlent de cessez‑le‑feu, de frontières, de couloirs humanitaires ; les enfants, eux, ne négocient qu’une seule trêve : quelques secondes de rire arrachées à la peur. Et lorsque la photo fige l'instant, on ne sait plus très bien ce qui tient debout : les ruines derrière, ou cette lumière fragile au coin des lèvres d'une petite fille, obstinée à dire qu’il reste, malgré tout, un avenir à inventer. J-M. A


LA CITATION DU JOUR



Dans Un vieux bas-bleu (1849), Adèle Esquiros retourne contre leurs auteurs les satires misogynes qui ridiculisent les femmes de lettres. Le « bas-bleu » Madame de Saint‑Mégrin, vieille écrivaine caricaturale, devient une figure grotesque et quasi diabolique, obsédée de mélodrame, qui transforme la littérature en mascarade et en « vraie pharmacie de crimes ». En la poussant jusqu’au monstrueux, le texte construit un contre-modèle allégorique qui permet de discréditer à la fois les poseuses et les discours anti‑intellectuelles, afin de dégager pour les femmes un espace d’écriture fondé sur la sincérité, la sensibilité et une exigence morale universelle. Adèle Esquiros combine ainsi critique littéraire, satirique et sociale pour rejeter dans l’imaginaire la figure négative de la femme‑auteur et revendiquer la légitimité des écrivaines.


Pour la citation du jour, on avait le choix entre l'ethno-historien, géographe et écrivain Jean Malaurie, né il a tout juste 103 ans, le 22 décembre 1922, mort à 102 ans, l'an dernier, après avoir notamment fondé et dirigé la collection littéraire Terre Humaine, qu’il avait inaugurée avec Les Derniers Rois de Thulé ; le prix Nobel de littérature (en 1969) Samuel Beckett, mort il y a 36 ans, le 22 décembre 1989 ; ou encore l'immense Julien Gracq, mais on en a parlé voici peu, pour saluer son refus du prix Goncourt (voir ICI).


Une "amazone brillante" de la période romantique


Mais voilà, on aime bien certains chemins de traverse, aujourd'hui donc avec Adèle Esquiros (née Adèle Battanchon), morte à Paris il y a 139 ans, le 22 décembre 1886. Cette journaliste, écrivaine et militante féministe française du XIXᵉ siècle est aujourd’hui grandement et injustement oubliée, malgré un engagement politique et littéraire particulièrement précoce et soutenu. Adèle Esquiros (née Adèle Battanchon) est une journaliste, écrivaine et militante féministe française du XIXᵉ siècle, aujourd’hui en grande partie oubliée malgré un engagement politique et littéraire particulièrement précoce et soutenu. Mariée à l’écrivain socialiste Alphonse Esquiros, avec lequel elle cosigne certains ouvrages, elle s’inscrit dans le courant du socialisme romantique et des milieux républicains avancés de la monarchie de Juillet et de la Seconde République. Poétesse et romancière, elle publie notamment Le Fil de la Vierge (1845), et divers textes en prose où elle réfléchit à la place des femmes de lettres, notamment, en 1860, un essai critique envers la société patriarcale en réponse à l’Amour de Jules Michelet (1859).


Communarde, elle s’engage du côté des républicains radicaux et écrit dans La Patrie en danger, journal de la période, où elle signe des articles très critiques sur la condition féminine et le rôle des femmes dans la lutte politique. Ses textes mêlent critique sociale, défense d’une morale universelle et réflexion sur les « fausses postures » en littérature et en politique. Elle valorise des figures de femmes invisibilisées par l’histoire, dénonce la réduction des femmes au rôle de Cendrillon ou de courtisane, et revendique « une autre place pour la femme » dans la société moderne. Son engagement en faveur des droits des femmes prend toute sa dimension dans ses activités de journaliste et de militante. Ainsi, œuvre-t-elle avec Louise Colet, Jeanne Deroin, Désirée Gay, Eugénie Niboyet, Anaïs Ségalas, Amable Tastu et d’autres pour la création des premiers quotidiens féminins et féministes, la Voix des femmes (1848), l’Opinion des Femmes (1848-49) et le Journal pour toutes (1864-1867) dont l’une des devises est : «Travailler à l’amélioration et au bien-être de toutes, c’est travailler au bonheur de tous».


Le romancier Adolphe Racot la décrit comme "une amazone brillante" de la période romantique. Mais en dépit de cette marque de reconnaissance rendue à si peu de ses contemporaines, Adèle Esquiros termine son existence dans la misère qu’elle a tant combattue, avec pour seul subside un maigre pécule de la Société des gens de lettres. Elle meurt quasiment aveugle, souffrant de paralysie et oubliée de tous, en décembre 1886. Oubliée de tous, y compris des mouvement féministes, aujourd'hui encore.


ÉPHÉMÉRIDE


La terreur mise à jour


La date du 22 décembre condense deux scènes de terreur d’État en Amérique latine : en 1992, près d’Asunción, en Uruguay, la bureaucratie sanglante de l’Opération Condor est enfin dévoilée à partie d'archives retrouvées dans un commissariat de banlieue ; et en 1997, au Chiapas mexicain, des indigènes en prière sont fauchés par des balles paramilitaires.


Une du journal paraguayen ABC au lendemain de la découverte des Archives de la Terreur


22 décembre 1992, dans un commissariat de Lambaré, banlieue d’Asunción, l’avocat et ex‑prisonnier politique Martín Almada découvre avec le juge José Agustín Fernández plus de 700.000 documents jaunis, soigneusement classés par la police politique du sinistre régime d’Alfredo Stroessner, dictature militaire qui domina le Paraguay de 1954 à 1989. Fiches individuelles, rapports de filature, registres d’écrou, transcriptions d’interrogatoires et de séances de torture : ces « archives de la terreur » reconstituent minutieusement la mécanique de la répression au Paraguay entre les années 1950 et la fin de la dictature, et surtout les rouages de la coordination régionale des polices et des services de renseignement, à laquelle ont contribués d'anciens nazis "réfugiés" en Amérique latine (1). Derrière les tampons et les signatures, on lit les circulations de corps et de peurs d’un bout à l’autre du Cône Sud : Chili, Argentine, Uruguay, Bolivie, Brésil, Paraguay, soit l’ossature de ce que l’on appellera l’Opération Condor, ce « Mercosur de la terreur » qui traque opposants, syndicalistes, prêtres, étudiantes, jusqu’en Europe.


Les chiffres donnent le vertige : plus de 80.000 personnes tuées ou disparues à l’échelle régionale selon certaines estimations, jusqu’à 400.000 emprisonnées, des bébés volés et « réaffectés » à des familles de militaires, des exécutions travesties en accidents, des enlèvements parfaitement documentés dans ces dossiers censés rester à jamais enfermés dans les placards de la police. Le 22 décembre devient au Paraguay « Jour de la dignité nationale », tant la découverte fissure le récit d’un passé révolu et rappelle qu’aucune transition démocratique ne tient si les archives ne parlent pas et si les victimes n’obtiennent vérité et justice. Les chemises cartonnées servent ensuite de pièces à conviction dans des procès contre des tortionnaires, y compris pour établir la responsabilité d’Augusto Pinochet et de dignitaires argentins, et rejoignent finalement le Registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO, reconnaissance internationale d’un patrimoine documentaire forgé contre la démocratie mais retourné par les luttes de droits humains.


Au Chiapas, le massacre d'Acteal


Cinq ans jour pour jour après la saisie de ces archives, un autre 22 décembre s’écrit dans le sang, cette fois au Mexique, dans les montagnes du Chiapas. Dans le hameau d’Acteal, 45 indigènes tzotziles – femmes, hommes, enfants, dont une femme enceinte – membres de la communauté catholique pacifiste Las Abejas, se réunissent pour prier pour la paix, au cœur d’un conflit larvé entre l’armée, les sympathisants zapatistes et des groupes paramilitaires. Des hommes de la milice de droite Máscara Roja, appuyés par d’autres groupes similaires, encerclent le village, tirent pendant des heures sur des personnes désarmées, achèvent les blessés, tandis que les forces de sécurité, pourtant présentes dans la région, n’interviennent pas (Lire ICI, en anglais).


Le massacre d’Acteal cristallise ce que les archives de la terreur montraient déjà à huis clos : la fabrique d’ennemis intérieurs, indigènes ou « subversifs », qu’il faudrait discipliner ou éliminer pour maintenir l’ordre. Au Chiapas, les rescapés racontent les menaces de mort qui précédèrent l’attaque, les maisons brûlées, les cultures détruites, les déplacements forcés ; au Paraguay, les papiers exhumés décrivent les mêmes logiques de listes, de signalements, de coopérations policières transfrontalières. Pendant des années, l’État mexicain minimise, ralentit les enquêtes, libère certains condamnés, avant de reconnaître officiellement sa responsabilité politique en 2020, trop tard pour les morts d’Acteal mais suffisamment tôt pour que la mémoire des survivants trouve un écho dans les débats sur la militarisation et la criminalisation des peuples autochtones.


Entre Lambaré et Acteal, un même fil rouge traverse le calendrier : celui d’appareils d’État obsédés par le contrôle, délégant la violence à des paramilitaires ou l’enrobant de formulaires, mais laissant des traces que les luttes de mémoire finissent par transformer en preuves. Le 22 décembre n’est pas seulement une date d’horreur ; c’est aussi un rendez‑vous avec ceux qui fouillent les archives, recueillent les témoignages, marchent chaque année jusqu’aux lieux de massacre pour affirmer que les disparus ne le sont pas tout à fait tant que leurs noms circulent encore, d’une vallée andine aux montagnes du Chiapas.


(1). Après 1945, plusieurs pays du Cône Sud (Argentine, Chili, Paraguay, Bolivie) ont accueilli des criminels nazis ou collaborateurs, souvent protégés par des réseaux d’exfiltration et par la bienveillance de régimes anticommunistes. Certains ont ensuite servi comme « experts » en renseignement, contre‑insurrection et répression, inspirant méthodes de torture, de surveillance et de guerre psychologique reprises par les dictatures latino‑américaines. La figure la plus emblématique est Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo à Lyon, exfiltré en Bolivie où il travaille pour les services de renseignement militaires et conseille plusieurs dictatures, participant à la formation des forces chargées de la lutte anti‑guérilla dans les années 1960‑1970, dans un contexte directement lié à la montée en puissance des appareils répressifs qui rejoindront ensuite Condor. Au Chili, la Colonie Dignidad, fondée et dirigée par l’ex‑nazi Paul Schäfer, sert de base logistique, de centre de détention et de torture pour la DINA de Pinochet, et est intégrée au dispositif Condor pour l’interrogatoire et la disparition d’opposants chiliens et étrangers. Plus largement, la présence de communautés allemandes marquées par le nazisme, la circulation de certains anciens SS et l’usage de conseillers européens d’extrême droite ont alimenté un climat politique et technique favorable à la mise en place de structures comme Condor.


PORTFOLIO


Peut-être l'a-t-on déjà dit, auquel cas on se répète. Aux humanités, on tient en très grande estime le photojournalisme, l’un des rares langages universels capables, en une fraction de seconde, de faire sentir la vérité d’un événement, bien avant que les mots ne s’installent. Et le photojournalisme est vital, en ceci qu'il donne un visage aux crises, guerres, migrations, catastrophes naturelles, rendant ainsi le lointain immédiatement proche et humain. Ce faisant, il nourrit la mémoire collective, avec certaines photos qui deviennent des repères historiques partagés. Et ce n'est pas tout : en documentant violences policières, corruption, atteintes aux droits humains ou désastres écologiques, il contribue, images à l'appui, à tenir les pouvoirs pour responsables .


Une démocratie vivante suppose un accès à une information fiable, ce qui inclut des images crédibles, contextualisées et vérifiées, capables de contredire les discours officiels lorsqu’ils mentent. La défense d’une photographie authentique et traçable est devenue un enjeu systémique pour la confiance dans les médias. À l’heure des images manipulées et de l’IA générative, la défense d’une photographie authentique et traçable est devenue un enjeu systémique pour la confiance dans les médias. Voilà pourquoi, quelle que puisse en être la facilité, la charte éditoriale des humanités interdit catégoriquement de fabriquer ou publier des images générés par IA (sauf s'il s'agit d'illustrer un article sur... l'IA).


Nous disons volontiers que, même sur internet, nous continuer à faire de la "presse écrite" (voire bien écrite, pendant qu'on y est). Mais on écrit aussi avec des images (illustrations, photos, vidéos...), des graphiques et des sons. On n'est pas là seulement pour "informer", mais aussi pour tâcher d'offrir à nos lecteurs un plaisir de lecture, images incluses. Cela n'a l'air de rien, mais il est bien plus chronophage de chercher, pour accompagner un article, des images pertinentes, si possible libres de droits, que de fournir un "prompt" à l'IA qui saura recracher en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, un "visuel". C'est chronophage, mais souvent passionnant. Et nous sommes bien du 21e siècle, en rien ces "Amish" qu'avait moqué Emmanuel Macron, mais on ne dérogera pas à une pratique artisanale du journalisme : ce n'est pas l'industrialisant qu'on lui rendra ses lettres de noblesse.


Souvent nous allons puiser nos choix iconographiques auprès de l'agence Associated Press. Ce n'est pas un hasard. Fondée au XIXᵉ siècle, l’Associated Press (AP) a très tôt misé sur la photo : en 1935, son service "Wirephoto" permettait déjà de transmettre des images d’actualité par lignes téléphoniques, rendant la photo aussi rapide que le texte. Cette avance technologique a ouvert la voie à un véritable âge moderne du photojournalisme, des Jeux de Berlin de 1936 aux grandes images de guerre, et pose un principe simple : aucune nouvelle n’est complète sans son équivalent visuel.


Aujourd’hui, AP gère l’un des fonds iconographiques les plus vastes au monde, avec des millions d’images historiques et contemporaines qui racontent, jour après jour, l’histoire globale. Le travail des photographes d’AP est couronné par des dizaines de prix : l’agence revendique 59 prix Pulitzer, dont 36 pour la photographie, signe d’une exigence constante sur le terrain comme dans l’édition. Récemment, AP a encore été distinguée pour ses séries sur la migration vers les États‑Unis ou sur la guerre en Ukraine, un photojournalisme de long cours qui relie les trajectoires individuelles aux grands mouvements de l’histoire. Le réseau de photographes et de vidéastes d’AP couvre quotidiennement la planète, des conflits armés aux cérémonies politiques, des catastrophes naturelles aux grandes compétitions sportives, dans une logique de présence continue. En défendant une photo d’actualité rigoureuse, vérifiée et humaine, AP contribue à maintenir ce fil fragile qui relie l’événement brut au regard du citoyen : un fil fait de lumière, de cadrage et de responsabilité.


A 23 ans, Jehad Alshrafi, originaire de Gaza, est l'une des plus jeunes "recrues" de l’Associated Press. En très peu de temps, ses images de la guerre ont acquis une portée internationale. Son travail se concentre sur la vie des civils : ruines, files pour l’aide alimentaire, familles déplacées, abris improvisés, avec un accent marqué sur la dignité et la résilience plutôt que sur le seul choc visuel. Jehad Alshrafi revendique un photojournalisme qui « partage des expériences humaines et motive des changements significatifs », cherchant à dépasser la simple documentation de la destruction. A Gaza, il explique travailler dans les mêmes conditions de danger que les personnes qu’il photographie, sans véritable refuge ni temps de récupération, ce qui donne à ses images une dimension presque autobiographique. Sur ses réseaux (voir ICI son compte Instagram, et ICI sur Facebook), il décrit Gaza comme un lieu de « destruction sans fin, de peur et de perte », faisant de ses publications un mélange de reportage et de témoignage personnel.


LE RETOUR A GAZA. PHOTOS JEHAD ALSHRAFI


La famille Halawa a fui son domicile de Gaza trois mois après le début de la guerre. Elle est revenue pendant la trêve, dans un calme précaire. Comme beaucoup, cette famille de sept personnes déclare préférer vivre dans les ruines plutôt que dans des tentes, surtout avec l'arrivée des pluies hivernales. les familles tentent de restaurer ne serait-ce qu'un semblant de familiarité dans des maisons qui n'existent plus tout à fait.



Le bâtiment de la famille Halawa s'élève toujours sur deux étages au-dessus des décombres de Gaza City, un petit miracle après deux ans de frappes aériennes israéliennes qui ont causé d'importants dégâts aux habitations dans tout le territoire palestinien. Une partie du bâtiment s'est effondrée et des tiges métalliques tordues dépassent de l'endroit où se trouvait autrefois le toit. Un étroit escalier en bois grinçant construit par la famille mène à leur maison, menaçant de s'effondrer à tout moment. Mais même dans les décombres, c'est toujours leur maison.



Amani et Mohammed Halawa posent avec leurs enfants, Aya, 13 ans, et Bashir, 10 ans, à l'intérieur de leur maison partiellement effondrée, avec un arbre et des messages de nostalgie et d'espoir peints sur le mur derrière eux, à Jabaliya, dans la ville de Gaza, le mardi 25 novembre 2025.



Amani Halawa allume un feu tandis que sa fille Aya range le linge.



Sahar Taroush nettoie sa maison sous un toit partiellement effondré tandis que ses enfants, Ammar, à gauche, Hassan, à droite, et leur sœur de 2 ans, Ahlam, sont assis à proximité.



Amani Halawa réchauffe une boisson sur un feu dans une pièce délabrée, se débrouillant tant bien que mal parmi les décombres de sa maison endommagée.




Amani Halawa peigne les cheveux de sa fille Aya sous le toit de leur maison endommagée, avec un arbre et des messages d'espoir et de nostalgie peints derrière elles.



Sahar Taroush discute avec son frère dans sa maison partiellement détruite après son retour suite au dernier cessez-le-feu, à Jabaliya, dans la ville de Gaza, le mardi 11 novembre 2025. On voit également ses enfants, Ammar à l'extrême gauche, Hassan avec sa sœur de 2 ans, Ahlam, et Bisan, à droite.



Sur le mur fissuré d'un autre immeuble, une famille a accroché une photo déchirée de leur grand-père à cheval, datant de l'époque où il travaillait pour les services de sécurité de l'Autorité palestinienne dans les années 1990.



Les enfants de la famille Abu Duheir sortent de leur tente provisoire, érigée sur les décombres de leur maison effondrée dans le quartier de Sheikh Radwan à Gaza



Dans les appartements endommagés de la ville de Gaza, la vie quotidienne continue, même si les familles passent leurs nuits éveillées, craignant que les murs ne s'effondrent sur elles. Les responsables de la santé affirment qu'au moins 11 personnes ont été tuées dans des effondrements de bâtiments en seulement une semaine en décembre...



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