De la Laure de Kyïv aux geôles de l’Oural : l’attentat permanent
- Jean-Marc Adolphe

- 18 juin
- 11 min de lecture

Vladimir Poutine (au centre) et sa clique. Caricature de Semyon Skrepetsky, abattu par des tueurs à gages en Pologne, où il s'était exilé, le 15 juin 2026.
Alors que les dirigeants occidentaux discutaient sanctions et rapports de force, la Russie poursuit méthodiquement son œuvre de destruction en Ukraine. À Kyïv, l’incendie de la cathédrale de la Dormition a occulté d’autres destructions majeures, dont celle des studios de cinéma Dovjenko. Et pendant qu’un artiste et opposant était assassiné en Pologne, des nouvelles alarmantes sont arrivées sur le sort d’une journaliste ukrainienne, enlevée il y a trois ans puis maintenue en détention – et à l’isolement – dans le même centre pénitentiaire où Victoria Roshchyna a trouvé la mort, affreusement torturée et mutilée.
les humanités, ça n'est pas pareil.
Chroniques, analyses, récits, "hors-pistes" : pour rester à l'affût :
Ça lui en a touché une sans bouger l’autre – pour paraphraser une expression de Jacques Chirac passée à la postérité.
Le 16 juin 2026 au matin, lors d’une brève rencontre en face-à-face en marge du G7 à Evian, Volodymyr Zelensky a tendu à Donald Trump une tablette où défilaient les images de la cathédrale de la Dormition en flammes, au cœur de la Laure des Grottes de Kyïv (Kyïv‑Petchersk). Toit éventré, bulbes noyés de fumée noire, silhouettes de pompiers minuscules dans la lumière orangée : le président ukrainien a commenté en quelques phrases ce que son pays vit depuis plus de quatre ans, guerre totale et guerre contre le patrimoine mêlées. Le président américain a hoché la tête, puis la conversation est revenue aux « chiffres » : munitions livrées, prêts, échéances électorales.
À Évian, Donald Trump a d’abord balayé la guerre en Ukraine comme un conflit « ridicule », sans « aucun impact sur nous si ce n’est que nous vendons des armes ». « Nous sommes à des milliers de kilomètres », a‑t‑il lancé devant la presse. Quelques heures plus tard, le président‑girouette acceptait pourtant de signer une déclaration commune des sept pays du G7 – Allemagne, Canada, États‑Unis, France, Italie, Japon et Royaume‑Uni – qui s’engagent « à accroître la pression sur l’économie de guerre russe », en durcissant notamment les sanctions sur le pétrole et le gaz.
Avant de recevoir le président américain dans les ors de Versailles, Emmanuel Macron s’est empressé de saluer « un changement très profond de l’approche » de Donald Trump sur l’Ukraine. Rien de très concret, pourtant, si ce n’est que, selon Trump, la Russie « devrait conclure un accord », et que les sanctions sur le pétrole russe, qu’il avait lui‑même levées, pourraient « éventuellement » être rétablies. On admirera le conditionnel.
Les communiqués s’écrivent au futur, mais les missiles continuent de tomber au présent. Dans la nuit du 14 au 15 juin, une nouvelle salve de drones et de missiles russes a frappé Kyïv. Faute de systèmes de défense antiaérienne livrés en quantité suffisante et dans les temps, une partie de ces engins a atteint sa cible. Le toit de la cathédrale de la Dormition n’aurait peut‑être pas été incendié si Kyïv avait disposé, ce soir‑là, de suffisamment d’intercepteurs pour protéger la Laure de Kyïv‑Petchersk.

Le toit de la cathédrale de la Dormition en flammes, à Kyïv, dans la nuit du 14 au 15 juin 2026. Photo DR
Un symbole religieux, et pas seulement
Aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la Laure de Kyïv‑Petchersk a été fondée en 1051 par des moines venus du Mont Athos. Ce n’étaient au début que des grottes ouvertes dans la colline, à flanc de Dniepr. Les princes de la Rus’ passaient sans s’arrêter, observant de loin cette poignée de moines grecs et de novices locaux, qui s’éclairaient de simples veilleuses à huile. Sans doute ignoraient-ils qu’allait alors s’édifier à l’endroit de cet ermitage l’un des cœurs battants de la chrétienté slave. Mais c’est dans ce dénuement que s’est tramée l’une des fictions fondatrices de l’Ukraine : l’idée qu’un pays peut naître d’un geste de retrait, d’un refus d’habiter les palais pour préférer les grottes, les cellules froides et l’encre noire sur le parchemin.
Car très tôt, ces moines qui creusaient la colline se sont mis aussi à coucher sur la page la chronique d’un monde en train de se nommer, faisant de Kyïv non seulement une capitale de pierre et d’or, mais une capitale de récits. Aux alentours de 1111, des moines de ce monastère entreprennent la rédaction de ce qu’on appelle la Chronique des temps passés, traditionnellement attribuée au moine Nestor. Ils y font remonter la première dynastie princière, les Riourikides, à des chefs varègues venus du Nord – une origine discutée aujourd’hui par les historiens, mais qui a longtemps structuré les imaginaires russes et ukrainiens.
Ce n’est pas un détail érudit : depuis des siècles, la laure de Kyïv‑Petchersk est l’un des lieux où s’écrit – et se réécrit – le récit des origines. Qui a le droit de se dire héritier de la « Rus’ de Kiev » ? Qui peut se présenter comme le dépositaire légitime de ce christianisme slave né sur les rives du Dniepr ? Derrière les bombes et les incendies, c’est aussi cette bataille‑là qui se joue aujourd’hui autour du monastère, devenu un enjeu de contentieux à partir de 2014, avec l’annexion de la Crimée et la montée en puissance de l’Église orthodoxe d’Ukraine face à la tutelle de Moscou.
En 2018‑2019, la création de l’Église orthodoxe d’Ukraine, dotée d’un tomos d’autocéphalie (un décret solennel), est venue redistribuer les cartes. Face à elle, l’ancienne Église orthodoxe ukrainienne liée au patriarcat de Moscou, longtemps dominante et installée à la Laure, se retrouve accusée de servir de relais à l’influence russe, surtout après que le patriarche Kirill a béni la « guerre sainte » en Ukraine.
« Forces du mal » et « guerre sainte »
À partir de 2022, l’État ukrainien entre plus frontalement dans le jeu. Sous couvert de sécurité nationale, les services de renseignement perquisitionnent des monastères liés à Moscou, des moines sont accusés de propagande pro‑russe, des baux sont résiliés, et le gouvernement annonce sa volonté de mettre fin à la présence de l’Église « sous influence russe » à la Laure. En parallèle, la nouvelle Église autocéphale obtient des créneaux de culte sur le site, puis des transferts de contrôle sur certains bâtiments, au nom de la « restitution » au peuple ukrainien de son sanctuaire historique.
La Laure concentre ainsi, en quelques hectares, toute la recomposition en cours : deux synodes, deux patriarches de référence, deux récits des origines se disputent les mêmes murs. Aux yeux de Moscou, toucher au statut de l’Église liée à la Russie à Kyïv‑Petchersk revient à effacer une partie de l’histoire commune et à « persécuter » les orthodoxes fidèles au patriarcat russe. Kirill qualifie de « forces du mal », forcément assujetties à l’Occident décadent, ceux qui s’opposent à « l’unité de l’Église orthodoxe » et qui cherchent à briser la « Rus’ historique ».
C’est au nom de cette « guerre sainte » que Kirill bénit les missiles qui s’abattent sur la population civile ukrainienne autant que les combattants envoyés comme chair à canon sur la ligne de front. Et c’est encore en se réclamant de cette même « guerre sainte » que l’Église orthodoxe russe participe activement à la déportation‑endoctrinement‑militarisation d’enfants ukrainiens en Russie, comme l’a montré l’enquête des Humanités. Pour l’heure, en toute impunité.
À minima, avec la défaite d’Orbán en Hongrie – qui bloquait depuis des mois tout projet de sanctions – on pouvait espérer que Kirill soit enfin placé sur la liste noire de l’Union européenne. Mais voilà que la Bulgarie prend le relais : à Sofia, la ministre des Affaires étrangères Velislava Petrova a prévenu qu’elle s’opposera au 21ᵉ paquet de sanctions s’il vise « symboliquement » le patriarche, au motif qu’un tel geste relèverait de « l’ingérence dans les affaires religieuses » et nourrirait la propagande anti‑européenne.
Avant la cathédrale de la Dormition, d’autres lieux de culte
Toit éventré, dômes noyés de fumée : les images de la cathédrale de la Dormition en flammes n’ont pas été occultées par les télévisions russes. Mais la propagande du Kremlin a aussitôt allumé son contre‑feu, en incriminant « un missile du système Patriot américain » plutôt qu’une frappe russe. Peu importe que des débris de drones de type Geran‑2 – version russifiée des Shahed iraniens – aient été retrouvés sur place, selon les premières constatations ukrainiennes : pour une population qui n’a plus accès qu’aux médias d’État, la version officielle s’impose, mettant naturellement en cause l’Occident « satanique » et préservant l’image que Moscou veut se donner de défenseur du « berceau de l’orthodoxie ».

Débris d'un drone de type Geran‑2 recueilli après l'attaque de la cathédrale de la Dormition.
Photos fournies par les services de sécurité ukrainiens.
L’attaque qui a – intentionnellement ? – touché la laure de Kyïv‑Petchersk vient pourtant s’ajouter à une longue liste de sites religieux et culturels visés depuis 2022. Églises, monastères, musées, centres d’archives : c’est tout un paysage de lieux de culte et de culture qui a été fragmenté par les frappes russes, parfois loin de toute ligne de front.
Dans la nuit du 22 au 23 juillet 2023, une salve de missiles russes frappe le centre historique d’Odessa, pourtant inscrit au patrimoine mondial et en péril de l’Unesco. La cathédrale orthodoxe de la Transfiguration, reconstruite après sa destruction soviétique, est éventrée : nef centrale soufflée, autel détruit, façades lacérées. L’Unesco parle d’« escalade de la violence contre le patrimoine culturel ukrainien ».
En 2022, les bombardements successifs autour de la Laure de Sviatohirsk, dans la région de Donetsk, provoquent un incendie massif au skite de Tous‑les‑Saints, détruisent plusieurs églises en bois et font plusieurs morts parmi les moines. Ce monastère, autre haut lieu de l’orthodoxie ukrainienne, est ravagé par l’artillerie russe au nom de la « libération » du Donbass.
Dès les premiers jours de l’invasion, en février 2022, le petit musée d’histoire locale d’Ivankiv, au nord‑ouest de Kyïv, est incendié après un bombardement russe. Dans les flammes auraient pu disparaître – si un gardien n’avait pas réussi à les mettre à l’abri au dernier moment – au moins une vingtaine de tableaux de Maria Prymachenko, grande figure de l’art populaire ukrainien, dont les images d’animaux fantastiques et de fleurs éclatantes avaient fait le tour des manuels scolaires.
Plus de 500 sites culturels endommagés
L’Unesco recensait dès 2023 plus de 150 sites culturels ukrainiens partiellement ou totalement détruits, dont 70 édifices religieux ; en 2025, ce bilan grimpe à plus de 500 sites endommagés, parmi lesquels environ 150 lieux de culte, 34 musées et 18 bibliothèques. En plus du pillage de plusieurs musées dans les territoires occupés, ces chiffres ne disent pas seulement des dégâts matériels : ils dessinent une stratégie qui cherche délibérément et systématiquement à détruire toute marque d’une identité culturelle ukrainienne.
Dans la nuit du 14 au 15 juin, les flammes qui ont jailli de la Laure de Kyïv‑Petchersk ont quelque peu occulté, dans la presse internationale, deux autres cibles culturelles majeures. À quelques stations de métro de la Laure, Mystetskyi Arsenal, vaste complexe d’arsenal tsariste reconverti en centre d’art contemporain, a également été touché à son tour. Une grande partie du toit de l’aile gauche du vaste bâtiment a été gravement touchée. Dans ses anciennes casemates voûtées se succèdent expositions, biennales, débats publics : une fabrique de scène culturelle où se rencontrent artistes, chercheurs, éditeurs, publics scolaires. Les éclats ont brisé des verrières, éventré des murs, endommagé des espaces d’exposition et des réserves. C’est là que se tient chaque année un très important Festival international du livre, dont l’éditions 2026 venait de se dérouler, du 28 au 31 mai.

Un pompier dans les décombres des studios Dovjenko. Photo Ukrinform
Un siècle de cinéma ukrainien parti en fumée
Enfin, plus au nord de la ville, les studios nationaux de cinéma Oleksandr Dovjenko ont eux aussi été pris pour cible. Fondés à l’époque soviétique, transformés depuis en cinémathèque, musée du cinéma et pôle de création, ils abritaient la plus importante collection de costumes de tournage du pays. La frappe a déclenché un incendie dans le département des costumes : des dizaines de milliers de pièces – robes, uniformes, accessoires, archives textiles couvrant un siècle de cinéma ukrainien – sont parties en fumée. Les bâtiments adjacents ont été endommagés, les équipes de sauvetage évacuant ce qui pouvait encore l’être : bobines, affiches, éléments de décor noirci.
On peut penser que ce lieu de mémoire n’a pas été visé tout à fait par hasard. Le nom qu’il porte, celui d’un cinéaste, Oleksandr Dovjenko, est à lui seul un affront au révisionnisme panrusse de Poutine et de ses idéologues va‑t‑en‑guerre. Longtemps rangé dans la catégorie des « maîtres du cinéma soviétique », alors même qu’il fut « disgracié » par Staline, Dovjenko est né dans l’oblast de Tchernihiv, partiellement occupé lors de l’invasion russe de février‑mars 2022 avant d’être repris par les forces ukrainiennes. Après que les humanités lui ont consacré une publication (en mars 2025, ainsi qu’à Dziga Vertov, ICI), Dovjenko a été à l’honneur d’une rétrospective à la Cinémathèque française, en janvier dernier, qui le présentait sans ambiguïté comme « la première grande figure du cinéma ukrainien » (ICI). En quelques années, Dovjenko est ainsi passé, dans l’espace public européen, du statut de réalisateur “soviétique” à celui de cinéaste ukrainien, ce que confirme l’attention nouvelle portée à ses films et à ses archives. N’en déplaise aux missiles de Poutine bénis par Kirill.
Un caricaturiste et opposant assassiné en Pologne

Semyon Skrepetsky avec un tee-shirt qu'il venait d'éditer. Photo publiée sur sa page Facebook, le 8 mai 2026 (ICI).
Robert Kouzovkov, alias Semyon Skrepetsky de son nom d’artiste – peintre, performeur et caricaturiste - n’a pas été « disgracié » mais proprement assassiné, à 44 ans. Il n’était pas ukrainien, mais russe, et il soutenait la résistance ukrainienne. Ses caricatures n’épargnaient pas Zelensky et les autorités de Kyïv, ce qui lui avait valu d’être fiché sur la base Myrotvorets (un site ukrainien ultra‑controversé qui compile et publie des listes de personnes désignées comme « ennemis de l’Ukraine », avec leurs données personnelles), mais les plus virulentes visaient Poutine et son chien de garde tchétchène, Kadyrov. Il avait prudemment choisi de s’exiler en Pologne, mais les tueurs à gages russes ou tchétchènes ignorent ce genre de refuge. Pour être honnête, on ne sait pas encore précisément qui sont les hommes qui l’ont abattu de plusieurs balles sur un parking de Biała Podlaska, à l’est de la Pologne, non loin de la frontière biélorusse, le 15 juin dernier. Semyon Skrepetsky venait de participer à un rassemblement d’opposants russes devant l'ambassade de Russie à Berlin, portant une caricature de Vladimir Poutine et Joseph Staline ainsi qu'un drapeau russe qu'il laissait traîner au sol…
Pour mémoire, le meurtre du blogueur tchétchène dissident Imran Aliev, assassiné à Lille le 30 janvier 2020, n’est toujours pas élucidé. Le principal suspect a pris la poudre d’escampette en Russie… Là, sans attendre les résultats de l’enquête, « tout indique qu’il s’agit d’un meurtre politique » pour le Premier ministre polonais Donald Tusk, qui parle de « terrorisme d’État » au cas où la responsabilité de Moscou viendrait à être établie.
Après Victoria Roshchyna, Anastasiia Hlukhovska ?
Ce « terrorisme d’État » est d’ores et déjà établi en ce qui concerne les « prisonniers fantômes » : ces civils ukrainiens enlevés dans les territoires occupés, puis disséminés dans les geôles russes. Kyïv ne peut confirmer « que » quelque 1 800 cas de détention civile, mais le Parlement européen parle d’au moins 16 000 civils détenus illégalement, et certaines ONG avancent le chiffre de 18 000. Tous les regards convergent sur la même réalité : des milliers d’hommes et de femmes que personne ne voit, qui ne figurent dans aucun échange de prisonniers, et dont les familles n’ont souvent rien d’autre qu’un nom sur un registre des disparus.

La journaliste ukrainienne Anastasiia Hlukhovska, enlevée en août 2023 par des agents du FSB russe à Melitopol. Photo DR
On a déjà évoqué ici, à plusieurs reprises, le sort de la journaliste Victoria Roshchyna, monstrueusement torturée à mort et mutilée (voir notamment ICI). Le cas d’une autre journaliste, Anastasiia Hlukhovska, sort aujourd’hui de l’ombre. Reporter pour un média local à Melitopol, ville occupée par l’armée russe dès le mois de mars 2022, elle a été enlevée en août 2023 par des agents du FSB qui ont fait irruption chez elle, et ont saisi tous ses supports d’information (ordinateur, clés USB, téléphone). Voyant que la « stratégie de silence » ne donnait rien, sa rédaction et sa famille ont rendu publique sa disparition un an plus tard, au printemps 2024.
Des témoignages recueillis auprès d’anciens co-détenus permettent de tracer partiellement son itinéraire. D’abord détenue au sous‑sol d’une entreprise de Melitopol transformé en lieu de détention et de torture, elle serait ensuite passée par un centre de détention provisoire à Taganrog (Rostov‑sur‑le‑Don), avant d’être envoyé à près de 2 000 kilomètres de là, au SIZO n°3 de Kizel, dans le kraï de Perm, dans l'Oural. Mauvais traitements et refus de soins, soupçon de viol par les gardiens… Des témoignages récents, d’ex‑prisonniers libérés au printemps 2026, font état d’une jeune femme très affaiblie psychologiquement, avec des problèmes de santé croissants.
Il y a lieu de sérieusement s’inquiéter : le SIZO n°3 de Kizel, c’est l’endroit même où Victoria Roshchyna est morte, avant que son corps ne soit restitué des mois plus tard, affreusement mutilé. Reporters sans frontières et d’autres ONG tirent la sonnette d’alarme, sans émouvoir le moins du monde les autorités russes, qui refusent tout accès d’avocats ou d’organisations indépendantes. Mais, c’est juré-promis, Donald Trump pourrait « éventuellement » rétablir les sanctions pétrolières contre la Russie. Tout dépendra du détroit d’Ormuz, et du prix à la pompe pour les consommateurs américains. Anastasiia Hlukhovska ? Après tout, ce n’est qu’une journaliste…
Jean-Marc Adolphe






Après, car il y aura un après les bâtiments séculiers et religieux seront reconstruits.
Les morts-eux ne ressusciteront pas.
Incroyables, ces assassinats, à notre porte, téléguidés par Poutine. Incroyables.
Mon étonnement au sujet des studios nationaux de cinéma Oleksandr Dovjenko.
Nul n'avait songé mettre à l'abri le département des costumes, trésor historique ?
Comme la vingtaine de tableaux de Maria Prymachenko ?
La culture ne devrait pas passer en dernier !
Peinture de Maria Prymachenko (1931)
Merci d'évoquer toutes les atteintes à la riche culture ukrainienne... Comment faire de la cendre un renouveau? La résilience peut avoir des limites... De plus détruire le patrimoine orthodoxe, c'est allez à l'encontre même de ce que "prêche" vp, suivre la tradition séculaire de l'église de kirill ! A propos de ce personnage, il est sur la liste des sanctions européennes, dans quel train???