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Kylian Mbabbé ne participe pas à la 3e édition des Jeux aluku

Un supporter colombien à la Coupe du monde de football. Photo


Dans le vocabulaire de la presse, un chapô résume en principe le sens du texte qu'il précède et doit contribuer à éveiller la curiosité du lecteur. On dit "en principe", car pour ce nouveau et bref Tour du jour en 80 mondes, il y a grève du chapô.

les humanités, ça n'est pas pareil.

Chroniques, analyses, récits, "hors-pistes" : pour rester à l'affût : 


Ce dimanche 5 juillet 2026, notre Tour du jour en 80 mondes sera d’une brièveté exemplaire. Primo, on a déjà beaucoup donné avec notre chronique décousue, hier (ICI). Secundo, certaines semaines sont moins fructueuses que d’autres. Et tertio, la petite salle de rédaction des humanités est en surchauffe, avec plusieurs enquêtes sur le feu-qui-mijote, et un projet de feuilleton surprise…

 

WASHINGTON – TÉHÉRAN, L’AXE DES MÂLES


Photos AP : Mark Schifelbein, Rodrigo Abd, Gregory Bull, Alex Brandon.


Photos AP : Vahid Salemi, Altaf Qadri


Quelle différence majeure entre les funérailles du « Guide Suprême » Ali Khameini à Téhéran et l’auto-célébration du « King » Donald Trump à Washington pour le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis ? A Téhéran, il n’y a pas eu d’orage, voilà qui fait la différence. Entre les Gardiens de la révolution qui ont de facto pris le pouvoir en Iran, et les adorateurs MAGA du veau Trump, le costume change, mais il y a davantage de ressemblances qu’on imagine.


Dans un cas comme dans l’autre, le pouvoir – qu’il soit au nom du Coran ou de la Bible – sert avant tout à faire fructifier intérêts et prébendes claniques. Pour coaliser les foules dans la glu d’un « sentiment national » fortement teinté de foi, rien de mieux que la désignation d’un ennemi. Dans l’Iran des mollahs, où culmine la martyrologie chiite, Israël et États-Unis font naturellement figure de « Grand Satan ». Cela dure depuis des années. Trump, pour sa part, peut changer de Grand Satan comme il change de chemise. Hier, dans son discours de Washington, il a remis au goût du jour le spectre des « communistes ». McCarthy, sors de ce corps…


GUYANE


Photo A. Bello, Parc Amazonien de Guyane


Hier soir, Mbappé a marqué un pénalty, quel exploit ! Tout le monde parle de la Coupe du monde de football – autre forme de dévotion religieuse, version opium des peuples –, mais personne ne parle de la 3e édition des Jeux aluku qui s’achèvent ce dimanche 5 juillet, et auxquels concourent 27 équipes. Jeux de forces et de ruse, les épreuves rejouent la condition marronne : savoir manier l’arc pour chasser, lire le courant, ramer en pirogue de nuit, grimper au palmier pour se nourrir loin des plantations. Aujourd’hui, ce passé d’esclaves en fuite devient matrice d’un rendez‑vous festif et politique : les villages du Maroni, des équipes du littoral, voire du Suriname voisin se retrouvent à Papaïchton, « capitale » du pays Boni, pour proclamer que ces pratiques longtemps méprisées sont un patrimoine vivant. Sur le terrain comme dans les ateliers, ce sont les anciens – chasseurs, artisans, danseuses – qui enseignent, faisant des Jeux aluku une école éphémère d’histoire, de fierté et d’autonomie culturelle. qui s’achèvent ce dimanche 5 juillet, et auxquels concourent 27 équipes. Jeux de forces et de ruse, les épreuves rejouent la condition marronne : savoir manier l’arc pour chasser, lire le courant, ramer en pirogue de nuit, grimper au palmier pour se nourrir loin des plantations. Aujourd’hui, ce passé d’esclaves en fuite devient matrice d’un rendez‑vous festif et politique : les villages du Maroni, des équipes du littoral, voire du Suriname voisin se retrouvent à Papaïchton, « capitale » du pays Boni, pour proclamer que ces pratiques longtemps méprisées sont un patrimoine vivant. Sur le terrain comme dans les ateliers, ce sont les anciens – chasseurs, artisans, danseuses – qui enseignent, faisant des Jeux aluku une école éphémère d’histoire, de fierté et d’autonomie culturelle.


 ET POUR FINIR

 


Ce guillemot à tête blanche déploie ses ailes dans un bassin de rééducation au SeaWorld Animal Rescue Center, à San Diego, aux États-Unis. Le réchauffement des océans fait partie du changement climatique : une vague de chaleur marine au large de la Californie affame les oiseaux de mer. Poissons et krill fuient vers des eaux plus profondes et plus froides, laissant les colonies de guillemots, puffins ou pélicans exsangues, leurs cadavres s’accumulant sur les plages. Les scientifiques redoutent une hécatombe durable si El Niño vient encore réchauffer le Pacifique, comme lors du « Blob » 2014-2016, déjà responsable de mortalités massives et de ruptures de la chaîne alimentaire. Photo Gegory Bull/AP


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