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Trump et le climat : scène de crime à la Maison-Blanche


Le slogan "Drill, baby, drill", imprimé sur des mugs de café lors de la campagne électorale de Donald Trump. Photo DR.


En mars 2025, Donald Trump réunit à huis clos les grands manitous des hydrocarbures dans la salle du Cabinet de la Maison‑Blanche. Du lobbying à l’envers : comme le révèlent deux journalistes du New York Times, c’est l’exécutif qui pousse l’industrie à accélérer l’expansion fossile. Pendant que la Maison‑Blanche se fait bras armé des majors, la résistance se déplace sur le terrain judiciaire, avec les lois de « Climate Superfund » adoptées par plusieurs États. La bataille pour le climat se jouera aussi devant les tribunaux. Et Trump vient de sortir un joker : placer un obscur climato‑négationniste à la tête du prochain rapport climatique du gouvernement fédéral.

les humanités, ça n'est pas pareil.

Chroniques, analyses, récits, "hors-pistes" : pour rester à l'affût : 


« Creuse, chéri, creuse », en VO : « Drill, baby, drill ». On se souvient de cette formule à connotation sexuelle (1) qui fut l’un des mantras de campagne de Donald Trump. Le slogan n’était pas simple effet de tribune, il devenu une matrice de gouvernement. Depuis son retour au pouvoir, Trump ne se contente pas de soutenir le business des hydrocarbures : il reconfigure les instruments de l’État fédéral pour en faire un levier direct d’expansion des énergies fossiles, aux États‑Unis comme à l’étranger.

 

« Il est plus que probable que Donald Trump va s’employer à retirer les États-Unis de l’Accord de Paris, à supprimer l'Agence de protection de l’environnement et l'Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, et à détricoter toutes les règlementations environnementales existantes », écrivions-nous le 9 novembre 2024 (ICI). Les faits ne nous ont guère démenti. La Maison‑Blanche a engagé une sortie de fait de l’Accord de Paris, en marginalisant les engagements climatiques des États‑Unis dans les enceintes internationales et en renonçant à tout objectif crédible de réduction des émissions. L’Agence de protection de l’environnement n’a pas été formellement supprimée, mais vidée de sa substance : coupes budgétaires, contestation de l’“endangerment finding” qui fondait sa capacité à réguler les gaz à effet de serre, réécriture systématique des normes qui gênaient les industriels. Même logique pour l’Agence océanique et atmosphérique, affaiblie et mise sous tutelle politique. 

 

 Ce qui frappe aujourd’hui, ce n’est pas tant la fidélité à ces outrances de campagne que l’ampleur des moyens mobilisés pour les concrétiser. L’administration Trump ne se contente pas de défaire des normes héritées des présidences Obama ou Biden. Elle cherche à reconfigurer en profondeur l’outillage juridique, scientifique et institutionnel de la politique climatique américaine pour le mettre au service d’un objectif inverse : maximiser la production et l’exportation de combustibles fossiles.

 

Démontage méthodique des garde‑fous : mode d’emploi Trump

 

Le premier front est celui des protections environnementales, attaquées à la fois par le haut (les grandes lois et régulations fédérales) et par le bas (la micro‑ingénierie juridique). Certaines mesures sont spectaculaires, d’autres beaucoup plus techniques, mais toutes convergent vers un même but : faire sauter les verrous, qu’ils soient scientifiques, réglementaires ou contentieux. .


Parmi les décisions les plus révélatrices figure cette modification apparemment anodine d’une définition dans la réglementation protégeant la faune. En redéfinissant un seul mot — « nuire » — l’administration a ouvert la voie à l’exploitation industrielle d’habitats jusqu’alors protégés, notamment pour des espèces menacées. Derrière ce jeu sémantique se cachent des conséquences très concrètes : agriculture intensive, forage, exploitation minière ou développement immobilier peuvent désormais s’y déployer avec des contraintes amoindries voire annulées. De nombreux juristes et ONG y voient l’érosion la plus importante des protections de la faune depuis les années 1970.



A lire : "Après l’Iran, Trump déclare la guerre au pygargue à tête blanche", dans notre chronique décousue du 11 juillet 2026.

À cette démolition par petites touches s’ajoute une offensive plus directe contre les instruments-clés du droit climatique. La remise en cause de l’« endangerment finding » de 2009 — ce constat scientifique et juridique selon lequel les gaz à effet de serre menacent la santé publique et doivent donc être régulés — est ouvertement envisagée par l’administration. Faire tomber ce pilier reviendrait à priver l’Agence de protection de l’environnement (EPA) de l’un de ses principaux fondements pour encadrer les émissions.

 

Cap sur la science : contrôler le récit climatique


Deuxième front : la production de connaissance scientifique elle‑même. L’administration ne se contente pas de critiquer les rapports climatiques ; elle cherche à en reprendre le contrôle institutionnel. La récente nomination du géochimiste Matthew Wielicki à la tête du Programme américain de recherche sur les changements globaux (US Global Change Research Program), chargé de piloter le prochain National Climate Assessment, le rapport climatique phare du gouvernement fédéral, est un signal fort.

 

Selfie de Matthew Wielicki sur son compte X. Cet obscur climato-négationniste a été choisi par Donald Trump

pour piloter le rapport climatique du gouvernement fédéral.


Matthew Wielicki n’est pas un climatologue, mais un ancien géochimiste de l’université d’Alabama, sans formation spécifique en science du climat. Il s’est reconverti en pourfendeur de « l’alarmisme climatique », multipliant podcasts, fils sur X et vidéos pour la plateforme conservatrice PragerU, où il se présente comme un « professeur de sciences de la Terre en exil » qui refuse de « rester silencieux ». Signataire de la déclaration « There is no climate emergency », il explique à ses abonnés que les rapports climatiques officiels relèvent de la « peur irrationnelle » et que parler de « crise » serait avant tout une stratégie politique, tout en attribuant le réchauffement observé à une augmentation du rayonnement solaire plutôt qu’aux émissions de gaz à effet de serre.

 

C’est donc ce pourfendeur autoproclamé de « l’hystérie climatique » que la Maison‑Blanche charge désormais d’orchestrer le rapport climatique de référence des États‑Unis. Ça promet !


Le milliard des hydrocarbures


Cette orientation ne tombe pas du ciel. Elle est adossée à un système de financement et de proximité politique sans précédent entre la Maison‑Blanche et l’industrie des hydrocarbures. Les réseaux pétroliers, en particulier au Texas et dans d’autres États producteurs, ont répondu à l'appel de Trump à lever « un milliard de dollars » en promesse de démantèlement réglementaire, et ont déjà injecté des dizaines de millions de dollars dans sa campagne et ses super PACs, en faisant du secteur l’un de ses principaux bailleurs de fonds.

 

Mais la relation va bien au‑delà de la contribution financière. Des ébauches de textes législatifs circulent depuis des mois, rédigés directement par des think tanks conservateurs et des organisations liées au secteur (dans la galaxie des projets type Project 2025), prêtes à être transformées en décrets, lois ou décisions réglementaires : ouverture de nouveaux forages en Alaska, relance et simplification des licences d’exportation de gaz naturel liquéfié, suppression progressive des crédits d’impôt pour les renouvelables et les véhicules électriques, facilitation de la fracturation hydraulique.

 

La fracturation, en particulier, concentre les critiques des scientifiques et des associations : contamination des nappes phréatiques, induction de séismes, fuites massives de méthane — un gaz au pouvoir réchauffant bien supérieur à celui du dioxyde de carbone. La protéger et l’étendre malgré ces alertes illustre la hiérarchie des priorités : l’impératif d’augmenter rapidement la production prime sur les objectifs climatiques.


Le 19 mars 2025 : une réunion cruciale à la Maison-Blanche

 

C’est ce basculement qu’illustre précisément une scène minutieusement reconstituée par deux journalistes du New York Times, Maggie Haberman et Jonathan Swan, dans Regime Change. Inside the Imperial Presidency of Donald Trump (« Changement de régime : au cœur de la présidence impériale de Donald Trump »), un livre de 496 pages paru fin juin aux États-Unis.

 

Maggie Haberman et Jonathan Swan, les deux journalistes du New York Times auteurs de

Regime Change. Inside the Imperial Presidency of Donald Trump, paru fin juin aux États-Unis.


Le 19 mars 2025, dans la salle du Cabinet de la Maison‑Blanche, se tient une réunion extraordinaire. Autour de Donald Trump : les dirigeants de plusieurs majors du pétrole et du gaz, dont ExxonMobil et Chevron. Pendant des mois, rien n’avait filtré de cet échange. Maggie Haberman et Jonathan Swan en livrent les coulisses, qui tiennent presque du théâtre politique. Une véritable scène de crime, dont pourra se saisir la Cour pénale internationale le jour où elle commencera à reconnaître des faits d’écocide (3).

 

Ce 19 mars 2025, selon Jonathan Swan l’atmosphère est marquée par une forme de stupéfaction admirative des PDG devant la manière dont le président exerce le pouvoir. Pas de notes préparatoires détaillées, pas de processus interministériel visible, mais des doléances égrenées à haute voix et des réponses immédiates.

 

Quand les dirigeants dénoncent les nouvelles lois adoptées par le Vermont et l’État de New York, qui visent à obliger les grandes compagnies fossiles à contribuer financièrement aux coûts du réchauffement climatique, Stephen Miller, conseiller politique de Trump, envoie en direct des SMS à la procureure générale Pam Bondi pour l’alerter de la situation : « Je m’en occupe. » Moins de deux mois plus tard, le département de la Justice dépose plainte pour bloquer ces lois.


A gauche : Darren Woods, le PDG d’ExxonMobil. A droite : Mike Wirth, le PDG de Chevron.


Dans un autre moment clé, Darren Woods, PDG d’ExxonMobil, exprime ses inquiétudes face à un ensemble de réglementations européennes qui imposent aux grandes entreprises des obligations de transparence sur leurs impacts environnementaux et l’élaboration de « plans de transition climatique » crédibles. Trump se tourne alors vers son secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, et lui intime d’envisager des droits de douane supplémentaires contre l’Union européenne jusqu’à ce qu’elle renonce à ces normes.

 

À un autre stade de la réunion, Stephen Miller demande aux dirigeants une liste de dix projets que la Maison‑Blanche pourrait contribuer à accélérer, en leur demandant de chiffrer les volumes d’énergie supplémentaires que ces projets pourraient injecter dans l’économie américaine d’ici à la fin du mandat. La présidence se comporte ainsi comme une sorte de « bureau des projets » au service d’un secteur, chargé de lever les obstacles réglementaires.

 

Ce jour-là, le Venezuela est aussi au menu. Mike Wirth, PDG de Chevron, plaide en faveur d’une prolongation de la licence d’exploitation de l’entreprise dans le pays. Moins d’un an plus tard, Washington accroît sa pression sur le régime de Nicolás Maduro, dans un rapport de force où se mêlent étroitement géopolitique du pétrole et rhétorique de démocratisation, tandis que Chevron renforce sa présence sur place.

 

Inversion du rapport de force : quand l’État pousse l’industrie

 

Habituellement, les grandes entreprises déploient des armées de lobbyistes pour tenter de fléchir des gouvernements perçus comme plus ou moins frileux, soucieux d’équilibres, contraints par des contre‑pouvoirs. Or, dans cette réunion de mars 2025, la dynamique est inversée. « Les dirigeants des compagnies pétrolières n’étaient pas les plus offensifs », résume Jonathan Swan. « En matière de déchaînement de la production énergétique et de levée de tous les obstacles, ce sont en réalité les proches de Trump qui se sont montrés les plus agressifs. »

 

Le message adressé aux grands manitous des hydrocarbures est limpide : « Vous ne forez pas assez. Vous n’êtes pas assez agressifs. Nous allons ouvrir les vannes. Nous ferons tout ce que vous voudrez, pourvu que vous nous fournissiez immédiatement une production d’énergie extraordinaire. » L’État ne se contente plus de céder à la pression ; il incite, relance, pousse à l’escalade.

 

Ce renversement fascine autant qu’il inquiète les dirigeants présents. L’un d’eux confie à Jonathan Swan qu’il n’a jamais vu un président pousser aussi loin l’usage de son pouvoir exécutif. Et il ajoute aussitôt : « Je ne voudrais jamais qu’un démocrate ait ce même sens de l’autorité exécutive. » Autrement dit : ce pouvoir sans frein est acceptable tant qu’il sert nos intérêts, mais deviendrait insupportable s’il se retournait contre nous.


Sur le front judiciaire : la bataille des « Superfunds »

 

Les lois dites de « Climate Superfund » adoptées par le Vermont et par l’État de New York cristallisent cette confrontation. Leur principe est simple : faire payer les grandes entreprises fossiles pour une partie des coûts climatiques déjà subis — inondations, tempêtes, vagues de chaleur — en s’appuyant sur des calculs d’émissions historiques.


 En 2024, dans le Vermont, des manifestants se réjouissent de l'adoption d'une loi de "climate superfund". Photo Vermont's Voice.


Le Vermont a été le premier État à adopter une telle loi en 2024, suivi par New York. Les montants en jeu se chiffrent en dizaines de milliards de dollars sur plusieurs décennies, ce qui explique la fébrilité de l’industrie des hydrocarbures. Le 1er mai 2025, le département de la Justice dépose deux plaintes distinctes devant des tribunaux fédéraux, arguant que ces législations représentent une tentative « flagrante » de saper l’autorité fédérale et de punir des activités pourtant légales au regard du droit national.

 

Derrière l’argument juridique — conflit entre compétences fédérales et étatiques — se joue un bras de fer beaucoup plus large sur le principe même du « pollueur‑payeur » climatique. En multipliant les contentieux, l’administration fédérale cherche à étouffer dans l’œuf une dynamique qui pourrait essaimer dans une douzaine d’autres États, certains travaillant déjà sur des projets similaires.

 

Les juristes s’attendent à un long marathon procédural, susceptible d’atteindre la Cour suprême. Si la plus haute juridiction devait trancher contre les États, elle scellerait un précédent dissuasif pour tous ceux qui souhaiteraient utiliser ce type d’outils pour faire rendre des comptes aux majors fossiles.


États contre État : data centers, IA et consommation d’énergie

 

Ce front judiciaire se déploie aujourd’hui sur fond d’autres tensions entre niveau fédéral et États, où l’énergie est de plus en plus au cœur des arbitrages. La décision de la gouverneure de New York, Kathy Hochul, qui vient d’instaurer un moratoire d’un an sur les data centers géants est une illustration frappante (4).

 

Aucun grand centre de données ne pourra être construit pendant cette période, le temps pour l’État de définir des règles encadrant leur empreinte carbone et leur consommation d’eau, alors que ces infrastructures sont devenues le support indispensable du boom de l’intelligence artificielle générative. La question posée est frontale : comment concilier l’essor d’une économie numérique très énergivore avec des objectifs climatiques, dans un contexte où l’administration fédérale pousse à « débrider » la production d’électricité à partir de sources fossiles ?

A lire, sur les humanités :

"Les data centers, jusqu'à plus soif", publié le 18 novembre 2025

et "La soif des machines, l’abandon des peuples. Data centers, IA, sécheresse en Somalie", publié le 15 mai 2026

 En s’opposant aux lois « Superfund » et en attaquant des dispositifs visant à responsabiliser les entreprises, la Maison‑Blanche n’envoie pas seulement un signal à l’industrie pétrolière. Elle fixe aussi des limites au pouvoir des États d’innover en matière de politiques climatiques, créant une ligne de fracture durable dans le fédéralisme américain.

 

Trump se situe au croisement de deux dynamiques : une affinité profonde et ancienne avec l’industrie des combustibles fossiles, et une utilisation maximale des prérogatives présidentielles, en court‑circuitant chaque fois que possible les contre‑pouvoirs.

 

Pour Trump, fidèle à son imaginaire de promoteur immobilier — qu’avait déjà repéré en 1989 Félix Guattari dans Les Trois écologies (5) —, l’État est moins un arbitre qu’un accélérateur. Loin des discours sur la « capture réglementaire », où l’on redoute que des intérêts privés s’emparent des agences, on assiste ici à une forme de fusion assumée entre l’appareil exécutif et un secteur économique jugé vital pour la puissance américaine.

 

Les dirigeants pétroliers, qui repartent de la Maison‑Blanche « stupéfaits » de ce qu’ils ont vu, le formulent à leur manière : jamais ils n’avaient été confrontés à un président avec une telle compréhension — et une telle volonté d’usage — de son pouvoir exécutif. Il s’agit en effet d’un précédent. Une fois démontré qu’un président peut mobiliser la justice fédérale pour neutraliser des lois climatiques d’États, remodeler la science officielle, réécrire les définitions juridiques clés et instrumentaliser l’arme commerciale au service d’intérêts sectoriels, la tentation sera grande, demain, d’utiliser les mêmes outils pour d’autres causes, dans un sens ou dans l’autre.

 

L’« ouragan Donald », pour reprendre l’expression que nous utilisions déjà en novembre 2024 (ICI), emporte donc plus que des réglementations. Il redessine le paysage des rapports entre État, industrie et climat. Et pose une question qui, elle, survivra à son mandat : jusqu’où les démocraties peuvent‑elles laisser un exécutif, quel qu’il soit, façonner seul la trajectoire énergétique et climatique de la planète ?

 

Dominique Vernis


NOTES


(1). L’allusion sexuelle est comprise par tous les Américains : en argot vulgaire, to drill veut dire "pénétrer".


(2). Le National Climate Assessment est un rapport quadriennal, exigé par le Congrès depuis 1990, qui synthétise les impacts du changement climatique sur les États‑Unis et sert de base à de nombreuses politiques publiques (infrastructures, agriculture, santé, énergie, etc.).

 

(3). L’usage du terme “écocide” renvoie ici à la définition élaborée en 2021 par le groupe d’experts indépendants réuni par la fondation Stop Ecocide, qui propose de qualifier d’écocide des “actes illicites ou arbitraires commis en connaissance de la réelle probabilité que ces actes causent à l’environnement des dommages graves qui soient étendus ou durables”, en vue d’une intégration de ce crime dans le Statut de Rome de la Cour pénale internationale. En France, la loi Climat et résilience de 2021 a introduit un « délit d’écocide » pour punir les atteintes graves et durables à l’environnement, avec des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et de très fortes amendes.


(4). Voir "New York won’t build big data centers for a year as it weighs energy and climate risks", article publié le 14 juillet 2026 par Associated Press (ICI).

 

(5). « Une autre espèce d’algue relevant, cette fois, de l’écologie sociale consiste en cette liberté de prolifération qui est laissée à des hommes comme Donald Trump qui s’empare de quartiers entiers de New York, d’Atlantic City, etc., pour les "rénover", en augmenter les loyers et refouler, par la même occasion, des dizaines de milliers de familles pauvres, dont la plupart sont condamnées à devenir "homeless", l’équivalent ici des poissons morts de l’écologie environnementale. » Félix Guattari, Les Trois écologies, Galilée, 1989.


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2 commentaires


wilputte.brigitte
il y a un jour

A nouveau un article qui éclabousse de pétrole la poule mouillée à l'image de la honte!! Comment vont se relever les Américains après le passage (on espère...) de cette pompe à fric. Il faudrait lui rappeler que le premier rapport "CHARNEY" de l'impact humain sur le climat a été documenté par un Américain à la tête de toute une équipe!! Ainsi que l'autre rapport américain, précédent celui-ci: le Rapport Meadows "Les limites de la Croissance" en 1972! Puisque ce dégénéré pense que les USA sont une île qu'il peut polluer à souhait, il n'en est pas moins que l'atmosphère bouge ET QUE NOUS DEVRIONS NOUS, BOUGER afin d'intenter une procédure pour "atteinte au milieu de la vie". En Belgique, une…

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yanitz2018
yanitz2018
il y a un jour

Pourquoi je ne me m'auto-suicide pas suite à cet article ?

Parce que Trum$ dans sa guerre tout azimut va perdre. Il va peut-être s'enrichir encore mais il va perdre (et ira en prison).

Son successeur -ses successeurs- aura du boulot pour réparer les dégâts de la folie trum$ienne.

Envoyons lui, pour le terrasser, le "Duke Ellington Orchestra" avec un solo ravageur du Sax Tenor Paul Gonsalves : "Blow by Blow", 1962 en public

" https://www.youtube.com/watch?v=mo1RS707yxo&list=RDmo1RS707yxo&start_radio=1 "

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